‹ Œuvres complètes de M. Necker (volume 4)Chapitre 58 sur 79 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

"Les règlemens sur le commerce des grains peus^ent'ils être confiés à chaque province?

Ehtke toutes les prépautions , celle-ci paroît la moins convenable; elle n'a que des iaconvéniens sans aucun avantage. Les personnes qui ont l'intendance ou l'administra^ tion des provinces , désirent d'en maintenii^ la tranquillité par le prix modéré des subsistances, et de captiver ainsi l'affection du peuple qui les entoure; mais la prospérité du royaume n'est pas soumise à leur inquiétude, et les rap-^ ports de la province qu'ils gouvernent avec les autres parties de l'état, sont souvent étrangers à leurs combinaisons.

Ainsi , plus on divise les lois et l'adminis* tration relatives aux grains , plus on met en péril l'harmonie générale. On fait alors de chaque province un royaume particulier, et l'on se prive de l'utilité de Tunion dans l'inté* rét le plus général et l'objet le plus essentiel de la société , l'acquisition du nécessaire et la vente du superflu. On ne peut s'arrêter davantage sur cette méthode, qui seroit vraiment funeste.

£T LE COMIIBIICE J>£S GRAIIfS. a33

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