TOME XVIII
(( O prince ! le dragon représente la religion nouvelle prête à dévorer les deux Césars et le chef de TEmpise ! Hàtez-yous de détourner les effets de la colère. céleste , en punissant les ennemis des dieux. »
Alors le Tout-Puissant prend dans sa main les balances d'or où sont pesées les destinées des rois et des empires : le sort de Dioclétien fat trouvé léger. A Tinstant Tempereur rejeté sent en lui quelque chose d'extra<K*dinaire : il lui semble que son bonheur l'abandonne , et que les Parques , fausses divinités^ qu il adore , filent plus rapidement ses jours. Une partie de sa prudence accoutumée lui échappe. Il ne voit plus aussi clairement les hcmmoes et leurs passions ; il se laisse entraîner aux siennes : il veut que lès officiers chrétiens dje son palais sacrifient aux dieux , et il ord<»ine qu il soit fait un dénombrement exact des Fidèles dans tout rEmpire.
Galérius est transporté de joie. Gomme un vigner<m, possesseur d'un terrain fameux dans les vallons du Tmolus , se, promène entre les ceps de sa vigne en fleurs , et compte déjà les flots du vin pur qui rempliront la coupe des rois ou le calice des autels : ainsi Galérius voit couler en espérance les torrens du sang pré^ cieux que lui promet le Christianisme florissant.