III. DE LA SOUMISSION AU REGLEMENT
ne pouvoir se soumettre ; comme ils affectent naturellement l'indépendance , et qu'ils la considèrent comme leur souveraine félicité, ils ne peuvent souffrir d'autres règles que celles qu'eux-mêmes se prescrivent ; et ils ne veulent pas même écouter sur cela les avis qu'on leur donne, parce qu'ils ne veulent pas être gênés dans leur conduite , ni perdre la liberté de faire ce qui leur plaît. De ià vient que l'obéissance qui fait la joie des saints et la consolation des humbles, leur paraît un supplice ; ils considèrent la vie réglée comme une insupportable captivité ; ils fuient les maisons où l'on observe quelque ordre , comme on fuit les prisons, enfin ils n'entendent jamais parler de règlement , qu'ils n'en conçoivent de l'aversion et qu'ils n'en insinuent, autant qu'ils peuvent, le mépris. « Tantôt, i> dit saint Bonavcnture , « ils publient qu'il ne faut point tant de façon pour bien vivre, ni tant de cérémonies pour être saint ; tantôt ils disent que les règlements ne causent que des scrupules, et ne sont bons qu'à donner du trouble cl de rinquiétude ; d'autres fois ils prétendent qu'une si grande ponctualité n'est pas nécessaire pour se sauver ; souvent même ils en viennent jusqu'à tourner en ridicule les avis qu'on donne, et la personne même des supérieurs (98).
Il y a dans le monde une infinité de gens infatués de ces pensées. Il est vrai qu'on en trouve peu de cette sorte, dans les communautés bien réglées ; parce qu'il y en a peu qui , en y entrant, ne soient résolus à observer le règlement. Mais le grand désordre qu'on y voit souvent, est celui de plusieurs personnes, qui , étant d'ailleurs assez persuadées de l'utilité des règles, et des avantages que l'on trouve dans leur observation, croient néanmoins avoir quelque raison de ne s'y pas soumettre comme les autres, parce qu'elles s'imaginent avoir droit à des exemptions particulières. C'est de ces sortes de personnes que nous avons à parler maintenant, parce qu'il est important de leur donner quelques avis, sans lesquels elles seraient en danger de se perdre dans la maison, et de faire un tort irréparable à la communauté.
Or , je remarque principalement cinq sortes de personnes auxquelles ces avis sont nécessaires. D'abord ils sont nécessaires aux anciens qui demeurent depuis longtemps dans la maison. Comme ils se persuadent aisément qu'ils sont plus avancés dans la vertu que les autres, ils s'imaginent aussi n'avoir plus tant besoin des secours extérieurs. Ils sont assez convaincus que les règlements sont nécessaires, ppour retenir les commençants dans le devoir ; mais ils croient être assez forts pour s'y maintenir d'euxmêmes , et ils pensent qu'on ne doit pas trouver mauvais qu'ils prennent un peu plus de liberté, g^^ après qu'ils ont fait paraître pendant plusieurs ^V années une assez grande fidélité.
cant, aut ccrte calumniis fucatis impugnauè. {Spcciu. discipL ad novit., Prolog.)
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Comme ces sentiments sont capables de ruiner ne reçoit pas si aisément une teinture incflaçabi'e , »
en peu de temps, l'édifice de leur perfection, aussi dit saint Grégoire de Nazianze (S. Grec. Naz., Orat.
Lien que l'ordre de la communauté, il est important Apol., n. 12), « l'odeur ne se répand pas si facilement,
de les détromper de celte erreur. Pour cet effet , Tair empesté ne se communique pas si promple-
voici quelques considérations auxquelles ils doivent ment, que le commun des hommes n'imite les im-
faire particulièrement attention. Il est certain perfections des anciens, et de ceux qui paraissent
d'abord que plus ils sont anciens dans la maison, élevés au-dessus d'eux (101). Si donc quelqu'un des
plus ils sont obligés d'en respecter l'ordre et d'en nouveaux venus est témoin de la négligence d'un
observer les règlements. « C'est une grande illusion ancien, s'il remarque que celui-ci fait peu de cas
à un ancien, s disait autrefois saint Eucher, « de s'imaginer que l'obéissance ne lui sied pas bien, après que Jésus-Christ ne l'a pas jugée messéante en sa personne ; cette vertu, si nécessaire aux commençants, doit faire la gloire des anciens (99). n
Quels reproches en effet ne mériteraient-ils pas, si, étant plus anciens, et par conséquent accoutumés à mener une vie plus réglée que les autres, ils refusaient cependant de s'y assujettir (99*^? Puisqu'ils sont anciens dans la maison, c'est sur eux que se régleront naturellement la plupart des nouveaux, qui croiront pouvoir faire innocemment ce qu'ils verront faire à ceux qui demeurent depuis longtemps dans la maison (100). Il faut donc que les anciens se rendent exacts en toutes choses ; ils doivent se persuader que cette exactitude est le plus beau privilège de leur ancienneté ; que c'est par leurs progrès dans la vertu , et non par le nombre des années, qu'ils doivent compter le temps de leur séjour dasis hi maison, selon celte belle parole de saint Eucher : Jllum tantum diem vixisse te computa, qiiem sine ulla reguUv transgressionevixisti. (Ilom. 9, Ad monach.) En un mot, pour paraître plus anciens, ils doivent être plus humbles, plus mortifiés, plus ponctuels aux rè-
des petites choses, et viole sans scrupule l'ordre de la maison, que fera ce nouveau venu ? Voyant le chemin de la liberté frayé par la conduite d'un ancien, il le suivra naturellement, et sera même tenté d'élargir encore la voie. Il ne demandait pas mieux que d'avoir cette ouverture ; il éprouvait déjà une grande répugnance à observer la règle ; il n'attendait autre chose pour s'émanciper, sinon que quelque ancien lui servît de guide , et fournit un prétexte à son infidélité. Voilà comme la discipline se relâche dans les communautés; voilà comme l'exactitude se perd, voilà par où commencent les plus grands dérèglements ; et si c'est vous qui en êtes la cause, par votre exemple, quel terrible compte ne faudra-t-il pas que vous en rendiez à Dieu, puisque vous serez coupable de tous les maux qui suivront nécessairement vos pernicieux exemples? Considérez bien ce que c'est qu'une communauté déréglée; voyez les désordres et les scandales sans nombre qui la défigurent, aussitôt que la règle n'y est plus en vigueur. C'est de tout cela que vous serez obligé de répondre au jugement de Dieu, si vous contribuez au relâchement des autres, par votre infidélité aux règles. C'est ce que doivent surtout considérer
glements, plus fidèles en tout, selon cette parole les anciens, pour éviter de rien faire qui puisse mal
de Notrc-Seigneur dans l'Evangile : Qui major est in vobis, fiât sicut minor ; et qui prœcessor est, sicut ministrator. {Luc. xxii, 26.) Ceux qui, par leurs exemples, fortifient la communauté, y font croître la vertu, y maintiennent l'ordre et la discipline, ce sont ceux là qui se rendent recommandables, bien plus par leurs mœurs que par leur âge ; ce sont ceux-là qui soutiennent la maison comme de fortes colonnes ; parce que ce sont eux qui soutiennent les autres, par le secours de leurs oraisons, par leurs discours édifiants, et surtout par le spectacle touchant de leurs actions et de leur vie.
Mais si les anciens, quand ils sont fidèles, procurent de si grands biens à h communauté, il n'y a rien aussi qui lui cause plus de dommage que leur négligence et leur infidélité . Plus ils sont anciens, plus ils font de mal, parce qu'il n'y a rien de plus puissant que l'exemple, et surtout l'exemple du mal, comme l'expérience le prouve tous les jours. « Le drap
(99) NuUus senior tam dodus apparoat , ut putet quod eum non deœat obedicMilia, ipiic Dtîum deciiit : humilitas enim at(|ue obedienlia in junioribus adlinc n(!cessitas, in S(Mii()ribus vero dignitas ; ilic enim bcni; prolicit, ille b(!nc consummal, qui (|uoti- (l'c sic agit quasi semper incipiat. ( Hom. 5 Ad monach.)
édifier les autres. » (S. Bonav., Spcc.discipl.ad novit., p. I, c. A, n. 6.)
La seconde sorte de personnes qui souhaitent ordinairement des dispenses, dans les communautés, et qui ont beaucoup de peine à s'assujettir à l'ordre commun, ce sont les personnes de naissance et de condition. Comme elles ont été considérées plus que les autres dans le monde, elles croient avoir droit aux mêmes égards dans une communauté ; il leur semble qu'on doit faire quelque aUenlion à ce qu'elles sont. Comme elles étaient accoutumées dans le monde, à faire en tout leur propre volonté, elles ont beaucoup de peine à mener une conduite régulière, et à se persuader qu'elles sont obligées de suivre ponctuellement les règles de la communauté.
Pour se détromper de cette fausse persuasion, elles doivent bien considérer, que plus elles sont élevées au-dessus des autres parleur naissance, plus
(99") Augmenta enim merilorum debent esse incitamenta profectumn. {Ibid.)
(100) Quanto senior est, tanto plus débet sludcre a^dificationi et profcclui. (Ihid., p. OriS.)
(101) Vita eoruui si sit bona , cl anqdius si sii mula, tradilur in exeniplum.
nî-O TKAITE DE L'OBEISSANCE. — PART. I!l
plies sont obîigéos de se soninettre à l'ordre comnuin. Qnauto inagntts es, dit le Sage, Immiliu le in omnibus; et coram Deo invenies (jratiam. {Eecli. m , 20.) D'où les saints concluent que la première mesure de l'abaissement, pour un \rai serviteur de Dieu, est la mesure même de la grandeur dans laquelle il a vécu : Mensura humilitalis ciiique ex mensura inatjnitudinis data est. (S. Auc, De S. Yiryin, n. 51.) Ainsi, dans le sentiment des saints, si vous êtes considérable dans le inonde, par votre naissance, par vos emplois, par vos richesses, ou par quelque autre avantage, bien loin de trouver en cela un motif suffisant pour être dispensé du règlement de la communauté, vous devez vous en servir au contraire, comme d'un motif qui vous oblige à être plus exact et plus soumis, et à vivre dans une plus grande dépendance.
Il est vrai que, dans cet état de grandeur, on éprouve naturellement plus de peine à se soumettre, que dans une condition basse et commune; mais il ne faut pas que cette peine vous décourage ; car plus elle sera grande, plus vous aurez devant Dieu de mérite à la vaincre. C'est le malheur des grands du monde, d'avoir beaucoup de peine à s'humilier ; étant nés, ce semble , pour commander, ils ne peuvent qu'avec beaucoup de violence, se résoudre à obéir ; mais rien aussi n'est plus agréable à Dieu, que de se faireccltcviolenceetde surmonter cette peine, pour lui être fidèle. Vous devez d'ailleurs considérer que, si vous êtes plus élevé que les autres , vous êtes , par cela même, plus obligé que les autres de donner bon exemple; car votre condition relevée fait que vous êtes plus exposé à la vue de tous, "qu'on vous considère davantage, et qu'on jette plus ordinairement les yeux sur vous; en sorte que vous êtes beaucoup pjus en danger que les autres de donner du scandale, en vons écartant de l'ordre commun.
Mais après tout, il faut que vous sachiez que, si vous êtes considérable dans le monde, par les avantages que vous y possédez, vous n'êtes pas pour cela plus considérable dans la maison de Dieu, où tous se doivent regarder comme frères, où l'on ne doit faire aucune acception de personnes, et où l'on doit juger de tout selon l'esprit de Dieu et de la religion, c'est-à-dire d'après la sainteté qui seule vous rend recommandable devant lui, et non d'après les grandeurs qui nous rendent considérables devant les hommes (102). Ainsi, que tous ceux qui jouissent de quelque considération dans le monde, s'attendent qu'on ne les estimera ici, qu'autant qu'ils seront fidèles à Dieu, et exacts à leurs règles; et, au lieu de se plaindre qu'on ne les traite pas autrement que les autres, qu'ils bénissent Dieu de ce qu'ils sont dans un lieu où, sans aucun égard pour leur personne, on ne s'applique qu'au bien de leur àme, et à tout ce qui peut procurer leur salut, selon celte grande rè-
(102) Summa apud Dcum nobilitas, clarum esse virtutibus ; nam et frustra sibi aliquis de nobililiite gencris applaudit, ciim uiiivorsi paris honoris et cjusdem apud Dcuiu pretii sint, qui uno Cliristi sau-
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gle dos saints : Ncscit reliijio nostra penonas accipere ncc coudiliones liominum ; scd aninios inspicit singii- Ivrum. (S. Paulin., epist. 109, inter Opéra S. Hier.)
La troisième sorte de personnes qui sont ordinairement plus portées à s'exempter du règlement, cl qui ont plus de |ieine à s'y soumettre, ce sont les docteurs et les personnes savantes ou studieuses. C'est sur ce fondement que saint Ignace, parmi les examens qu'il a établis pour ceux qui demandent à être admis dans sa compagnie, veut qu'on demande à ceux qui ont plus d'ouverture pour les sciences, s'ils consentent à suivre la règle commune, sans aucun privilège ni aucune prérogative : An contenli fucrint eodcm alque alii modo ibi aijere, nullisque privilegiis ant prœrogativis,mimmis omnium antcire. (S. Ignat., Exam., c. 7.) Comme ils ont ordinairement une trèshaute idée de l'importance de leurs études, pour y donner plus de temps, ils sont aisément tentés de retrancher quelque chose des exercices de piété ; et comme ils ont dans plusieurs communautés, des exemptions et des dispenses, ils souhaiteraient en avoir aussi dans un séminaire.
Mais ils doivent considérer, que la principale science à laquelle nous devons aspirer ici, est celle des saints; que notre principale étude doit être celle du salut ; que si nous devons travailler pour être savants, nous devons travailler encore davanta^îâ pour être saints ; que la voie de la sainteté étant >;.i la soumission au règlement, nous ne pouvons nous en dispenser sous prétexte d'éludé, sans sortir de l'ordre de Dieu, et sans négliger notre principale affaire ; qu'enfin on a tellement réglé ici tous les exercices, et on a tellement partagé le temps entre la piété et la science, qu'on a donné à chacun de ces objets ce qui est nécessaire pour y bien réussir, en sorte que le meilleur pour tous, est de se soumettre ponctuellement à l'ordre commun.
La quatrième sorte de personnes qui cherchent à se dispenser du règlement, ce sont les lâches et les paresseux qui ne peuvent se résoudre à l'observer exactement, parce qu'ils trouveraient trop de peine dans cette exactitude, et qu'il faudrait pour cela se faire trop de violence. Mais ils doivent considérer que leur lâcheté seule et leur peu de ferveur, son' cause qu'ils y trouvent tant de peine. En effet, il n'y a guère d'emploi ni de profession dans le monde où il n'y ait beaucoup plus à souffrir. Et puis, quand il y aurait un peu de peine dans l'observation de votre règlement, la grâce et la perfection que vous pouvez acquérir par cette voie, ne mérite-t-elle pas bien que vous fassiez un peu d'effort? Espérez-vous donc vous sauver sans vous faire violence? D'ailleurs soyez bien assuré que la peine attachée à l'observation du règlement, sera bientôt passée, et qu'elle sera, dans peu de temps, le sujet de votre plus grande
guine suntredempti, nec intcrest qua quis conditionc nains sit, cum oinnes in Christo a'qualilcr renascainur. (S. Pauli.n'. , cpist. 109. , inter Opéra S. Hioron.)
joie. < Voilà, » dit saint Bernard, a ce qui arrive ordinairement aux commençants. D'abord, le règlement leur paraît insupportable ; peu à peu ils le trouvent moms pénible ; puis ils n'y ressentent plus aucune peine ; et enfin ils y trouvent même de la joie : Importabile vidctur ; processu temporis, si assuescas, judicabis non adeo grave ; panlo post, nec setUies ; paulo post, etiam delectabit. t C'était aussi la pensée de saint Isidore : « Ce n'est pas l'impossibilité de nos règles, > dit-il, « qui les rend pénibles, mais leur nouveauté ; que l'on s'accoutume à les observer, et personne ne les trouvera difficiles (103). »
Enfin il y a une dernière classe de personnes qui se dispensent du règlement, et qui sont même dans la nécessité de s'en dispenser; ce sont les infirmes. Mais qu'ils ne s'en dispensent pas au moins sans permission, pour ne point perdre le mérite de l'obéissance. Qu'ils prennent bien garde surtout de ne point se flatter en cela ; car souvent une infirmité,
remarquable, qu'il avait appris d'un vénérable abbé, nommé Horace. Ce saint abbé lui raconta un jour, qu'étant à l'oraison, il avait vu un ange qui encensait tous ceux qui s'y étaient rendus de bonne heure. Ce qui le surprit surtout, c'est que l'ange encensait aussi les places de quelques absents, tandis qu'il passait les places de quelques autres, sans leur rendre cet honneur. Comme le saint abbé était en peine de savoir pourquoi l'ange mettait cette différence entre les uns et leS autres, il en reçut cette réponse : Ten- ' censé les places de ceux qui, n'ayant pu venir à l'oraison, s'en sont dispensés avec permission ; parce que n'étant absents que par obéissance, ils ne sont pas privés de la bénédiction que Dieu donne aux présents; mais pour les autres, ils se rendent, par leur paresse et lâcheté, indignes de cette grâce (104).
On voit, par cet exemple, combien il est important de ne point se dispenser de soi-même du règlement, et combien il est utile à ceux même qui ne peuvent qui empêche d'observer un point du règlement, l'observer, de ne s'en dispenser jamais sans permislaisse assez de force pour accomplir les autres, sion.
Qu'ils ne s'arrêtent donc pas tellement à considérer leur infirmité, que, dans les occasions particulières, ils ne consultent aussi leurs forces et leurs obligations. Mais surtout, afin de ne pas être exposés à se tromper, en s'établissant juges dans leur propre cause, qu'ils consultent les personnes qui ont de l'expérience, et que Dieu leur a données pour les conduire ; ils verront qu'on aura foute l'attention possible pour ne rien leur demander qui soit audessus de leurs forces ; et ils auront la consolation de voir qu'on usera de condescendance pour leurs infirmités, sans condescendre à leur lâcheté ; en sorte que, s'ils ne font pas autant que les autres qui sont en pleine santé, ils feront néanmoins comme eux, autant que leurs forces le leur permettent : Unusquisque sicut accepit gratiam. {I Petr. iv, 10.) Voici donc les règles qu'ils doivent suivre pour ne point se relâcher dans leur état, et ne point perdre le fruit des excercicesde la communauté. La première, est de se rendre fidèles à tous les points du règlement qu'ils pourront observer, et de s'y rendre même plus fidèles que les autres, afin de suppléer par là à ce qu'ils ne sont pas en état d'accomplir. ?° S'il y a quelques exercices que leurs infirmités ne