‹ uvres complètes de M. OlierChapitre 136 sur 394 · DES CEREMONIES DE LA GRAND'MESSK. — LIV. V · texte numérisé non relu

DES CEREMONIES DE LA GRAND'MESSK. — LIV. V

un même Dieu qui est dans les trois. Ainsi elles sont, elles vivent, elles agissent toutes trois en unité d'essence et de pouvoir, en unité de vouloir et de lumière. On dit pour cela que les œuvres des personnes divines au dehors sont par indivis, et elles ne peuvent être autrement, à cause que les trois personnes n'ont qu'une même puissance, un même œil, un même cœur, un même bras •qui agit en tout. Ainsi donc il faut toujours agir en unité avec Jésus-Christ, même dans les actions communes et ordinaires, et surtout dans les œuvres spirituelles, que Dieu désire être faites avec une attention particulière à sa gloire, et qui ne le peuvent être qu'en Jésus-Christ et en son esprit, qui est le seul principe de toute pureté, sainteté et perfection. C'est ce que l'Eglise veut dire dans le Canon, quand elle dit : Pcripsum, cum ipso, et in ipso. Per ipsum, par lui, c'est-à-dire, par Jésus-Christ, tout honneur

et gloire à Dieu. Tout l'honneur que l'on rend à Dieu doit être rendu par Jésus-Christ, car il nous a mérité la grâce d'honorer Dieu. En second lieu, cum ipso, avec lui, c'est-àdire en sa compagnie, c'est en union de ses louanges et de la gloire qu'il rend à Dieu. Et in ipso, en lui, c'est-à-dire en esprit même de Jésus-Christ, en sa vertu répandue en nous par sa grâce et sa charité. Charitas Dei diffusa est in cordibus nostris per Spiritum sanctum. (Rom. v, 5.) Tout ce qui est saint et bon est de Dieu, tout est puisé eu lui ; le bien que le Verbe possède, il le tient et Je reçoit de Dieu, et pour cela nous voyons que Notre-Seigneur dit de soi : Mea doctrina, non est mea. (Joan. vu, 16.) Ma doctrine n'est pas de moi ni à moi ; elle est de Dieu et à Dieu. Et si les hommes ont quelque chose, ils le reçoivent de Dieu; s'ils agissent saintement, c'est en Dieu aussi bien que le Verbe.

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