‹ uvres complètes de M. OlierChapitre 8 sur 394 · CHAP · texte numérisé non relu

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la vie au corps, qui demeure-à demi mort et sans vigueur, a cause que l'âme est transportée en Dieu, et ne vit plus qu'en Dieu. Et comme elle emprunte les qualités de Dieu et de son être ; Dieu, qui bien loin d'être propre à nous animer, l'est plutôt à nous consumer, étant tout feu en lui, étant aussi tout l'être pour qui toutes choses sont faites, et q-ui n'est fait pour aucune; de là vient que l'âme est bien plus pour lui que pour le corps; et ain<i elle se perd bien plutôt en lui, qu'elle n'est pas capable de l'attirer au corps pour l'animer, et pour rendre Dieu sa forme.

L'Ame donc étant en Dieu et se perdant en lui, s'abîmant en son amour et s'unissaut à lui, devient participante de la vie de Dieu même, et est ainsi ressuscitée en esprit. Elle est intérieurement participante de la résurrection du Fils de Dieu, qui extérieurement était caché en Dieu en la vertu de cette vie divine qui le perdait en elle, et qui abîmait tout l'être infirme, et la vie de ia chair qui était auparavant en lui. C'est là la première conformité à laquelle l'esprit do Jésus-Christ nous appelle, lorsqu'il nous dit que nous le suivions, en nous rendant semblables à lui (14).

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