PART. I
demandant à Dieu qu'il lui plaise y conformer son Eglise.
Sur le troisième dizain. — En disant le Pater, on adorera le Saint Esprit, comme sanctificateur de la très-sainte Vierge.
Pendant les dix Ave Maria, il faut honorer la sainte Vierge comme le temple et le sanctuaire du Saint-Esprit, dans laquelle il a versé la plénitude de ses dons. 11 faut encore respecter toutes les opérations divines qui ont rempli son âme pendant sa vie voyagère, et qui continuent encore dans le ciel, le Saint-Esprit opérant plus en elle dans le temps et dans l'éternité que dans toutes les pures créatures ensemble.
A la fin il faut dire Gloria Patri, pour glorifier le Saint-Esprit d'avoir choisi la sainte Vierge pour son temple et de l'avoir ornée et remplie de tant de dons, desquels on demandera la participation pour soi et pour la sainte Eglise.
Sur le quatrième dizain. — En disant le Pater sur le gros grain, il faut adorer Dieu le Père comme glorificateur de la très-sainte Vierge et de toute l'Eglise triomphante.
Sur les dix Ave Maria, il faut considérer et honorer la sainte Vierge comme ia joie des anges et des bienheureuxdans le ciel. Il faut s'unir à eux pour entrer en leur complaisance envers elle, et dans les louanges et les bénédictions qu'ils lui rendent.
A la fin il faut dire le Gloria Patri, pour remercier la majesté de Dieu de l'avoir établie dans le haut point de gloire qu'elle possède, demandant la grâce de pouvoir contempler un jour sa beauté et toutes les vertus dont Jésus-Christ l'a revêtue.
Sur te cinquième dizain. — En disant le Pater, il faut adorer Jésus-Christ régnant en la sainte Vierge, et en elle régnant aussi sur son Eglise militante.
Pendant les dix Ave Maria, on honorera la sainte Vierge comme la reine de l'Eglise, comme l'aide des Chrétiens, et comme le refuge des pécheurs : respectant la part que Dieu lui a donnée en la royauté de son Fils sur l'Eglise. On honorera la puissance que Dieu lui a donnée sur ses ennemis, on 1 invoquera sur l'Eglise, on la conjurera de régner en son Fils et par son Fils sur le monde, on la priera d'y vouloir détruire le. péché, abattre l'orgueil du démon, nous fortifier en esprit contre l'infirmité de la chair : en un mot, nous remplir de la vertu de Jésus- Christ Notre-Seigneur, en qui nous puissions régner sur tout ce qui s'oppose à lui durant cette vie.
On dira le Gloria Patri à la fin, pour remercier Notre-Seigneur d'avoir si pleinement régné en elle et sur elle dans l'Eglise, et d'avoir détruit tant d'hérésies et tant d'erreurs, le priant encore qu'il achève d'extirper par elle ce qui en reste au monde, qui croît tous les jours en ténèbres et en malignité.
Sur le sixième dizain. — Pendant le Pater, qu'on récitera sur le gros grain, on adorera le Saint-Esprit comme consolateurde l'Eglise
souffrante (236), en la très-sainte Viewge.
Pendant les dix .4 v c Maria, on honorera la sainte Vierge, comme la consolation des affligés, et surtout comme le soulagement des âmes qui souffrent dans le purgatoire.
On l'invoquera sur toutes les âmes qui gémissent en ces flammes, et qui ne peuvent plus se secourir elles-mêmes, ni demander sensiblement de l'assistance au monde ; mais principalement on lui demandera en Jésus-Christ et par Jésus-Christ même le soulagement et la liberté de tant d'âmes délaissées dans le fond de ce cachot, dont personne ne se souvient, et qui sont sans aucune assistance.
On dira le Gloria Patri pour remercier Dieu de toutes les délivrances qu'il a accordées à ses prières, y ajoutant un Requiem ou un De profundis.