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CHAPITRE VI

De l'habit du sotis-diacre.

L'Eglise , par l'habit qu'elle donne au sous-diacre, et par l'extérieur dont elle le revêt, fait connaître à ses enfants l'esprit, la grâce et les vertus qui doivent être en celui qu'elle élève à cette dignité, qui autrement leur seraient inconnues (964*).

De V amie t. — Premièrement elle lui donne l'amict, qui est un linge blanc qui lui enveloppe la tète, en l'honneur du suaire do Jésus-Christ, dent il est fait mention dans l'Evangile, que saint Pierre trouva dans le tombeau, séparé des autres linges où son corps avait été enseveli (905).

Le sous -diacre doit recevoir avec une grande religion cet ornement, se souvenant que pour le porter dignement et avec tout le respect qui est dû à cet habit et à ce qu'il représente, il doit être mort et enseveli luimême avec Jésus-Christ (965*).

11 faut qu'il le prenne avec esprit de confusion, se voyant très-indigne de le porter: et comme c'est une défense que l'Eglise nous donne contre notre faiblesse et une arme dans notre infirmité, nous le devons porter avec une grande défiance de nousmêmes, craignant de revivre à la vie malheureuse d'Adam et du péché (956), que le démon a coutume de susciter en nous par ses illusions ordinaires , et particulièrement par ses pensées de supeibe, dont la tête, qui est la plus haute partie de l'homme, exprime la malice , et dont cet amict

Sive regeneratione et rénovations opus est, crux piseslo est : Sive in ordinem ecclesiaslieum aliqni cooplamli, elc., unique viclnriœ nostrse signuin adest. (S. Chiiysost., Hom. de ador. crue, in lin., 1. 1.)

Unis se Chrisliano cœtui caput coustitui palielur, cuin nomJuin Chiïsti crucein lanquaui vir ferre queal. (S. Grec Naz., orat. i.)

(904,) Non Eolum generosel'erainus sed ei gaudeamus. (S. Ciirïsost., honi. 12 in II Cor. )

Crux gaudium sacerdoluni. (Id., Hom. de cruce, t. 111.)

Veluti coronam, sic lœlo animu crucom Domini cireuml'eiainus. ( S. Chrysost., hom. 55, in Malth. x.)

(90-i") Ornamenia hsec sunt virtutum insignia, qtiihus lanquain sciipluris, ait Ivo Carnol. s nn. de rébus Ecoles, ulentes.adnionentur quid debeant appetere, quid vilare, et ad quem sua facla dirigere. (Durand. , De ritib. eccl., iib. il, c. 9. )

Ve les quilius corpus exterius decoratur, sunt virlutes quibus inleiior liomo perornalur. {Gemma anim., Iib. i, cap. De sacr. vestib.)

(905) Per amictuin reor liiileum illud seu sudarium deSignari, quo Christi jacenlis in sepulcro fuit caput involulum, de quo Joan. xx, 7 : Vidit sudurium quod fuerat tnper caput ejus, separatim involutum. ( l'uuopt. sacerdot., part, i, I. i, c. 6.)

(965*) Ouod apud veteres revereniiam ipsae sancti- Gcaiionum speties obiineni, et apud nos cerliora

nous met à couvert, par la vertu et par la grâce de Jésus-Christ.

L'Eglise sainte exprime <;elte intention par la prière que l'on dit en la prenant. Impone, Domine, capiti meo galeam salutis ad expugnandos diabolicos incursus :« Mon Seigneur, mettez sur ma tête le casgue de mon salut, pour me mettre à couvert des assauts du démon (967). » Ce casque, dans l'Ecriture, se prend ordinairement pour la foi, qui enveloppe notre esprit de lumière et de sainteté, exprimées par la blancheur de l'amict (968).

Cette foi doit être renouvelée, fortifiée et vivifiée dans le sous-diâcre, afin que les malins esprits trouvant son âme pleinement éclairée, et son entendement rempli de cette sainte splendeur, ne fassent point glisser en son esprit les ténèbres et le venin de leurs malignes impressions (969).

De l'aube. — Comme le malin esprit n'attaque pas seulement l'homme per les illusions de l'esprit, mais qu'il l'assiège de toutes parts pour trouver le faible de la créature et le défaut par où il paisse glisser son venin, et blesser l'intégrité de son amour et de sa sainteté, l'Eglise revêt les sous-diacres d'une aube qui couvre tout le corps, pour exprimer la force et l'étendue de la grâce qui les environne, et qui les met dans un état, que, quand tous les démons feraient la ronde, et chercheraient à les dévorer ou à les affliger, ils ne pourraient jamais leur nuire sous une telle défense.

C'est pour cela que lorsqu'on se revêt de l'aube, l'Eglise fait réciter cette sainte prière : Dealba me, Domine, et mundu cor meum, ut in sanguine A'gni dcalbalus, gaudiis perfruar sempiternis. Mon Dieu, purifiez mon corps, et sanctifiez l'intime de mon cœur, afin qu'étant préservé de toute la malignité du péché, rien de triste ni de funeste

sint expérimenta rerum, quam aenigmata figurarum. (Innoc 111, De mtjsler. Missœ, I. i, c. 04.)

(900) Quidquid illa velamina signabani, hoc jam in inorihus actibusque clarescat. {lbid.)

(967) Amictus vocaturgalea salutis ad expugnandos diabolicos incursus. ( Hissai. Rom. in oral, ad amictum.)

Excniplis ac testinioniis sciipturarum manifestissinie coinprobalur superbise labem in conflictuum online esse anieiiorem. ( Cassiah., De iiistit., Iib. XII, c. 10.)

hiitium ornais pecculi superbia. (Eccli. x, 15.)

Piincipaliter bis duobus viliis diabolus luimano generi dominatur, id est superbia mentis, el luxuria (amis. (S. Isidor., Iib. n De sumr.io bouo, c. 57.)

Per cervicem solet superbia designari. (S. Grec, Moral , Iib. xm, c. 17.)

|90«S) Amictus quo caput tegilur. significat salutem qu;e per fidem tribuilur. lïphes. vi", 17 : Gateuin satulis assumile. (Durand., Iib. m Div ,n, officuv.2.)

(909) In omnibus sumenles scutum fidei.Et galeam salutis assumite. Quomodo enini galea exacte caput undique tegens non sinil ut aliquid grave patiatur, sed id conservât : ita etiam lides est pre» scuto et galea salutis. (S. Chrysost., hom. 24, in Ephes., vr.)

Fides est invicluiu adversusdiaboli impelus pro-

n'interrompe la joie de rend vos tabernacles m doux et si délicieux (970) : Quam dilecla tabernacula tua , etc. [Psal. lxxxiii, 2.) C'est, ô mon Seigneur! la pureté de vos saints tabernacles et la sainlelé de ces lieux qui, chassant toute l'odeur du péché, nous met dans une jubilation et de corps et d'esprit qui ne se peut comprendre (971).

Ce saint habit exprime la sanctitication de corps et d'esprit dont Dieu désire revêtir ses ministres, qui doivent être entièrement morts et ensevelis avec Nôtre-Seigneur pour avoir part à sa nouvelle vie (972) ; car ce vêtement blanc, qui représente et honore le saint suaire dans lequel le corps de Noire- Seigneur fut enseveli, exprime aussi la splendeur de sa gloire, et sert à ses ministres de préparation au vêtement de la grâce que demande la sainteté de leur ministère (973) , et à la jouissance de la gloire qu'ils espèrent pour récompense de leur fidélité, lorsque la créature toute consommée dans la samieté de Dieu même, ne fera plus rien paraître de la génération du péché, tout y étant renouvelé en la vie de Dieu et absorbé dans la splendeur de sa gloire (974).

De la ceinture. — La ceinture sur les reins doit ceindre le sous-diacre par dessus l'aube et doit être attachée à double nœud, en sorte qu'elle ne se puisse relâcher (975). Cela exprime que le sous-diacre doit avoir une sainteté qui serre, qui réprime, et qui tienne tellement crucifiée toute la génération

votre religion, qui d'Adam, qu'elle n'ait pas en lui le moindre

relâche (976).

Il faut que le sous-diacre qui approche du tabernacle et des divins autels, et qui cou— mence à entrer dans le Saint des saints, ait la chair tellement mortifiée, qu'elle n'ait aucune liberté de s'élever, et qu'elle soit eu lui comme morte et tout à fait éteinte (977).

La sainteté parfaite et l'union intime qui tient l'âme très-élevée en Dieu, ne doit point souffrir d'émotion impure dans la créature qu'elle ne réprime. C'est pourquoi le sous-diacre doit être si entièrement crucifié en tout lui-même, si parfaitement mort a toutes ses convoitises (978), et si intimement uni à Dieu et pénétré de sa sainteté, que l'impureté de la vie de la chair .soit absorbée en lui, par la vertu de la vie divine •quile remplit (979).

C'est ce qui est exprimé par l'oraison que l'on prononce en prenant la ceinture : Prrecinge me, Domine, ciiujulo puritatis , et exstingue in lumuis meis humorem libidinis, ut maneut in me virtus continentiœ et castitalis. Par la grâce du sous-diaconat, qui est une participation de Jésus-Christ, nouvelle et plus forte que celle qui se donne dans les ordres précédents, l'on demande et l'on espère obtenir la vertu particulière de contineni e et de chasteté, qui tiendra en humiliation et en assujettissement tous les désirs grossiers de la vieille créature, et surtout ceux de l'impureté (980).

Le mot de continence est plus universel

pugnaculum. ( Zeno Yeron., Serai, de fide, spe et diar.)

Tunica linea lalaris omnium figurât casligalionein meinbrorum. ( Ivo Carnot., Serin, de signif. indum.)

Hskc linea inaniis ac brachia débet slringere ne ijiiiil nisi utile lacianl. Pectus, ne quid inane cogitet. Veiiirem ne delicias ultra niodum appetendo, Deum se gufosum lacère prxsumai. Subjecta venl*i membra, ne lasciviendo lutain sacerdotalis ba- Htus pulcbriludinem corrompant. Genua, ne ab oraliouis insiantia lorpeant. Tibia et pedes, ne ad raaluni currant. '( Amalar. Fortin, episc. Trever., lib. il De eccl. o/'/ic, e.. 18. ;

(1)70) Alliain induit, quse nieinlnis corporis COnvenienterapia, nihil supcrfluum autdissolutuin in viia sacerdolis aut in ejus menibris esse debere denionstrat. (Durand., Div. offic, lib. m, e. 5.)

(071) Alnis induti allari assislunt. Qua in re sigmficalur quaiu inunditiain camions quant piieferunl in corpore, delieant babere in mente. Taies enim IVuin deeel babere ministros qui nullo garnis conlaminenlur conlagio, sed pleua mentis et corpoiis caslilate praTiilgcaul. (Ivo Carnot., Serm. de excell. sacror. ord.)

(972) Proplerea allario albis induti assislunt, ut cœlesiem vilain babeanl, candidique ad bostias iminaculalique accédant, mundi seilieei eorpore et iucorrupti pudore, eic. ( S. Isidor., De eccl. offic, lib. n, c. 8. )

(975) Alba, ail S. Gêrmanus in ibeoiïa rerum euclesiasticarum, diviniiatis spleiidorcm iudicai, et sacerdolis spleudiiTâiii conversatidnein. ( Piua.nl>. De ritib. eccl., lit), n, c. 9. )

(97i) Aniplius ex Slepliano Ediiensi episcopo, alba désignai gloiiam Dominica: resurieeiionis :

ideoque induitur veste allia, ut candidaiione viriutum ostendatur oniamentum esse novuin sacerdolium. [Ibid.)

(975) lujice in torques illius collum luum. Subjice huiiieruin luum, et purla iliam... Et erunt libi.comvedes ejus in prolecl'wnem forlitudinis, et torquis illius in stottim glor'uv... Slulam qloriœ indues eum, et coro}iam gralulatiomi superpones tibi. ( teeli. vi, passim.)

(970) Alba cingulo slringilur. ut omnis voluptas earnalis astrieta intelligatur , dicente Domino: Sint luinbi vestri praecincli. ( Durand., lib. m De divin, of/ic, c. 5.)

(977) Ibec vestis circa renés fortins astringitur, ii i caslitas sacerdolis nullo incentivnriim aestu dissolvaiur. ( Ivo Carnot., Serin, de signif. indu*:, sacerd. ; Hic a S. Vict., Erud. Theul., lib. u, p. iv, c. 5.)

(978) Renés foi li ter cingulo stringuntur, ut casligeiur corpus, in servilutem redigaïur, et impeius luxurise refrsenelur. ( Durand., lib. ni Div. ofjic, e. i.)

(979) Hinc principaliter Dominus lurnbos noslros asinngi jubet balteo castitalis : et torum tamis noslrx jieiululuin consli iugi mandat continua zona virlutis, etc. (S. Ciirysoi.., serin. 24.)

(980) Cimii ergo castitalis lialilieo, quod est insigne mililiae Cbristianse, lluxam carias detruncemus ignaviam. (Id., serin. 22.)

Per^ cingulum quo circa lumbos praecingitur, et alba ne diîlluat et gressum iuipedial astringitur, mentis cusiodia, vel conseientia accipilur, qua lu\uria reslringitur, et caslitas eoliibeiur, ne ad earnalia dilabalur, et gressus bonorum opeium impediatur. (Gemma animœ, lib. i, cap. 203)

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TRAITE DES SAINTS ORDRES. — PART. II. DES ORDRES INFERIEURS

que celui de chasteté : et l'Eglise fait mention de l'un et de l'autre dans cette prière, pour nous apprendre, que ce que le sousdiacre doit demander, et qui nous est exprimé parla ceinture sur les reins, est nonseulement la chasteté, mais encore une sainte continence, qui réduise la chair en servitude, qui retienne en captivité ses sens mutins et libertins qui pourraient s'échapper, et qui réprime tout ce qui est de la vieille génération (981).

Le sous-diacre, ceint de la sorte, revêtu de Jésus-Christ et de ses dons divins qu'il reçoit avec abondance en son ordination, entre dans la parfaite liberté du service de Dieu : et il entre ainsi dans l'état de pouvoir servir l'Eglise, dont il est obligé par son ordre d'être le serviteur (982).

Du manipule. — Le sous-diacre est obligé de prendre cet ornement, pour achever «l'exprimer la qualité qu'il porte de serviteur de l'Eglise. Car ce manipule représente les cordages de Jésus-Christ, qui ont été en lui des preuves de son esclavage et de sa servitude, et des marques de pécheur, qu'il n'a portées que comme serviteur de l'Eglise, et que comme la caution de tous les hommes (983).

C'est pourquoi il faut prendre cet ornement avec une merveilleuse dévotion, baisant très-amoureusement la croix qui y est marquée, comme si l'on baisait les liens mêmosdeJésus-Christgarrottédans le tempsde sa passion, et acceptant en même temps avec amour toute l'étendue des croix et des peines qu'il plaira à Dieu nous imposer pour le châtiment de nos péchés (984.).

On doit donc se revêtir avec beaucoup de respect etde révérence du saint manipule, en vue des liens et des cordages de Notre- Seigneur qu'ils figurent ; et pour lesquels nous devons soupirer, comme pour les plus

(981) Oporlei esse continenlem. (TU. i , 8.) Non cuin qui jejunio studeat signilicare voluit, sed qui viliuiu onme superavit. Hoc quippe e>l conlinenlia, uulli vilio subjici. (S. Chkysost., nom. 2 j'k Tu.

Cingulum est proprie indicium servitutis , quoil et discutsus expediios reddai, et faciat obsequentcs, etc., ut carne succincla ad Doniini occursum liber, velox, expedilus noslra mentis reddalur incessus. (Petr. Chbysol., tenu. 24, Deservo vigili.)

(!)82) Cingulum nota est minislerii a Salvatore noslri causa suscepli. (Simeon Tliessalon., De lénifia )

(985) Manipulus représentât funem quo Jésus romprehensus a Judaeis ligatus luit : Linde Jutni. xviii, 12 : Comprelienderunt el tïgaverunl eum. (Dvka.nd., lib. m Divin offic, c. 6.)

Super inanicalia, vincula maniuim Salvatoris , quibus ad Pilaluin deductus est, quidam exprimera asserunt. (Simeon Tliessal., De templ.)

(1)84) Vincula illiusaltiaatura salularis.Œccti.vi, i 31.)

Vineiunt esse propter Cbiïsium prreclarius est, quant esse apostolunt , doctorem , evangcl islam. (S. Chrïsost., boni. 8 in Ephes. tv.)

(985) Si quis aniai Cln isluin novil quod dico : si quts iusanit in Doiiiinum et ejus amure urilur, novit vint vinculorum : Maluerit vinctus esse propter Ciuiitum, quam iiibaltiiare icelos. (Ibid.)

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riches trésors qui puissent être au monde (985).

On doit aussi prendre le manipule avec frayeur, avec honte et avec humiliation. Car, puisqu'il est la marque de notre servitude envers l'Eglise, il nous oblige nonseulement à servir le moindre de nos frères avec révérence et respect, ce qui nous est une gloire excellente ; mais encore à nous disposer à satisfaire pour leurs péchés à l'exemple de ^otre-Seigneur , qui, après avoir fait profession publique de servitude envers l'Eglise en lavant les pieds de ses apôtres, voulut être lié et misa mort dès le lendemain, pour satisfaire aux péchés de tous les hommes (986).

C'est là un sujet'de frayeur et de honte pour le sous-diacre qui, étant revêtu des péchés de tout le monde, et se voyant condamné comme un criminel au supplice d'une pénitence perpétuelle, doit gémir et pleurer incessamment pour les pécheurs, qui ne pensant point à faire pénitence , doivent rencontrer leur supplément dans leurs serviteurs, c'est-à-dire dans les urètres .

qui, dès le sous-diaconat, se trouvent engagés à satisfaire pour les péchés du peuple (987).

Quelle doit donc être la pureté de l'amour d'unwsous-diacre et la grandeur de sonzèle, pour bien s'acquitter de celte obligation et pour s'abandonner comme il doit à porter la pénitence de tout le monde, soit parle désir de satisfaire à Dieu pour tant de pécheurs aveugles et endurcis dans le mal qui ne lui rendent aucuns devoirs, soit par l'amour qu'il a pour tant d'âmes qui ne font rien pour leur salut (988).

Le sous-diacre comme membre de Notre- Seigneur, pénitent public et serviteur des hommes, reçoit la grâce de pénitence universelle en Jésus-Christ. C'est pourquoi

Non ita caput splendidunt reddit imposita corona margai ilis conspicua, ut catena quie propter Citristum fertur. (Ibid.)

(986) Illius serviluti addictus es, cui servire regnare est : cujus servitutis intuilu ille servant servoruni se reputat, qui tenel Ectlesiaè principatum. Hoc ergo senlias in te ipso, quod in Cbtïslo Jesu, tit sicut cxinanivii se formant servi aecipiens, etc., sic eoiuin qui libi subjecli sont servum te repûtes humilem el abjectum. (Petr. Blés., De insiit. episc.)

Exemplum eiiim dedi vobis ut quemaamodum ego feci vobis, ita el vos fuciuli's. [Juan, xi n, 15.)

Nos autem servos veslros per Jesum. (Il Cor. tv, 5.)

(1187) In alto sedens non alla sapias, per omiiia senliens Itumiliter, etc. Paulusiton dedoininio sed de iliinislerio glorialur. Minislri Clirisli sunt , inquit (I Cor. xi, 25), et ego. Ut minus sapiens dico, plus ego : In luboribus , etc. In bis libi gloriandi forma prseligitur : In cruce Doinini nostrï Jesu Cbrisii, in inflrmitatibus, in plagis , in carceribus, in morlibus. (Petr Ries., ibid.)

(988) Zelus aniin.'i'uin vents el peifeelus quandô sanctis medilationibus , feiveniibus desideriis , l.iciyinis, oialionibus, \igili;s , jejuniis , alque aliis bonis operibtts pro salule aniuiarum laborat. (Abb. Mac, in Par ad. anim. c. 26.)

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l'Eglise lui ordonne de faire relie prière, lorsqu'il prend le manipule : Merrar, Domine, portare manipulum fétus et dotoris, ut cum exsultatione reeipiam meYcedem laboris (989). Mon Dieu, que je puisse poêler véritablement et avec esprit ce manipule et celte marque de douleur, faisant par mes œuvres la pénitence que mon état demande, afin qu'après avoir gémi, après m'ètre noyé dans le torrent de mes larmes, après m'être abattu sous le faix du travail, comme Notrp- Seigneur sous la pesanteur de sa croix, je puisse un jour recevoir avec lui la récompense dans le ciel, par la possession de la gloire (990).

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