II. faut qu'un dévelôppemieot franc.€t«ou
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vert atteste la pureté des intentioDS et la sim*» pi ici té du caractère.
Il faut que la circonapectiofi des moyens atinonce la convioissalice des difficultés et le désir de l^s vaincre*
• Ce sont ces diverses <x>Qditions qu'oa auroit désiré de remplir.
Ainsi , Ton a tâché d'abord de reconnoitre et de marquer positivement le terme aUt[uel ilrfaul tendre dans Tadministration des grains* £u techerèhànt ensuite la route la plussûr^ pour y parvenirt on a cru voir que des lois de précaiitiou modifiées avec sagesse étoîeni les plus convenables, et Ton n'a pas faésité à les prréfénn* au faux éclat de ces expédiens har-* di6,<)Hi» appartiennent encore plus à la coii-' fiaiioe liv^ugle qu'au tx>urage léclairé.
Il est \àes charlatans dans toutes les sciences et dans toils les projets; on croit persuader ia netteté ^ie ses idées par lit simfilici'lé de ses moyems ^ et la hardiesse de ses vues par la té^ mérité de ses ressout^ces. Quetqttefoîst^tnàme ^ plus Tolest dianoelant dans ses desseins/, dans ses jiiigeinens, dans son oonirage, dans ses connoissances , plus on affecte de l'assurance tï àc ia îfôciiitë. On 'est ftourmenté par U donscience . de sa ioiblesse V et Von cherche à eta^ imposer aat auDres^t^è^se toompeitisoi^nlétne.
Si r^n est effrayé par les travaux des Aris* tote et des Buffon, on soumet les effets de la nature à deux ou trois combinaisons gêné* raies , et Fou rejette toutes les modifications ^ avec la confiance d'un homme qui les a toutes étudiées^ Si Ton est incapable de saisir l'anatojnie du corps humain , et d'attacher- ui^ regard observateur sur les diverses maladies auxquelles il est assujetti, on propose un élixir qui doit guérir de tous les maux. Si Ton n'a point d'avis à soi dans la société , l'on élève la voix , ou l'on pronoace ferme quand on en récite un. Si l'on n'entend rien à l'embarras des finances , on conseille des papiers-mon* noie ou un impôt unique; et si l'on est rebuté par l'étude des principes abstraits de l'économie politique , on prêche la liberté ou la gène absolue.
Avec le secours de cet art inventé par la vanité ambitieuse , on donne quelquefois à ses idées un air de grandeur qui en impose. Maïs c'est surtout dans la question dés grains qu'on doit se prémunir contre cette éclatante foi<^ blesse. Il faut renoncer à s'occnper du bon beur du peuple « il faut cesser de s'intéresser au maintien de là tranquillité intérieure et à la prospérité de l'état ; ou il faut placer sa mé^ ditation entre ces deux e^ctrêmes ^ prohibition
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et liberté cohstantes ; là langue qui n'exprime avec énergie ique les notions siiiiples ou les objets frappans, et'la paresse de la pensée qui se complaît dans cette manière, sont autant d'obstacles qu'il faut vaincre; mais quelque éloignement qu'on connoisse aux hommes pour toutes les idées qui sont représentées par ces mots, excepté ^ jusque-là y quelquefois ^ et tant d'autres expressions ternes et décolorées qui n'offrent aucune prise à l'attention , il faut oser s'attacher sans gloire à ces idées mesurées /lorsqu'on pense que les plus grands intérêts d'une nation peuvent en dépendre, et surtout lorsqu'aiu fond de son cœur elles sont les seules images de la vérité.