‹ uvres complètes de M. OlierChapitre 268 sur 394 · CXXXVI · texte numérisé non relu

CXXXVI

(1505) Spiritualis omnis imperii Unis est, iibique privant ulililaie neglecia commodis aliorum conquière... Pro oniiiilius dimirat, pro omnibus peccalui. Zelo otnnes persequilur, pro omnibus iuflammallir, tain a lege alienis, quam legi subjeclis ; gentium concionalor , Juibeoiuin paironus. (juin <tiaiti tuajus aliquïd pro suis socundum carnem IValribtis ausus esl (ut ipse quoque aliquid audeam lioc dieens^ eos. ad Clirislum loco suo inlroduci pro sua cbaiïtate optai. (S. Gbeg. Naz., oral. 1.)

0 iugèiiteon aunni prsstauliam ! 0 ingeiiictn animi fer vo rem! Cbristuiri qui uoslra causa malediclinn tactils est, qui inlirmilales noslras snscepil et inorbos poriavil, imilatur: Aut ut moderalius diiaiii, prunus posl Cliristum, ewuni causa, etiam Lanquam impius perpeli non récusai, modo ipsi saluii'in consequaiilur. (Ibitl.)

(1500) Ycra religio est qua et Dcodigna veperatio mipcndiiur, et cultoribus congrtja sanctificalio... Saceiiioiium utrique deservil, seilicel diviiue voluniaii.L't Imuianaesancliticationi. (Guilixlm. Paris.,

iousie des épouses qui désirent de recevoir elles seules les laveurs et les dons des époux. Il ne pense qu'à rendre ses devoirs à son Dieu, et ne s'occupe qu'à l'honorer, à le servir, à l'adorer et à l'aimer en pureté.

C'est le propre des épouses de recevoir les dons et les douceurs de leurs époux, et pour cela les plus aimées en reçoivent aussi davantage. iMais les vrais serviteurs de Dieu et les prêtres de Jésus-Christ ne sont appliqués qu'à ses propres intérêts, et ne désirent que de le glorifier et le faire honorer pattout le monde (1307).

Ce n'est pas à eux à s'enivrer dans l'amour et à se perdre en ses douceurs; ils laissent faire à leur Maître ce qui lui plaît en eux; et s'abandonnant et confiant en sa bonté pour ce qui ies touche, i;s s'appliquent de tout leur cœur à procurer sa gloire, se rendant pour cela attentifs aux besoins de tout le monde, et se tenant toujours prêts à le servir en toutes choses (1308).

C'est pour cela qu'il ne doit point y avoir de moments oisifs et inutiles dans 'la vie d'un prêtre, et qu'il ne faut pas qu'il ait d'application à soi, ni qu'il recherche de satisfaction sensible dans les plaisirs de la chair. Le prêtre, toujours libre d'esprit, toujours attentif à Dieu , toujours perdu en Jésus- Christ, pour rendre en lui à Dieu tout ce qui lui est dû de la part de tout le monde, doit être dégagé de toutes ces délicatesses, aussi vaines qu'elles sont indignes de son caractère (1309).

Or, quand je dis que le prêtre doit être toujours perdu en Jésus-Christ, j'entends qu'il doit être si étroitement et si intimement uni à Jésus-Christ, et avoir son âme tellement abîmée en lui, qu'il en prenne les sentiments, les dispositions et tous les mouvements; qu'il entre totalement dans les

tract. Ctir Deus Itomo, c. 7.)

lulelligant (clerici) se cum in Dci mililia ascripti sunt, non ad comnioilitales aut voluptates, sed a t labores ac sollici ludines vocalos esse; et in iis un merari, quos dédit Deus in opus miiiisierii. (Couc. HedioL, i, p. Il, lit. De vil. el lion, cter.)

(1507) Fidelis servus es, si non qux tua sunt quajris, sed qute Jesu Cllristi, el in symboliim publics; ulililalis conféras, quod libi cœleslis gralia praerogavit. Quxie ergo non quod libi expédiai, sed quod inullis. (Petr. B!es , De instil. epise.)

(1Ô0S) S'il in vobis iste fervor. Si atnalis Deuin, rapiie omnes ad amorem Dei. Kapite eos ad fruen- (liiin, cl dicile : Magnïficaie Dominum mecum, el etaUemus nomen ejus in idipsum. [l'sut. xxxiii, i.) lt.ipiie quos poiesiis, boriando, portando, rogando, etc. Kapile ad amorem, ut niaguilicent Dominum. (S. Ane, lnpsal. xxxm.)

Sacerdolum est qiudquid possunt ad utililalem gregis sibi commissi lacère : quod auiem \ires suhs excedil Domino devolissime cominendare. (lioc. a S. Vict., Desaaam., lib. i. )

(1500) Nulluin teiuptis ferialum babeas. ( Pkth. Blés., De instil episc.)

Nullum tempus le inventât otio-mn. (ibid.)

Recédât ab animo meo omnis delectatio q»ise extra iliuni esl, nullus vitae prsesenlis affectus, nullum inilii solatiuin blandialur. ( S. An-i.hi., lib. x, médit. 1.

TUAIT!. DFS SAINTS OKDRl.S. — PART. III. DU SACERDOCE.

Applications de Jésus même envers son Père (1310).

Je sais des prêtres qui, dans l'union qu'ils ont au Fils de Dieu* se sentent vivement pénétrés et tout remplis de ces mômes dispositions envers toutes choses. Quelquefois ils sentent une charité immense pour le prochain : d'autres fois ils se trouvent tout pleins de ses louanges envers Dieu : souvent ils sentent les mouvements de son amour ardent; et toujours ils ont le cœur brûlant de son zèle pour la majesté de son Père.

Ce qui est admirable, et que le commun des Chrétiens ne conçoit pas, est qu'il s'en est vu, et j'en ai même connu quelques-uns, qui se sentaient comme s'ils eussent été partout le monde dans les ciboires, et qui étaient rendus participants des louanges et des devoirs envers Dieu, que Jésus-Christ lui rendait partout dans le Saint-Sac renient. Ce qui fait bien connaître quelle est la communication que Notre-Seigneur Jésus-Christ fait au prêtre de ses dispositions intérieures et de ses mouvements plus purs envers son Père (1311).

Cette grâce est commune à ceux qui veulent vivre selon la foi, et jouir des privilèges des saints prêtres, c'est-à-dire qui veulent s'unir intérieurement à Jésus-Christ, se. lier à lui d'affection, et demeurer toujours perdus on lui, pour s'élever en lui incessamment, à Dieu (1312).

C'est là la vie du prêtre, que de vivre uniquement pour Dieu en Jésus-Christ, c'est àdire en sa vertu, en sa grâce, en son esprit, en ses mœurs et en toutes ses saintes et adorables dispositions. Ce qui semble difficile à concevoir est comment le prêtre, qui ne voit pas ainsi que Jésus-Christ tout ce qui est adorable en Dieu, peut néanmoins, comme lui, l'honorer et le glorilier (1313); niais c'est là le privilège de la foi, qu'il faut

admirer, quand même on ne le c.omprenprendrait pas.

La foi propose Dieu tel qu'il est en tous ses attributs et en toutes ses grandeurs; elle le propose adorable, comme il est en luimême; elle le propose tel que Jésus même le connaît. La foi s'étend à tout ce que Jésus-Christ voit, et il n'adore rien qu'il ne nous le propose aussi par la foi à adorer. De sorte qu'en nous présentant par la foi devant Dieu tel qu'elle nous le montre, nous le voyons en tout ce qu'il est adorable (1311).

Or avec la foi, qui est le fondement de ^M notre religion, qui nous propose Dieu nonseulement tel que nous le voyons, ou tel que nous le concevons, mais qui nous le montre tel qu'il est en lui-même, et qui a cet avantage quand elle est vive, de porter toujours dans l'âme avec elle l'espérance et la charité (1315), nous avons encore ce bonheur de posséder le Saint-Esprit qui satisfait à tous nos devoirs; car alors il n'est point arrêté ni restreint par nos vues ni par notre propre activité (1316); il rend en nous à Dieu tous les devoirs de notre vocation, et satisfait à toutes les obligations de notre ministère. Ainsi en nous laissant à lui, en nous abandonnant à sa vertu, et ne cherchant que Dieu seul et son divin service, nous nous trouvons en état de remplir toutes nos obligations, de satisfaire à tous nos devoirs, et de répondre à tous les desseins que Notre-Seigneur a pu avoir sur nous, en nous appelant au sacerdoce (1317).

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