DES CEREMONIES DE LA
lités de Dieu, et que nous les attendons en confiance et ouverture île cœur.
Le prêtre néanmoins joint les mains, et par quatre fois au temps de l'oraison. Premièrement, devant que de s'incliner et que de baiser l'autel, pour confesser, en s'anéanlissant devant Dieu, que c'est de lui résidant en l'autel, que Notre-Seigneur et toute son Eglise puisent la grâce de prier.
Secondement, le prêtre joint les mains étant tourné vers le peuple, devant que de dire -.Dominas vobiscum. Et cela signifie que l'Esprit qui nous est donné, et les grâces qui sont répandues dans l'Eglise, sont tirées du sein de Jésus-Christ qui a tout puisé en son Père, et qui a tout reçu de lui : car c'est en Jésus-Christ qu'habile la plénitude de la divinité émanée de son Père.
Troisièmement, on joint les mains en disant : Or émus, pour montrer l'unité qu'il faut avoir avec Jésus-Christ Notre-Seigneur en nos prières, nous approchant de lui en esprit et iraus adressant en lui à Dieu le Père.
En quatrième lieu, le prêtre joint les mains en concluant l'oraison et proférant ces paroles : l'er Dominum nostrum, etc., in unitate Spiritus sancli, pour témoigner que nous espérons l'effet de toutes nos prières par les mérites de Jésus-Christ ; que notre confiance est uniquement fondée en lui, comme aussi en l-'unité d'esprit que nous avons en lui ; et que nous fondons la valeur de nos prières, en ce que le même Esprit qui prie en Jésus-Christ est celui qui prie en nous; et comme il mérite d'être exaucé, nous avons confiance que nous le seronsaussi,nous offrant à Dieu, et nos prières en lui.
Il faut remarquer aussi qu'on devrait chanter les dernières oraisons du côté de l'Evangile, parce qu'elles nous représentent les prières du Nouveau Testament, que le sacrifice contient encore pour les offrir à Dieu : mais d'autant qu'on veut exprimer que le Nouveau et l'Ancien Testament, après la Communion, et après que Jésus-Christ a consommé tout en lui, ne sont plus qu'un, et même que l'Evangile à la fin de l'Eglise retournera aux Juifs, et que là où aura commencé l'Eglise, elle finira; là où aura commencé le sacrifice, il finira. On les chante du côté de l'Epitre, afin que là où on a ouvert le livre, là on le ferme, disant que les mystères sont finis. Et même on tourne le livre d'utr autre sens à la fin qu'il n'était au commencement, et l'on tourne le dos du livre vers l'autel, où au commencement l'on y tournait le côté des feuillets, pour témoigner qu'avant le sacrifice, les mystères n'étaient pas encore ouverts, et que Jésus- Christ paraissant les uécouvrirait : ou au contraire à la fin, après tout le mystère expliqué, on ferme le livre en tournant le dos vers le milieu de l'autel, et les feuillets du côté du peuple, pour témoigner que tout a été expliqué, et qu'il n'y a plus rien à atendre. Et tout cela se fait après avoir dit : Per Dominum noslrum, etc. Qui vivit et régnât in unitate Spiritus sancli Deus, per . omnia sœcula sœculurum ; pour dire que Jé-