CHAPITRE MI
Du diaconat.
Le diacre doit porter avec soi cet esprit de force et de générosité, cet esprit d'amour ardent et impétueux qui était en saint Etienne, le premier diacre de l'Eglise, et qui parut en son martyre, pour servir de modèle à tous les diacres, et pour leur l'aire connaître quel doit être leur esprit (991).
Un diacre, non plus qu'un prêtre qui a l'Evangile entre les mains, et qui le porte dans le cœur, ne doit rien craindre, parce qu'il a en lui une force divine qui le rend in- -incible (992). Il n'a que faire de châteaux, 3e bastions, ni de défenses : il est invulnérable : il se moque des feux, des gibets et des roues : il se rit des bourreaux et de tous les tyrans : il se joue des démons et de tout l'enfer; il demeure ferme au milieu des plus grandes tempêtes : rien n'est capable d'ébranler sa constance (993).
L'étole que le sous-diacre ne porte point, parce qu'il est encore dans l'exercice pénible de l'amour, et dans le travail pouraimer parfaitement la croix, est donnée au diacre, et
(989) Manipulus cordis compunctionem , veramque pœnileiiliam indicat unde oral : Merear , Domine, porlare manipulum fletus. (Steph. Eduens., apud Yicecom., Missate, in orationedieenda ad manipul.)
(990) Per manipulum vel sudarium etiam pœnilenlia designalur, qua labes quolidiani excessus , et uedium mumlame conversationis exstinguitur. (Durand., Divin, offic, lib. m, c. 0.)
Euntes ibant ei flebant millentes semina sua. Venientes aulem venientcum exsultatione portantes Danipdlos suos, id est, lïuclum seminis, commun gaudioiuinel exsullalinnis. (S. Ace, In psal. cxxv.)
(991) Huiequem libi a me promoveri placuit in diacom ministerium graliam, S. Stepbano Protomartyri tu» in opus minisierii hujus a te priuiuna vocaloconcessam, largire. (Euclwluy. Grœcor., oral, in ord. diuc.)
(992) Sacerdos Dei Evangelium tenons, et prœcepta Dei eustodiens, oecidi polest, non potesi vinci. (S. Cyprian., lib. i, epist. 5, Ad Cornet.)
(995) Milites Cbristi vinci non possunt ; et hoc ipso invUli, quia mon non liment. (S. i.ih: epist. 57, Ad Cornet.)
Convicta non liiitemus : Fustes , et lapide-, et gladios non perborrescimus. Necare non possunt, nisi Dominus necare eis permiserit. (Id., ad eumd., epist. 55.)
(994) Stola in prosperis el adversis fortitudinem signiticat, siue qua caeterae virtutes cxpugiiantui ,
il a l'honneur de la porter, comme une marque de force et de générosité merveilleuse (994). Et lorsqu'on la lui met de côté, la passant du bras gauche sous le bras droit, qui lui demeure libre, il doit se ressouvenir et qu'on le charge du joug de Notre-Seigneur, qui est figuré par l'étole, et qu'il le doit porter d'une telle manière qu'il soit toujours prêt à combattre pour Jésus-Christ, et à répandre son sang pour lui assujettir tout le monde (995).
C'est un serviteur fidèle, qui dit toujours par là qu'il est disposé à mourir pour son maître, qu'il est prêt d'épancher son sang au pied de ses autels (996), et qu'il est dans la disposition de Jésus-Christ, victime sanglante et immolée, par laquelle il est parvenu à l'honneur d'être fait la victime consommée et clarifiée de son Père. Jésus- Christ Notre-Seigneur est consommé dans la gloire de son Père au jour de sa résurrection, où il est arrivé par la croix. Et c'est nar cela même, c'est-à-dire |>ar cette disposition généreuse au martyre et à la croix, que le diacre pourra parvenir à "honneur de la prêtrise (997).
Dans la prêtrise l'homme est supposé martyr de Jésus en esprit. Car tout le vieil homme y est crucifié et consommé en Dieu : en sorte que comme les plaies ne paraissent en Jésus-Christ ressuscité que dans la gloire, et qu'il ne reste plus rien en lui qui ne soit tout consommé dans la splendeur de son Père : ainsi le prêtre doit être intérieurement crucifié et tout revêtu d'une grâce nouvelle, qui se sente de la résurrection et de la vie divine (998J. C'est pourquoi il ne met pas son étole de côté comme le diacre, mais il la porte droite et sur les deux épaules, ce qui marque un état permanent, un état d'éternité et d'immortalité.
et minime coronanlur. (Hugo a S. Vict., Specut eccles., c. 6.)
(995) Ponitur eis orarium super sinistrum bumerum , ut per hoc se cognoscant accepisse jugura Domini, quo omnia qu;e ad sinistram , id est ad prœsentem vilain pertinent, spernanl et jugo Domini subjiciantur. (I'omif. bibl. apost., Admomt. addiacon.; Hugo a S. Vict., Spec. eccl.,c. 5.)
(99(i) (Juin altaris minislerio depulenlur, in quo Cbristi passio sub sacramenlo repia;sentalur, admonentur esse parati ad proprii sanguinis eflusionem pro CbrisK) aique ;ustiiia. (Dio.nys. Cartb., Opuse. de vit. ercl., art. 5.)
Qui nibil sibi itliquit, quid formidaret amittere? Ut si necesse fueril libenter suum corpus impendai. (S. Prosp., De vit. acl. sac, lib. n, c. lb.)
(997) Ollicium sacerdotale et vivatll carnis bosti.im immolaie el cum fervore inarlyrii cœlum iutrare. (Hugo a S. Vict., Erud. theol., lit. 71'.)
(998) Causa luaiiyrem lacit, ubi aulem perseculionis causa non iimnincl, pia in seipsuui ciudetitas, et desiderium paiiendi, vicem martyrii récompense!. (Petr. Bios., De instit. episc.)
Signuni ciucis impressum in ordinatïolie désignai omnium simul carnalium cupidiiaium cessalionem, divinseque vii.c iiuiiatioueiii. (S. Dio.nvs., De eccl. hier., c. i, conteinpl. i.)
Si complanlati fàcli sumus sùnitiludini nwrtis ejus simut el resurrectionis erimus. (lioin. vi, 5.)
TRAITE DES SAINTS ORDRES. — PART. II. DES ORDRES INFERIEURS
CSO
Et c'est même ce qui est exprimé dans l'oraison que l'on a accoutumé de réciter en la prenant : Redde mihi slolam immortalitatis : Donnez-moi maintenant l'étole d'immortalité, l'étole de gloire éternelle après avoir passé par la voie de la croix, et par l'état souffrant d'une vie crucifiée, signifiée par l'étole de travers dans le diacre. Rendezmoi, ô mon Dieu, la récompense de mes travaux (999).
L'étole que porte le prêtre n'est pas comme celle du diacre une marque de souffrance, d'abjection et de croix, mais d'autorité et de puissance (1000) : de soi te que comme la croix, ou plutôt les plaies de Jésus-Christ dans le ciel sont en lui des marques de gloire, lui ayant acquis un souverain domaine sur tout le monde (1001), de même la souffrance du diacre, marquée par l'étole de côté, lui acquiert la puissance dont il doit être revêtu en qualité de prêtre, et qui est marquée par l'étole droite.
Comme les plaies de Jésus-Christ sont cachées sous la gloire, de même l'étole est cachée sous la chasuble dont le prêtre est revêtu, et qui est un habit qui représente la gloire (1002} : Et comme on n'est revêtu de la gloire qu après avoir porté la croix, de même on ne met la chasuble qu'après l'étole. Et même pour faire connaître que c'est par la croix qu'on mérite la gloire, on ne laisse rien voir de l'étole que les endroits où elle est marquée de croix, qui sont les seuls qui paraissent sous la chasuble.
Or, comme le sous-diacre doit être beaucoup exercé à l'humiliation et à l'amour de la croix, il faut que le diacre s'exerce particulièrement aux œuvres généreuses et héroïques, se préparant ainsi à porter l'Evangile partout où Jésus-Christ voudra, et à souffrir courageusement jusqu'à la mort pour la foi de son maître (1003).
Le diacre a le pouvoir de lire l'Evangile et de Pannoncer au peuple : et en" cela il
(999) Certa enim atque secura est exspeclatio promissse beatiiudinis , ubi est participait dominiez passionis. (S. Léo, serin. 9 De Quadrag.)
Sacerdoli in ulroque humero ponitur stola , ut ostendalur quod ei plena poiestas dispensandi sacramenla datur. (I). Tiiom., Suppl., qu. 40, a. 7.)
(1000) Chiistus post resuri eciionem voluit ut essent in corpoie suo vestigia vulnerum tanquam lituli gloriarum. (S. Ace, episl. 49, qu. 1.)
(10011 Crus sigiium est passionis Domini , qui per passionein et crucem veram juslitiam consuniinavit, et in veram libertatetn lyranno depulso nos asservit. (Simeon Tliessal., De tempto et Missa.)
(1002) Casula candida circuniamicitur propter divin» gloria: aniiclnin, quia Deus amiclus est luinine sicut vesliniento. (Simeon. Tliessal., De sacrum.)
Rêvera justifia per crucem nobis exsultationem peperit. (Simeon. Thessal., De leiuplo et Missa.)
(1003) Qui adducilur (ordinandus) martyr est. (Simeon. Tliessal., De ordin. diacon.)
(Ideo) in onlinatione diaconi apud Gracos canticuin niartyi'um canitur... Et Ecclesia martyres quasi ejusdein inpudii censorles futuros invocat. (Id., De sacrum.)
1004) Diaconus ea quae sibi in benedictioue dieunlr- consider.uis, se torde purum, ore muiidiiu.
OEcvres UOMPL. DE AI. Olier.
entre en part de fonctions du prêtre, en tant que c'est à lui a publier l'Evangile, comme étant ambassadeur de Dieu le Père, et celui qui continue la mission de Jésus-Christ conversant sur la terre, et combattant dans le monde, ce qui est exprimé par son étole ; et c'est ce qui demande, outre le courage, une très-grande pureté, sans quoi il ne pourrait pas s'acquitter dignement d'un si saint ministère (1004).
Il est aussi associé au pouvoir qu'a le prêtre dans le sacrifice. Car il commence à offrir avec lui le sang de Jésus-Christ, représenté par l'oblation du vin qu'il offre avec le prêtre (1005), disant avec lui les mêmes paroles qui sont marquées pour cette offrande.
On voit aussi dans la liturgie de saint Jean Chrysostome, que le diacre chantait une partie de la Préface. Car c'était à lui à dire ces paroles : Gratias agamus, etc., qui expriment une des intentions du sacrifice, qui est l'action de grâces que l'on rend à Dieu de tous ses biens (1006), particulièrement d'avoir donné son Fils, et son Fils à .î. croix. C'est ainsi que Notre-Seigneur, instituant cet adorable sacrifice, rendit grâces h Dieu son Père, comme il e;-t marqué dans l'Evangile : Gratias agens fregit. Elles saints Pères disent que c'est pour cela qu'il est appelé eucharistique (1007).
Le sous-diacre est une figure du prêtre comme serviteur des serviteurs de Dieu, et il en a l'esprit par la vertu de son ordre : et le diacre est une figure duprètre comme serviteur de Dieu, et il en a aussi la grâce (1008).
Le diacre, en cette qualité, est dans l'Eglise une vive image de Jésus-Christ Notre-Seigneur, portant la qualité de serviteur, et vivant en cet esprit devant son Père : Semetipsum exinanivit formant servi accipiens. (Phi • lip. il, 7.)
L'esprit de serviteur de Dieu présuppose
et opère castum sludeat se exbiberc qualenus satîcluni Evangelium possit digne proferre, quia puteu^ aquaruiu vivenliuin, id est, evangelica praidicalio non Huit impetu , id est libère, uisi de Libano, id est corde casto , et ore candido. (Durand., lib. îv Div. offic, c. 24.)
(1005) Coinminislri et cooperatores corporis et sanguinis Domini. [Pontifie. Rom., Adm. ad diacon Lilurg S. Joann. Clirysost.)
(I0u6) In ipso venssimo et in singulari sacrilirio Domino Deo nostio admoneniur gralias agiie. (S. Aug., Despir. et lin., c. H.)
(I0u7; Reverenda ac salutaria illa mysteria, qua; in omni Ecclesue congregatione celebiamus , Eu ebaristia nuneupatur. Sunt enim beneficiorum recordalio plurimorum... nosque faciunt débitas Deo gralias seniper exsolvere. ( S. Chrysost., boni. 20 m Malin.)
(1008) Diaconus inlerpretatur minister; subdiaconus subminister. (Hugo a S. Vict., Specul.ee ci., cap. 5, l, III.)
Divinii officii minister constiluilur. ( Simeon. Thessal., De sacram.)
Hoc sentias in teipso , quod in Clirislo Jesu... Non sil libi dedecori bumibtas ((uje decuit Filiuui Dci. (Petr. Ries. De inslit. episc.)
un oubli total de soi-même et île tout intérêt particulier, parce qu'il n'est plus à soi, mais à Dieu, étant transféré en son domaine et en sa possession. C'est un esprit qui porte en soi le respect, l'estime et l'amour de sa divine majesté (1009). C'est un esprit qui tient le cœur libre et dégagé de tout, pour courir avec vitesse et sans rien craindre dans les voies que ce souverain Maître découvre, et pour y courir avec, une simplicité merveilleuse et une délectation de cœur nonpareille : Viam mandatorum tuorum cucurri, cumdilatàsticormeum.(Psalx,x.vm,32.}(10lO}
Le fidèle serviteur de Dieu se soumet avec plaisir à toute la loi de l'Evangile, il en embrasse avec amour tous les conseils, et sa plus grande joie est d'accomplir tout ce que lui dit son maître, parce qu'il ne cherche en toutes choses qu'à lui plaire, et qu'il sait qu'il ne peut lui plaire davantage qu'en accomplissant sa très-sainte volonté. Sicut oculi ancillœ in manibus dominai suœ, ita oculinostri ad Dominum Deum nostrvm. [Psat. cxxii, 2.) (1011)
Il se porte même avec tant de ferveur et avec un zèle si ardent et si pur aie servir, qu'il n'épargne rien pour le faire connaître, qu'il s'expose pour cela à toute sorte de travaux et de peines (1012) ; qu'il ne peut être content que dans l'espérance de mourir un jour pour ses intérêts, et qu'en attendant qu'il meure en effet pour sa gloire, il veut par avance mourir en esprit à tout, et se crucifier en tout ce qui n'est point de son service. Voilà quels sont les sentiments des véritables serviteurs de Dieu, et quel doit être principalement l'espritdes diacres (1013).
C'est ce qui a paru d'une manière exlraordinairement éclatante dans les trois principaux et plus célèbres diacres dont l'Eglise
(1009) Formant servi accepit, id est pleniiudinent perl'eetionis humaine, pleniiudinem obedientiae. (S. Ambr., De fide, lib. v, c. A.)
(1010) Discaiiius uoslra non qua?rere, si omnipotent! Deo voluntus minisirare. (S. Grec, In Ezech., lib. ii, liinn. 22:)
(101 1) Non eslis tiestri, sed Jesu Chrisli Empli enim estis pretio mayno (l Cor. vi, 19, 20), et idio servi estis ejus qui vos redemit : quia vero estis servi Dei, débet corpus vestrunt porlare Dominuin, sicut animal portai dominuin suum. Portât auteui corpus noslrum bominum, in quantum diviuo millisterio depulalur. (D. Taon. , In I ad Cor. vi, 20.)
Didicimus Clirisli servuli non liraere. (S. Amur., lib. v, epist. 52, In Auxenl.)
Qui vivuntjamnon sibi vivant, id est, non propter scipsos, etc., sed ei quipro ipsis mortuus est et resunv.ru, sciticei Christo, id est totam vilain suaui ordiiient ad Dei servitium et honorent Chrisli. (D. Tbom., in II Cor. v, iecl. 5.)
(1012) Fidelis servns es, si non qu* tua sunt quaeris, sed quae Jesu Cbrisli, et in symbolum publics utililalis conféras qtiod tibi cœleslis gralia praerogavil. (Petr. Blés., De iuslit. episc.)
(1013) Qui mihi ministrat , inquit Cbristus, me sequatur, de moite locutus, operunt sequelam et imitationem exigil. Oportet enim minisirum eum Lin niinislrat sequi... Tullal crucem suam H sequalur me, id est, paralus sil ad pericula, ad inorlem, ad evsilia. (S. Chrvsost. , boni. 6G, in Juan, xn.j
dans ses Offices nous représente ie martyre j dont il semble qu'elle ait voulu particulièrement faire le choix entre une infinité d'autres, pour servir de modèle à ceux qui sont élevés à cette dignité et qui sont honorés du même caractère (1014).
Le premier est saint Etienne ; le second saint Laurent ; le troisième saint Vincent, qui tous trois, revêtus d'un zèle admirable et d'une force merveilleuse pour le service de Dieu, ont fait paraître, chacun en sa manière, ce que l'Eglise demande en ceux quisontappelés à ce saint ordre (1015).
Le premier, comme le modèle de tous, a été rempli d'une abondante lumière, et d'une science admirable des sain tes Ecrilures(1016).
Le second a été animé d'un zèle extraordinaire pour faire connaître et aimer Jésus-
Le troisième a été revêtu d'une force merveilleuse pour souffrir le martyre à la gloire de son maître ; ce qui marque les trois qualités principales qui doivent être dans les diacres (1018).
Car, premièrement, il faut qu'ils aient l'intelligence de l'Ecriture sainte et de la loi de Dieu ; laquelle ils doivent être capables d'expliquer et d'enseigner aux autres, recevant pour cela le pouvoir et le droit déchanter hautement l'Evangile en l'église de Dieu (1019).
Secondement, ils doivent avoir un grand amour de Dieu et un zèle ardent pour faire connaître Jésus-Christ, ne cachant point sa doctrine, ne tenant point renfermées en eux-mêmes ses vérités et sa lumière, mais les répandant avec ferveur, et les portant à la face de tout le monde sans rougir jamais de l'Evangile (1020).
Troisièmement, il fautqu'ilsaientun grand
(1014) Omni Ecclesiae B. Stephanus datus est ad profectuin. (S. Ace, serin. 5 De S. Steph.)
Ejus exemplo provocamur ad mariyrium, accendiniur ad iidem, incalescimus ad devotionent . (S. Aie, Serm. de S. Laurent.)
(1015i Quae hodie regio dataient non gaudet celebiare Vincentii diaconi... Qui ut lidehum devotionent Deo studiosus conuueudarei, alliori charitatis flammescens affectu, morii sese fulelitcr oblulit, quo roburiidei in Cbrislo i'undamentum sequacibus imitanduin darelur. ( S. Au.., serm. 1 et 2 De S. Vincent.)
(1016) Surrexerunt quidam disputantes cum Stéphane, et non paieront resislere sapientiœ et spiritui qui loquebatur. (Act. VI, 9, 1C.)
(1017) llluniinavit munduin universum, eo luinine quo ipse aciensus est et flammis quas ipse perlulit. (S. Aug., serm. 1 De S. Laurent.)
(1018) Verbeiibus et equuleo tortus : in cralieula intpositus, elc.,ignis, ferri, torlorum iininanitaie superala, victor ad cœlestem marlyni corouam advolavil. (Brev. Rom., in lest. S. Vincent.)
(1019) Hi (diaconi) dieuntur in Apocalypsi seplem angeli tuba canenles, quia illorum est alla niysieiia foris resonare. ( Hugo a S. Vict., Spec. eccl., c. 5.)
(1020) Hi dieuntur seplem candelabra aurea , quia eorum est lucem Evangelii aliis ostendeie. (Ibid.)
Hi sunl seplem tonilrua, quia lerribililer tonaie debent. (Ibid.)
TRAITE DES SAINTS ORDRES. — PART. II. DES ORDRES INFERIEURS
courage et bien de la force pour soutenir înviolablement les intérêts de Dieu, et pour n'en relâcher jamais, pour quelque considération que ce puisse être, étant prêts de souffrir plutôt mille morts que de manquer à la fidélité parfaite qu'ils lui doivent (1021).
Le vrai serviteur est celui qui hait son âme (1022), qui aime la croix, et qui la porte généreusement pour le service et poui la gloire de son maître; et c'est cet esprit et ce désir de perdre son âme et de donner sa vio pour Dieu, que doivent avoir les diacres (1023); car s'ils reçoivent la puissance de distribuer le sang de Jésus-Christ, c'est pour leur apprendre combien ils doivent être libéraux de leur propre sang, et toujours prêts à donner leur vie, dont ils ne doivent pas être plus économes que du sang de Jésus- Christ qu'ils donnent tous les jours si volontiers (1024).
Il faut pour cela qu'ils aient une grande foi qui leur donnera cette vigueur, ce courage, cette force, et qui les mettra en état de s exposer à tout pour Jésus-Christ, de ne rien craindre pour procurer sa gloire, de tout entreprendre pour annoncer son Evangile (1025), disant avec une entière confiance comme l'Apôtre [Philip, iv, 1, 3) : Omnia possum in eo qui me confortât : « Je puis tout en celui qui me fortifie (1026).»
C'est là ce qu'opère dans le cœur une foi vive: elle nous met dans une telle possession Je Jésus-Christ, et nous établit tellement eu lui, que comme il nous est toutes choses, tout le reste nous devient indifférent (1027). C'est lui qui est notre vie, notre force, notre vertu, notre lumière, notre substance intérieure. Il est en nous plus que nous-mêmes (1028) ; il est tellement en nous, et nous
tellement en lui, que nous pouvons tout en sa vertu. En lui, nous pouvons arracher, détruire, assujettir, entreprendre toutes choses ; en lui, nous pouvons renverser les démons et triompher de tout l'enfer (1029).
Tous ces malin-; esprits et toutes ces puissances de ténèbres sont des sujets trop faibles pour une âme de foi (1030) : ils ne sont pas pour lui résister ni pour se présenter devant elle, quand elle vit dans une pleine confiance (1031).
La foi vive est un don si admirable et si prodigieux, qu'on ne le peut exprimer; elle transporte aisément un simple homme au delà des mers, et le fait voler avec joie jusqu'aux extrémités du monde. Il n'y a point de peines ni de travaux qui l'effrayent ; il n'y a point de naufrages ni de périls qui l'épouvantent ; il n'y a point d'obstacles ni de difficultés qui le rebutent. On le voit avecla même assiette au milieudes feux et des flammes, des gibets et des roues, qu'il serait au milieu de ce qui pourrait être de plus délicieux dans le monde (1032).
Il n'y a rien qu'il ne soit prêt de faire et de soutfrir pour les intérêts de son maître, et ce qu'il entreprend c'est avec une audace, un courage, une fermeté; c'est avec un amour, une lorce et une vigueur, c'est avec un zèle, une ardeur et une lumière qui ne se peut dire (1033).
Il n'y a point de sentiment de tendresse qui puisse ébranler sa constance ; il n'y a point aussi, de délicatesse qui soit capable de refroidir ses ardeurs. Car il s'endurcit à tout, ne sentant que le feu divin qui le transporte, qui le dévore et qui le consume incessamment (103i).
Oh 1 quel trésor pour une âme 1 oh! quel
(1021) Quemadniodum hiqni in bello regia signa circumferunt , inagnis laboi ibus indigent et viiilitis, maximaque peritia m ne id hoslibus prndanl : ila el qui Cbrisli nomen portant, non in bello soluni, veruui eliani in pac<- summis viribus indigent, etc. Iugenti enim piofecto opus est robore , ut quis digne portel Cluisli uoiuen. (S. Curvsost., boni. 5 in ) Tim. î.)
(1022) Si i/uis non odit animant suam, non potest meus esse discipulus. (Luc. xiv, 26.)
(1023) Qui ordinale vult aliquid Deo offerre, prinuini seipsum offeiat hosiiaui vivant, etc. (Conc. Aquisyran.,ci\). 10.)
(1024) Qui Christiim Deo se hostiam dédisse videt , ipse quoque corpus suuin Deo liostiam vivenlemexliibeat. (S. Grf.g. Naz., De perject. Christ.)
(1023) Sacri ministerti fulius ollicio, qui Filium Dei secuiuius erat in passione , ejusdeui Chrisli caticem credenlibus piius minislraret in salutem. (S. Auc, serai. "2 De S.Vincentio diac.)
(1026) Servum luuni bunc quem diaconi mini- Sterium subire voluisti, ouini ûde adiniple. (Euchol. Giœc, in ord. diac.)
Te salulis ipsius pericula pro Christo suscepta non nioveanl. Ha:c vera forlitudo est, quant liabel Chrisli atbleia. (S Ambr., lib. i Offre , c. 30.)
(1027) Nibil oiunipotenliain verni tlariorem reddil , quant quod omnipotentes facit ouiues qui in sespeiant: denique omnia possibilia sutil credenli. (S. BtiiN., serin. 83 in Canl.)
(10'28) Habilure Clirislum ver fidem in cordibus veslris. (\iphes. m, 17.)
(1029) Sancli per fidem vicerunl régna... Obitiraveruiil ora teonum, exttinxerunt impelu.ni ignis .. fortes facti suntin bello, castra verterunt exterorum, etc. (Ilebr. xi, 33 seq.)
(1030) In omnibus sumentes scutum fidei. in qun possilis omnia tela uequissimt igna exstinguere. (Kphes. vi, 16.)
(1U3I) Fiile slate, lide certale. Nihil diabolira commenta sic reprimit. 'B. Laurent. Justin., De inler. cons., c. 8.)
(1032) Hanc lidem Domini ascensione auctatn et Spuitus sancli inunere roboratain non vincula, non carceres , non exsilia , non lames., non ignis , non lanialus l'eraruni , non exquisilu persequeuliiini crudelilalibus supplicia lerruerunt. ( S. Léo, seriu. 2 De Ascens.)
Dei liouiinem et cultorem Dei subuixum spei \erilaie ei lidei slabiiiiate fundaium negat (Spirilus sancliis) mundi bujus et saeculi infeslationibus commoveri. (S. Cypr., Contra Demetr.)
(1053) Duo sunt justilia et libellas Ecoesiae pro quibus quisque ûdelis usque ad sanguinem stat'w débet. Si eigo res exigerit... non dubiies laeuliales tuas raptoribus, l'amam ludibrio , fnriuuani periculis, et caput hoslilibus gladiis obje. taie, i i'i. n; Blés., De insl. episc.)
(1034) Non melii frangitur, non poieslale mutalur, non allollitur prosperis , non tristibus nlergitur. (S. Ambr., in psal. civ.)
NhII.i' majores diviliae, nulli thesauri, n alla mundi hujus major substautia. ( S. Aur.., serin, i lie verb. ApaU., c. I.)
fond admirable de richesses divines! oh! quelle source de biens inépuisables que la foi vive ! Qui a cette foi a Jésus, et qui a Jésus a tout. Voilà ce qui doit faire toute la force du diacre, et ce qui seul le peut rendre invincibleet toujours très-fidèle dans les dillîcultés de son ministère (1035).
Et c'est aussi ce qu'on voit particulièrement dans ces trois célèbres diacres dont nous venons de parler; car si l'on admire dans saint Vincent cette grande constance, qui ne put être ébranlée i>ar les brasiers ardents, non plus que par les délices dont le tyran se servit pour le corrompre, l'Eglise nous marque que ce fut un effet de sa foi : Invictus Yincentii animus Jesu Chrisli fide munitus vieil omuiu (1036).
Si Ton est surpris de cette miraculeuse insensibilité et de cette divine force que saint Laurent fit paraître dans le milieu des flammes, les saints nous disent que c'est un privilège de sa foi : Flammas fidei calore non sentit (1037).
Et si saint Etienne nous paraît tellement zélé pour prêcher l'Evangile, et pour rendre témoignage de la doctrine de son Maître, que la présence même de la mort ne peut empêcher qu'il ne l'annonce, le Saint-Esprit nous apprend que c'était un homme rempli de foi, c'est-à dire que c'était un diacre tel qu'il désirait : Yirum plénum fide et Spiritu sancto (1038). Voilà la disposition sainte qui devrait être dans tous les diacres ; voilà ce que l'Eglise exige particulièrement d'eux ; voilà la grâce qui doit reluire en tous ceux qui se présentent à ce saint ordre, et (jue Dieu donne à ceux qu'il y appelle. 1 11 faut encore qu'ils soient, comme saint Laurent, remplis d'une grande charité envers les pauvres, et d'un grand zèle pour
les secourir extérieurement dans leurs nécessités. Ce saint qui paraît avec des expressions admirables de l'esprit de Jésus- Christ, ministre et serviteur de Dieu son Père, se fait voir plein de magnificence dans la distribution de ses trésors, et fuit connaître combien, dans cette aciion,son cœur était animé de sentiments divins, lorsqu'après s'être dépouillé de tous ses biens, il dit avec une foi admirable que ses richesses étaient déjà transférées dans le ciel (1039). C'est ce qui montre encore au diacre une de ses plus grandes obligations, qui est de seivir aux besoins et aux nécessités des membres de Notre-Seigneur dans une foi magnifique, n'ayant rien qu'il ne lui sacrifie avec plaisir et dont il ne se prive pour son amour (lOiO).
11 faut, dans cet esprit, qu'il se dérobe à soi-même tout ce qu'il peut, pour l'employer au service de son divin Maître, lui donnant non-seulement de ses biens extérieurs, mais encore de sa propre substance ; en sorte qu'il n'ait point plus de joie que de mourir pour sa gloire, et de donner même, pour ainsi dire, jusqu'à son corps à manger (10il)J
C'était le grand désir de ce saint, et où le portait son zèle pour le soutien de la foi et de la vie des fidèles : Assalum est, disait-il, jam versa et manduca : nain facilitâtes Ecclesiœ, etc. (10V2). Et ce doit être aussi la disposition continuelle du diacre, qui pour cela tient le calice avec le prêtre, et l'offre avec lui à Dieu, après avoir versé le vin, et avoir offert aussi avec lui le pain dans le sacrifice ; pour témoigner par là qu'il veut être martyr avec Jésus-Christ (1013), qu'il est prêt de verser son sang pour le Fils de Dieu, qu'il désire avec passion de boire
(1055) O tliesauris omnibus opulentior fides. (S. Ahbr., lib. ni De virg.)
Maler el Cous omnium graliarum. (S. Chhïsost., hom. 52 in / Cor.)
Kides sit lecum, et lecum est Deus. (S. Aug , In psal. xcvin.)
Deus adjuvat, fides vires impelrat. ( li>., I. u De Symb.,c. 2.)
■ 1050) Cuim nulla aui toriuemnrum vi , aut acerbilate vel lenilate verborum a proposilo deierreri possel... e carcere eductuin iu molli iul< ilra collocal : et quem crucialrbus in suam seutenliain traheie non poierat, deliciis perdueere coualur. {Brev. Boni., 22 Januar., ibid.)
(1057) In quaniiim in illo lidei ardor fuerit, in lantuin suppliciî tlamma frigescil. (S. Ace, serin. 1 De S. Luuwnt.)
Fide sua persécutons flammas vieil. (Ibid. , Serin. 2.)
lui tides non solum non arsil, sed el consolabatiir ardenlem. (S. Chrysol., serin. 155, De S. Luureni., acl. G, 7.)
(1058) Rcdarguebantur ab eo cum oinni liducia. Fidueialiier agit, , nec mutai , nec imilaïur meus iinperterrila , qua; niagis amal jusliliara quam vilain; (idem quam sangtlinem ; morlciu quam juslili;e laciturmlatein. tptïK., Dau., se. m. 02, De S. Scephau.)
Hun.ilis erat, sed celsus lide. (S. Ace, serra. S De S. S:cpliun.) (103'J) Cunjjiegalis inopum lurbis, Ecclesiaslicuin
censum religiosa liberalitate divisit. ( S. Aiaxim., boni. 1 De S. Laurent.)
Numerosissimos sanciorum pauperum oblulit grèges, in quorum victu alque vestilu inamissiliiles eondiderat facultates. ( S. Léo, Serin, de S. Laurent.)
Cum lliesauri qusererentur ecclesiae , promisit se demonstralurum... Oslendit pauperes, dicens : Hi sunt lliesauri Ecclesia:, et vere lliesauri in quibus Chrisius est, in quibus Chrisli fides est. (S. Amur., lib u O/jlïc., c. 28.)
Facilitâtes in cœlestes tbesauros manus pauperum deporlaverunl. (AeJ. de S. Laurent.)
(1040) Sunl pauperes spiritu. Divitias non pro ipsaruin amore possidenl, sed pro a more Dei , ul ciiluim Dei per eas ampllicenl , vel pro amure Chrisli , ut proximis imle subveuiaiil. (S. Boiuv., De prof, reltg., lib. u, c. 42.;
(1041) Mimsler esl Cbristi usque ad illud opus magna; ebarilatis, quod est aiiimam suam pro Iratribus ponere, hoc est eniin et pro Chrislo ponere... De lali opère eiiam se ininistrum lacère el appellare dignatus esl ubi ait : Sicul Filius hominis non venit minislruri, sed winisirare, el animam suant ponere pro nitiltis. (S. Aug., tract. 51 in Joan.)
1042) Assatum est, jam versa et manduca. Eece quanta esl liiles sanciorum; ecce quanta est in lide virlus, in vinuie Victoria. Sancti , inquit, per /idem v.cerwil rcgtta.(PETR. Blés., serin. 52, De S. Laurent.) (1045) Tu iiunquain suie ministro saerificiuiii oÛerre consueveras. Exporire iiliuiii idoneuui mi-
TRAITE DES SAINTS ORDRES
PART. Ili. DU SACERDOCE.
U.ÏS
son calice, et que sa joie serait de livrer son corps à la mort pour la foi de l'Eglise, et de pouvoir dire avec saint Ignace : Je suis le grain de froment tout prêt à être moulu et froissé par les dents des bétes farouches et par la cruauté des tyrans (1044).
C'est en ce même esprit qu'en l'ancienne Eglise on chargeait le diacre de distribuer aux peuples le sang de Jésus-Christ, dont il est dit dans l'Ecriture : Et transiens ministrabit illis ; et qui, en qualité de serviteur, les sert tous les jours, en leur donnant son corps et son sang pour la nourriture spirituelle de leurs âmes.
D'ici l'on peut remarquer quelle doit être la charité du diacre envers le prochain ; car non-seulement il doit, comme saint Laurent, secourir extérieurement les peuples dans leurs besoins, et les assister, autant qu'il le peut, de ses biens, mais encore il uoit êlre tellement ardent en charité, qu'il soit toujours prêt à se donner et se livrer soi-même pour leur salut, et à leur procurer les richesses spirituelles et les trésors les plus précieux de l'Eglise, qui sont le corps et le sang du Fils de Dieu (1045).
Ce fut là l'emploi que les apôtres donnèrent aux diacres dans les Actes (vi, 2) : Non rst œquum nos deserere verbum Dei et ministrare tnensis : « Il n'est pas juste, dirent-ils,
que nous quittions la prédication de ta parole pour avoir soin des tables (10i6). » Il v avait deux sortes de tables dans l'ancienne Eglise. Les unes qui regardaient le corps, où l'on distribuait par aumône le pain matériel ; les autres où l'on distribuait le pain spirituel du corps et du sang de Jésus-Christ, qui est le grand festin de l'Eglise : et tout cela s'administrait par les diacres (1047), et souvent même ils étaient appelés à dispenser le pain de la parole de Dieu avec les prêtres et avec les évêques, comme dispensateurs des richesses et des trésors spirituels de l'Eglise de Dieu, ainsi que saint Vincent y futappelé, comme supplément de la parole de son évêque (1048).
C'est par ces épreuves que l'Eglise tâche de reconnaître la fidélité de ses ministres : et si elle les applique à ces différents offices de la religion et à tant de différents emplois quelle leur confie dans les ordres inférieurs, c'est pour discerner ceux qui sont dignes de la prêtrise (1049), et qui peuvent être élevés à la suprême dignité du sacerdoce, qui ne doit être conférée qu'à ceux qui se sont acquittés de ces premières fonctions avec tout le zèle, toute la vigilance et toute l'assiduité que demandent le service de Dieu et la sainteté de nos mystères (1050).
nistrum elegeris. Cui commisisti dominici sanguinis dispensalionem, cm consuinmamloruin consortium sacrainentorum, buic consortium lui sanguinis negas? (S. Ambr., lib. î Offre, c. 41.)
(1044; Fi'uinemuiu Chrisii sum, denlibus besiiarum molar. (S. Ignat., Epist. ad Rom.)
Utinam fruar bestiis quae roilii sunt praeparace , quas el oro veloees milli esse ad iuterilum, el ad supplicia, et allici ad coiiiedeiidum me, etc. lgnis, Crux, bestise , confractio ossium, membroruni divisa), el lolius corporis conuilio , et tota tormenta riiaboli in me venianl, lantum Cbristo fiuar. (S. Ii;iut., Episl. ad Rum.)
(1045) Animadverie quod discipulus illius es qui non venil minislrari, sed miuislrare ; pro nihilo ducens in sanctis laboribus perdere vilam, dum consummaret opus quod ei a Pâtre injunctum est. (Rarthol. a Martyr., areb. Uracbar., Slim. pusi., pari. II, c. 1.)
Principes niundi liant ut dominentur miuoribus suis: principes autem Ecclesi* flunt ul serviant eis qurniadmodum acceperunl a Cbristo, ut si opus nient, neque mori récusent pro saluie inimicorum suorum, sicut Apostolus ait (II Cor. xn, 15) : Ego
impendar et super impendar ipse pro ummubut vesln's. (S. Chrysost., boni. 55.)
(1046) In Epistola R. Pétri ad Clemeniem dicitur : nonnullis visum ab inilio diaconale fuisse oflicium pauperum miuislrare mensis. (Guillel. Paris., De sacr. ordin., cap. 5.)
(1047) Diaconorum officium est componere meusam Domini, prsedicare et borlari, sacramenluni Eiicbarisliaî a sacerdote conseçratum erogare ac dispensare populo, etc. (Enchirid. Christian, instit.; Conc. Colon., lit. De sacramenl. Ordin.)
' (1048) Diaconi solebant piœdicare, ut Slepbanus, Laurcntius, Vincenlius. (S. Bonav., serm. ii, in llexam.)
(1049) lia de gradu in gradum ascendant ut iu eis cum aetate viise merilum et docirina major accrescat ; quod et boiiorum operum exemplum et assiduum in Ecclesia minislerium alque major er«a superiores ordines revereniia, elc, coniprobabuul. [Conc. Trid., sess. 25, c. 11.)
(1050) Qui pie el lideliter in ministeriis ante aciis se gesseiiut, ad presbyteraïus ordinem assumunlur, elc. (Conc. Trid., ibid , cap. 14.)