‹ Œuvres complètes de M. Necker (volume 4)Chapitre 29 sur 79 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

Importance des mconvéniens attachés à la libre

exportatian des grains,

Oicpeut convenir qu'il est possible d'abuser de la libre exportation des grains, mais sou* tenir en même temps que ces abus sont d'une si petite importance , qu'il ne vaut pas la peine de restreindre la liberté pour les prévenir.

On cite même des faits pour appuyer cette proposition, et Ton dit que pendant les trois années qui ont suivi la loi de liberté donnée en 176491! n'est sorti de France que douze à quinze cent mille setiers de plus qu'il n'y «n est entré, c'est quatre à cinq cent mille setiers par an , à peine la centième paef|| de la consommation annuelle ; quel grand danger peut-on apercevoir dans une telle exportation ? C'est tout au plus la nourriture de deux cent cinquante mille bommes; il vaudroit mieux avoir ce noriibre d'habitans de moins que de gêner la liberté. (*)

('^) Il faut en France environ deux setiers de grains par personne chaque année , plus pour les uns , moins pour les autres.

En comptant vingt-quatre mêlions d'âmes en France ,

StO SUR LÀ LiOISLATrON

Il est difficile, sans doute, tu la variété des récoltes, que la $omme des subsistances soit toujours égale à celle de la consommation : il faut donc que cette inégalité soit balancée par l'exportation ou par l'importation.

Lé pays qui exporteroit chaque année cinq cent mille setiers de grains , auroit, toutes choses d'ailleurs égales, cinq cent mille habitans de moins que celui qui importeroit cette même quantité de grains; ce n'est pas un avantage indifférent; mais il s'en faut bien que la question se réduise à un calcul de cette espèce.

la consommation annuelle seroit d'environ quarant^huit millions de setiers.

Dans plusieurs livres sur les matières économiques , on 4||||pule la subsistance générale du royaume sur le pied de trois setiers par personne , maïs c*est une ecreur cer^ tainement.

On convient généralement , d'après plusieurs observations , qu'il faut chaque jour une livre un quart à une livre et demie de paia par tête ; comptons une livre et demie , c'est la ration du soldat : les honimes de travail en mangent quelquefois davantage , mais un grand nombre de personnes en consomment beaucoup moins ; les enfans en bas âge et les malades n'en font aucun usage.

Voyons maintenant combien il faut de blé par an pour faire une livre et demie de pain par jour.

Une livre et demie de pain ^ multipliée par trois cent

ET LÉ COMMERCB J>fi5 <;^RAINS. Si

Plaâ on insiste sur là modicité de IWjjor-» latiôfa b€casioïi.iïée pat redit di 1764, pinson fait con»<4tre les i«iconvéaiens majeutt^deJn liberté vJ)u*s](}ii'o« montre que la sortie d^uno très-petite quantité de grains mS&t pour ôcca-

sion^net» urtie révolution prodigieuse dans le^

prix. (*•).'- . ^}

L'expérietitei démontre; à cet égard :ce que la téfleiâon iiidique, et je vais montrer paii quelles «afisons^ dans le? commettre des^gtaimv u»e il petite cause produit un si grand effet.»

11 fest trts-împortant^df prouver qu'ofinel

wiMïit€ ^t àhxq f^ntê , fait iJlnalcéirt ^««ntntc-step^B^rtrf de pain par an. ; r *

Or deu^ 3etîpr*^de lU , doitt oa np retranche poiid. le son , comme on ^e pratiquée l%ard du pain de muni, tion, produisent, selon l'expërience des muni tionnaîres des vivres , dix héiii quarante-huit livres de p«in.

Deux setièrs de hU , sur lesquels on prëleve un quar^ en son , font ordiriaitemént quatre cent soitarite livre» de pain , et peuvent en produira dâvsatage , ru lîé»e»i-^ pte ci-dessus.

. Supposons un milieu eatre ces deux manières, poiirnou^ conformer à la variété du sort des habitans de la France ; alors deux setiers de blé produir'oient cinq cent cinl quante-quatre livre» de pain ; ainsi , plus d'une livre et demie de pain par jour.

(*) Ib montèrent de près dé cent pour cent dans plusieurs provinces , k la suite de ces exportations. • ^

5a SUA LA lEGISLATION

p^ut jamais se faire une id^ précise de retendue du ipal qui résultera d'une exportation , quoique modérée ^ lorsqu'on n'apporte pas les. plus grandes précautions pour la diriger.

Si tous les habitans d'un roys^ume ache* toienty au commencement de la récolte nou-

1 velle» les deux setiers de blé qui sont néces-

saires à leur'subsistance pendant une année , Fon reconnoîtroit avec certitude la quantité do0i on auroit besoin ; l'on y. pourvoiroit par des achats dans les pays étrangers y et silettrs lois prohibitives s'y opposoient^ tout ha.bitant^ui n'auroit pas pu obtenir ses deux se* tiei^s , s'expatrieroit ppur chercher sa nourriture ailleurs.

' Évaluons ce vide à quatre cent mille setters, pour avoir un objet de Comparaison ; voilà deyx cent mille habitans , qui , dans cette hypothèse, sont obligés de sortir de leur pays; ce seroit un mal, sans dQute,..Qi2^is sa mesure seroit connue. •

Supposons maintenant que ces mêmes habitans, au lieu de se pourvoir en entier de leur subsistance , au commencement de l'année , achètent leur pain ou chaque semaine, ou chaque jour ; non-seulement le vide sera connu beaucoup plus tard , mais le danger de ce vide s'accroîtra d'une manière terrible.

£T LE COMMERCE D>:S GRA.IirS. S?

En effet , chez la nation où l'on a partagé la masse totale des subsistances au commencement de Tannée, le vide de quatre cent mille setiers n'a pu représenter que la nourriture de deux cent mille hommes ; mais dans un pays où le partage se feroit tous les trente jours y le vide de quatre cent mille setiers ne s'apercevroit qu'au commencement du dernier mois ; et alors , ces quatre cent mille setiers seroient la nourriture nécessaire à deux millions quatre cent mille bommes jusqu'à la fin de l'année.

Si les provisions ne se faisoient que chaque semaine, au commencement de la dernière, ce même vide de quatre cent mille setiers priveroit dix millions quatre cent mille âmes de leur subsistance.

Et pour pousser l'hypothèse à l'extrême , une nation composée de vingt-quatre mil* lions d'hommes , pourroit mourir de faim avec un vide de quatre cent mille setiers , si die faisoit sa provision tous les trois jours, parce que les trois derniers de Pannée , il n'y auroit plus de blé; vu que quatre cent mille setiers composent la nourriture de vingtquatre millions d'hommes pendant cet intervalle.

C'en est assez pour faire apercevoir qu'il

ne suffit pas qu'une exportation isoitmcNiérée, pour qu'elle soit indifférente ,• et ' à. l'abri de grands inconyéniens; et l'on observera £acile-> ment que plus une nation est nombreuse, ou plus elle est composée d\ine grande quautitéde gens de travail, qui, par indigence ou par habitude , ne font que de trèàr-petites provi* sions de pain ou de blé , plus les dangers dé l'exportation augmentent; noh^^eule^ ment parce que le vide est aperçu plus tard, mais encore parce qu'à mesure que l'année s'écoule , la même quantité de blé représente la nourriture d'un plus grand nombre de personnes.

Je sais bien qu'un vide réel n'existe près*» que jamais, quoiqu'on ait vu quelquefdis les épis arrachés avant leur maturité ; mais il faut observer que le superflu qui reste comlûunément dans un pays, à l'époque d'une récolte nouvelle^ est un superflu de néces* site absolue , et qu'on ne peut entamer sensiblement sans éprouver les plus grands malheurs.

S'il n'y avoit dans un pays qu'une quantité de blés égale aux besoins , une grande partie des habitans seroit exposée à périr , parce que cette égalité générale entre toutes les subsistances et tous les besoins d'un royaume n'exis*

£T LE GOMMEACS DES GRAlINS. 55

leroit jamais dans tous les lieux, dans tous les momens ; et lors mérae que la circulation de cette denrée seroit aussi rapide que parfaitej^ent dirigée , il suffiroit qu'un homme eût plus que sa part, pour qu'un autre fût dans la

disette*

Enfin , et c'est ici la considération la plus importante, il n'y a nulle égalité entre le désir de réaliser du blé contre l'argent et le besoin d'échanger son argent contre du blé.

Ainsi , s'il n'existoit pas dans les mains des propriétaires de grains une assez forte quantité de superflu, la partie du peuple qui vit de son travail seroit dans un état continuel d'oppression et de détresse ; cet heureux super* flu excite les propriétaires à vendre, par la crainte d'être devancés, tempère leur puissance , et affoiblit leur empire naturel sur les acheteurs ; c'est le fondement enfin de l'égalité qui règne entre les contractans, si inégaux par leur besoins , et qui se présentent an marché, les uns pour vivre aujourd'hui, les autres souvent pour entretenir leur luxé ou leurs commodités.

L'importance infinie de ce superflu est une idée sur laquelle on ne sauroit trop s'arrêter ; c'est par elle qu'on découvre les principaux inconvéniens de la liberté illimitée du cota-

56 SUR LA L^GISLÂTI^JV.

tneroe des grains, et la nécessité dy mettre des bornes.

Qu'on me permette donc de développer encore cette proposition par un' exemple sen* sible.

Qu'pn se représente cent mille hommes dans un. espace fermé; cent mille pains sont nécessaires à leur subsistance journalière , et quelque^ marchands viennent chaque jour les apporter.

.Tant que cette fourniture est faite exactement, le prix convenu ne change point; mais qu'une ou deux fois Ton s'aperçoive qu'il manque seulement: un ou deux pains, vide ^ui prive deux personnes de leur subsistance; la crainte d'être l'un de ces malheureux excite ^ne telle ardeur d'acheter, que les marchands parviennent à doubler ou tripler le prix ordi* naire.

Bien ptus; si les cent mille hommes n'ont aucun moyeu facile pour compter ces cent mille pains , lorsqu'on les apporte , troublés par leur inquiétude, ils en jugeront mal; souvent leur imagination ne leur en montrera que quatre-vingt-dix-neuf mille, tandis qu'il y ^eu aura cent. Les vendeurs, à leur tour, tâcheront d'entretenir cette crainte par la manière adroite avec laquelle ils entasseront ces pains

pour en diminuer l'apparence , et ils réussiront ainsi à vendre beaucoup plus chèrement ; enfin , le prix ne reviendra à un taux raisonnable, que lorsque les marchands auront vu plusieurs fois qu'il leur reste beaucoup'^ de pain , et que leur empressement à vendre aura redonné aux acheteurs la tranquillité qu'ils avoient perdue.

Voilà l'idée succincte du commerce des grains ; ce que je viens de développer, en citant des circonstances précises, ^'exécute seule-ment d'une manière confuse dans une grande société ; mais on aperçoit également par cet exemple comment l'exportation d'une trèspetite quantité de blés (égale , si l'on veut, à la centième partie de la consommation totale), suffira très-souvent pour doubler le prix des grains sans qu'il y ait un vide réel; on en trouve le motif dans l'importance infinie de ce superflu dont nous venons de parler , et dans les idées nécessairement vagues et incer* taines que les habitans d'un pays vaste et peuplé doivent s'en faire.

Ces diverses observations font connoîtrè pourquoi lé prix des grains est exposé à des variations dont celui des autres denrées n'est pas susceptible.

Toutes les fois que le risque de manquer

58 SUR LA. tÉGISLUTIOir

pendant quelque temps d'une marchandise n'imprime aucune terreur , les négocians ne pourroient tirer qu'un foifale parti des manœu-» vres qu'ils emploieroient pour enlever cette marchandise, ou la rendre eare momentané* ment Aussi remarque-t-on que le monopole sur les marchandises peu nécessaires doit être complet, c'est-à-dire, qu'il faut les enlever presque toutes pour dicter la loi; mais en fait de denrées de nécessité , telles que le blé , il suffit que le monopole soit partiel pour faire impression , parce que l'inquiétude des con«sommateurs fortifie la puissance des mar^ chands ; la plus petite crainte de manquer du nécessaire agit plus sur les esprits que la probabilité la plus grande d'être privé d une chose simplement agréable.

C'est faute d'envisager cette question , sons ce point de vue , qu'on tombe dans de grandes erreurs ; on lit dans les ouvrages sur cette matière, que pouf augmenter- le prix du blé d'un cinquième ou d'un dixième , il faudroit s'emparer du cinquième ou du dixième de la masse de Isi denrée. {*)

(*) Voîcî comment sVxprime Fauteur des Observations sur le commerce des grains .* • Or, ea teiopi de liberté , toutes causes secondes de

£T LE COMMERCE DES GRAlIfS. Sg

En attribuant un si petit effet à une si grande cause , on a raison de ne craindre ni les exportations , ni les actaparemens qui en sont quelquefois le simulacre; mais la mé* prise est manifeste. Ce n'est point dans cette proportion ni sous ce rapport que le prix des grains monte; l'enlèvement du cinquième ou du dixième de la masse d^s grains, et de beaucoup moins, pourroit, dans certaines cir^ constances, porter le prix à des excès inouïs ; et quand on yeut s'en faire une idée , ce n'est point avec la masse des blés existans qu'il £ant comparer les quantités enlevées , mais avec la somme de superflu nécessaire pour tempérer là puissance des vendeurs et les alarmes des consommateurs*

Je dois répondre maintenant à une objection plus^ générale.

La libre exportation des grains peut exposer à des renchérissemens d'où résulteront des souf&ances et des mortalités; mais ces mêmes

i> terreur et d'alari^||8 supprimées , pour augmenter la » lîyre de blé d'un dixième , il faut retirer de la masse » un dixième de la denrée : pour l'augmenter de deux » liards ou d'un cinquième , il faut s'emparer du cin« » qaiëme de cette masse. »

6o SUR LA LicisLATiair

renchérissemens donneront un nouveau zèle pour la culture , on en verra naître de plus grands - moyens , et les pertes momentanées que la population aura pu faire serotff ., avec le temps , amplement réparées.

Quel argument nous propose-t-on ?

D^abprd est-il quelque parité , soit en morale; soit en sentiment, entre, mille citoyens qui périssent et mille cent dont la génération se prépare ? C'est l'homme qui connoitJe bonheur et qui souffre, c'est Thomme qui tient à la vie et qui est contraint d'y renoncer , c'est lui qui est mon semblable ; c'est avec lui que j^ai fait allianee , c'est pour lui que les lois sont faites ;, elles, n'obligent point les hommes i se multiplier sur la terre , mais elles infligent la mort à celui qui la donne ; et je ne puis rien entendre à cette froide compassion de l'esprit pour les races futures , qui doit fermer nos coeurs aux cris de dix mille malheureux qui nous entourent.

Et pour dire encore un mot de ce calcul singulier, lors même qu'il ne seroit permis de le discuter qu'avec la précision des sciences exactes , lors même que les "llDmmes présens et futurs ne seroient que des ^ en algèbre , la proposition qu'on avance seroit encore fausse ; car ce n'est pas seulement les mille hommes

' JLT LE GOMMERCE DES GRAIKS. 6l

qui périssent par la cherté du blé, quHl faut comparer avec un accroissement futur de population; il faut ajoutera la perte de ces mille hommes le malheur de dix millions d'autres, qui n'échappent à la mort que par la souf* france , la douleur d'un pareil nombre , sou* mis comme spectateurs aux angoisses de la compassion , ou qui vivent dans inquiétude, au milieu d'une société agitée parla disette ou par la cherté.

Il n'y à' donc aucune proportion entre lé mal actuel d'un renchérissement considérable et le bien futur qui peut en. résulter pour l'agriculture ; mais cet encouragement même est une illusion , ou du moins une ressourcé dangereuse et mal choisie; il est temps d'approfondir cette proposition , et d'examiner l'influence de la libre exportation des grains ^ur les prix , et l'effet des prix sur l'agriculture et les manufactures.

6» SUR Li^ LÉGISLATION

CÔAPITRE XÏV.

Sur les prix.

, h^A prix ne sont que l'effet des rapport^ qui existeiH entre la convenance des vendeurs et celle des acheteurs , entre les quantités à vendre et la somme des besoins , et ces rapports tiennent eux-mêmes à des causes premières; ainsi les prix , dans l'étude des vérités économiques , sont assez semblables aux degrés d'un thermomètre dans les observalions du physicien ; ils annoncent la températur^e de l'air^ mais ils n'influent point s,u^ elle.

C'est tp. va.in cependant qu'on vondroit fixer uniquement l'attention sur les grandes circonstances qui gouvernent les prix. Dans les questions abstraites , on ne peut jamais voir d'une manière sensible la chaîne qui lie i les causes premières avec leurs effets ; l'homme

du bien public, le souverain , remplit par sa ! pensée l'intervalle qui existe entre les sources

I de la prospérité d'un état et les différens inté-

\ rets particuliers ; mais l'homme privé , comme

I perdu dans ce grand espace , ou guidé par un

£T LE COMMERCE DES GBAms. 63

flambeau qui n'éclaire que lui ,*rainène tout à ses calculs familiers; c'est ainsi que dans les dispositions relatives aux grains , il n'observe que leur impression sur les prix ; c'est un fait simple qu'il saisit rapidement , et sur le-» quel il mesure avec facilité sa convenance.

En général , les prix sont le premier objet de la réflexion des hommes , le motif le plus prochain de leur détermination ; c'est une vérité de morale , autant que d'économie politique.

Dans ce commerce continuel d'argent, d'es« prit^ d'opinions et de louanges , établi dans le inonde , chacun veut que ce qùll distribue soit estimé, afin d'avoir en échange d'autant plus de ce qu'il désire ; et c'est ainsi que le TûQt de prix , en exprimant la valeur que les autres mettent à ce qui nous appartient , est devenu le terme le plus général de la langue , celui qui représente notre intérêt le plus constant et notre idée la plus habituelle.

Quoi qu'il en soit, les hommes accoutu* mes à subordonner à ce mot toutes leurs combinaisons, y rapportent aussi leur jugement sur le bien public ; et , de cette manière , le propriétaire de terre croit à la prospérité de l'état, quand il vend cher sa dentée ; tandis que l'homme qui vit de son in-

64 SUR LA. L^GISLâTIOir

dustrie, attribue tous ses maux à la cherté des giyins.

Il faut donc nécessairement suivre les hommes dans leur manière habituelle de raisonner 9 et voir si les idées qu'on se fait des prix , et les conséquences qu'on en tire , sont contraires aux opinions que nous avons établies. Nous ne tarderons pas à reconnoitre que l'intérêt général de la société , à telle hauteur qu'on l'ait pris, demeure toujours le même, sous quelque aspect plus ou moins subal* terne qu'on vienne ensuite à l'envisager.

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