‹ uvres complètes de M. OlierChapitre 393 sur 394 · SENTIMENTS SUR LES GRANDEURS DE S. JOSEPH · texte numérisé non relu

SENTIMENTS SUR LES GRANDEURS DE S. JOSEPH

gloire commencée déjà dans la vileté , l'abjection et la petitesse de leur vie.

0 Jésus , je ne m'étonne pas si vous demeurez trente ans entiers dans cette heureuse maison sans quitter saint Joseph. Je ne m'étonne pas si vous êtes inséparable de sa personne. Sa maison seule vous est un paradis , et son sein est pour vous le sein de votre Père dont vous êtes inséparable, et dans lequel vous prenez vos délices éternelles. Fors de cette maison , vous ne trouvez que des objets funestes, que des pécheurs, ces tristes causes île votre mort; et dans la maison de Joseph, qui est ;:ussi celle de Marie, vous trouvez les objets les plus délicieux de votre joie, les saintes sources de votre vie. Vous ne sortez jamais de ce saint lieu que pour aller dans le temple, et le monde se moquait de lotre solitude et de cette vie retirée; mais il ne savait pas que le temple était une ligure morte du sein de votre Père , et que saint Joseph comme son image vivante était le lieu de ses délices et de voire repos.

Qui pourrait donc dire l'excellence de notre saint, le grand respect que Notre-Seigneur avait pour lui et l'amour fort que la sainte Vierge lui portait ; Jésus-Christ regardant en lui le Père éternel Comme son Père, et la très-sainte Vierge considérant en sa personne le même Père éternel comme son Epoux.

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