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CHAPITRE IV

De l'obligation qu'ont tous les clercs d'être revêtus du nouvel homme. Ce que c'est que ce nouvel homme, et comment il s'établit, et croît en nous.

L'obligation qu'ont tous les clercs d'être revêtus du nouvel homme (410) estexprimée par ces paroles que l'évêque dit à chacun d'eux en les revêtant de leur habit: Induat te Dominas novum hominem : « Le Seigneur vous revête du nouvel homme (411). »

Ce nouvel homme est proprement Jésus- Christ vivant en nous par son esprit, et nous revêlant de ces inclinations, de son génie, de ses sentiments et de ses mœurs (412). C'est ce composé de son divin esprit et de ses vertus, dont il orne notre âme. C'est Notre- Seigneurmêmerem|ilivsant notre cœur (413), et nous donnant des inclinations tout opposées à celles que nous avions héritées du vieil homme, et que nous avions contractées par notre première naissance. C'est le Fils de Dieu vivifiant notre fond, et nous donnant un grand amour pour son Père, un zèle ardent pour son service et pour sa gloire (414), un saint éloignement des grandeurs du monde, un extrême dégoût de ses plaisirs, un souverain mépris pour tous ses biens (415). C'est, en un mot, tout Jésus-Christ se communiquant au clerc en plénitude.

C'est là ce qu'on appelle le Christ parfait en nous, le Christ substantiel et complet, en un mot, la vérité et la perfection du nouvel homme (416).

402) Quid enira tain regium quam subditum Deo animum corporis sui esse reclorem? Et quid tain sacerdotale, quam vovere Domino conscienliam pu— rani, et immaculaïas pietalis iioslias âe altari cordis offerre. (S. Léo, serm. 3 in die anniv. assumpt. suœ.)

(403) Suggestiones vitionim réprimât, eisque velut regia potestate contradicat. (S. Giieg., Pas,i., p. u.c. 3.)

(404) Sane in hoc creatus es princeps, ut impeikes islis aflectibus, ui dominere besiiis, reptilihtis ul pra-sis. 'Fuis fac imperes cogilalioniltus, iniperalor ut sis omnium. (S. Basil., nom. 10 in Hexam.)

(403) Lierions ab omnibus omnino coinmunibus re. uni publicanim ministeriis imimines et solutos esse volumus. (Const. Magn, apud Euseb., lib. \, c. 7, Hist. eccl.)

Consecralio episcopos et reliquos Domini saccrdoies tam a servilibus quant a cxleris asciïptiiiis conditionibus liberos f'aeit. (Carol. MAGN.,Cnpi(«/., lib. vi, c. 116.)

(400) Ut nomen congruat actioni, aelio respondeat iiomiui. Ne sit nomen inane, crimen immane. (S. Amdros., De sacerdol., c. 3.)

(407) Sacerdotes plus vereiï debemus quant vel principes vel reges. (S. Chrïsdst., lib. m De sci-

cerdol., cap. 5.)

(408) Uns exislimaleveslios pnesides, lios puiaie reges; bis quasi regibus vectigalia offert. (S. Clem , Const. apost., lib. il, c. 34. )

(409) Gurdici non merentur reges, cum illi ser viant, cui servira regnare est. (S. Bern. Sen., serm. 20, a. 2, c. 5, tom. I.)

(410) Patris verbum est lioino noster, ut hujusmodi niisiione Deum hominibus misceat, un us utrinqueDeus est, ut nie ex inoitali Deum efliciat. (S.Greg. Naz.)

(411) Induite novum hominem, idestChrislum et virtutesejus. (Primas episc, In Coloss. m.)

(412) Chrisluin veslinienti loco tradit. Cbrisluni enim indutus, omnem simili in unnersuni virluiem babet. ( S. Lhrysost., in liœc verb. fiom.

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