‹ Œuvres complètes de M. Tronson, supérieur du Séminaire de Saint-SulpiceChapitre 160 sur 303 · VII? ENTRETIEN · texte numérisé non relu

VII? ENTRETIEN

De l'obtiijation de correspondre à sa vocation à téui ecclésiastique.

Je vous ai parlé, dans les derniers entreliens, de la vocation à l'état ecclésiastique ; j'ai tâché de tous faire connaître combien il est important et pour l'Eglise et pour son propre salut de ne point s'engager dans cet état sans une vocation divine. Je vous ai proposé quelques marques pour connaître si Dieu vous appelait à cet état. C'est à vous à vous appliquer ce qu'on a dit, et à prendre conseil pour savoir si vous réunissez ces marques. Que si après avoir beaucoup examiné et beaucoup consulté sur votre vocation, on vous donne quelque assurance, entrez, à la bonne heure, mais entrez avec crainte et tremblement, parce que vous pouvez vous tromper, et vous avez peut-être trompé ceux que vous aurez consultés ; et quand même vous seriez sûrs de votre vocation, ce qu'on ne doit jamais assurer, vous devez encore beaucoup craindre dans la v.ue de la grande sainteté que demande cet état, et dans la considération que plusieurs de ceux qui y entrent même avec vocation, s'y comportent mal et y lont un malheureux naufrage, parce qu'ils ne réim jour Notre-Seigneur vous faire ce reproche san- pondent pas à leur vocation. Supposant donc votre

{,'lant : Amicc, quomodo linc inl:rasti? {Muttli. xxii, 12.) Mon ami, comment vous êles-vous ingéré dans mon Eglise? comment avez-vous osé usurper les ministères de ma maison? Quomodo hue intrasti? os meum non interrogasti. (Isa. xxx, 1, 12.) Qu'on lui lie les pieds et les mains, et qu'on le jette dans les ténèbres extérieures : Ibi erit fletus et stridor dcnlium. {Matth. viu, 12.)

Si nous avions l'esprit des saints, nous n'aurions pas de peine à nous éloigner du sacerdoce. Les fiaints qui ont le mérite veulent se retirer, ils pleurent, ils gémissent, il faut les presser, ils disent

vocation, j'ai dessein de vous faire voir aujourd'hui, que vous devez avoir un soin tout particulier de répondre à votre vocation, et j'ai trois choses à vous dire : Premièrement, ce qui doit nous obliger à réjtondre à notre vocation ; secondement, les fondements que nous avons de craindre que nous ne répondions pas à notre vocation ; troisièmeniont , enfin, les moyens qu'il faut prendre, ou ce qu'il faut faire pour y répondre.

Premièrement, ce qui doit nous obliger à répon- <lre à notre vocation, c'est que si l'on n'y répcuidaît pas, on ferait, premièrement, une grande injure à

ENTRETIENS ECCLESIASTIQUES

Dieu; seeon(îenient, on causerait une grande douleur à l'Eglise; troisièmement, on se ferait un grand tort. Premièrement , nous ferions une grande injure ;\ Dieu. Je vous disais dernièrement que c'est faire une grande injure à Dieu que d'entrer dans l'état ccclésiasiique sans vocation ; mais je ne sais si l'on ne lui fait pas autant d'injure lorsqu'après avoir été appelé on lui manque de fidélité. Il me semble que par cette infidélité on lui en fait davantage. Car Dieu regarde comme un aveuglement la conduite de ceux qui s'engagent sans vocation ; mais lorsqu'une personne qu'il avait appelée, à qui il s'était confié, à qui il avait fait beaucoup de grâces, à qui il avait communiqué tous ses secrets, vient à lui être infidèle et à lui fausser sa foi, peut-il en recevoir une plus grande injure? Notre-Seigneur se plaint pour cela de la trahison de Judas d'une manière qui marque bien le ressentiment de son cœur : Si inimicus meus maledixisset mifii , sustinuissem utique. Tu vero, homo imanimis, duxmcus et notiis métis, qui dulces mecitm capicbas cibos! (Psa/. liv, 13, 14, 15.) C'est ce qu'il ne peut supporter ; c'est pourquoi il faut bien se donner de garde d'en venir jamais à cet eïcès d'ingratitude et d'aveuglement. Quelle injure ne fait pas à un roi un général d'armée qui le traliit! Mais un prêtre qui abandonne le service de Dieu! peut-on concevoir rien de plus injurieux?

Secondement, il faut aussi prendre garde que par cette conduite on fait à l'Eglise un outrage sanglant ; car il n'y a rien de plus affligeant pour cette bonne mère que de voir des personnes à qui elle s'est confiée, à qui elle a confié ses sacrements et ses enfants, de qui elle a reçu des services pendant quelque temps, l'abandonner lâchement pour suivre leurs propres désirs. Celte conduite donne aussi une atteinte effroyable à la piété des fidèles; et ne peuton pas dire de ces sortes de personnes ce qu'on disait d'un grand défenseur du peuple de Dieu , qui était mort : Quomodo cecidisti qui salvum faciebas populum Dei? Hélas! comment êtes-vous tombé, vous qu'on a vu si fervent, si zélé pour les intérêts de Dieu, et si affectionné pour le salut des âmes ! Quomodo cecidisti qui salvum faciebas populum Dei!

Troisièmement,joignons-y nos intérêts. Car si nous ne sommes fidèles à persévérer au service de Dieu, et à répondre à notre vocation tout le temps de notre vie, nous ne laisserons pas d'être damnés , et d'être terriblement damnés avec Judas et une infinité d'autres prêtres qui se sont perdus pour n'avoir pas répondu à leur vocation.

Quant aux fondements qui doivent faire craindre de ne pas répondre à notre vocation , ils sont trèsgrands. Car supposant toujours la vocation d'une personne à l'état ecclésiastique, elle doit néanmoins craindre, et craindre beaucoup. Je sais bien qu'en vue d'une légitime vocation. Dieu donne des grâces spéciales et des secours particuliers à ceux qu'il appelle. Je sais bien qu'il est de sa bonté et de sa fidétitc de protéger ses ministres , et de leur donner des

forces pour soutenir le poids redoutable du sacerdoce ; mais il n'est pas moins constant qu'on a toujours sujet de craindre ; en voici les fondements : notre fragilité, nos grands ennemis, la difficulté de nos emplois , l'exemple de tant de personnes éminentos en piété, qui, étant appelées , ne répondent point à leur vocation. Je dis que nous devons craindre dans la vue de notre propre fragilité , parce qu'étant prêtres, nous sommes toujours hommes, c'est-à-dire faibles, fragiles et capables de toutes sortes de maux. Nous avons un penchant continuel au mal ; nous avons des passions qui se révoltent sans cesse ; nous sommes naturellement fort inconstants ; nous voulons aujourd'hui une chose avec ardeur, demain elle nous déplaît ; dans un temps nous sentons une grande horreur pour un vice , dans un autre nous avons une furieuse inclination à le commettre. On doit donc craindre sa propre fragilité.

On doit aussi craindre la multitude des ennemis. Nous avons à soutenir de terribles combats, et contre le monde, et contre le démon. Si nous voulons faire notre devoir, le monde criera contre nous , il se soulèvera, il nous persécutera : In mundo pressuram liabebilis... {Jean, xvi, 53) omnes qui pie volunt vivere m Cliristo. {II Tim. m, 12.) C'est la prédiC" tion du grand Apôtre : tous ceux qui" veulent mener une vie chrétienne, tous ceux qui veulent faire profession de servir Jésus-Christ , seront persécutés ; il en avait lui-même une grande expérience, car il a souffert de grandes traverses et de grandes persécutions de la part du monde ; et il fallut encore que ce saint Apôtre s'établît dans cette belle disposition de regarder le monde comme un crucifié : Mihi mundus crucifixus est. Il rendit la pareille au monde qui le regardait de même : Et ego mundo {Galat. vi, 14.) N'est-ce pas aussi ce que Notre-Seigneur avait prédit à ses apôtres et à leurs successeurs dans l'apostolat et dans le ministère ! Si me persecuti sunt, et vos persequenlur. (Joan. xv, 20.) L'applaudissement général et l'approbation universelle à l'égard d'un ministre de l'Eglise est moins avantageuse qu'on le croit; car c'est une marque que ce ministre ne blesse les passions de personne. Il faut s'attendre à être persécuté du monde ; et, ce qui est plus fâcheux et plus dangereux, nos propres frères, je parle des ecclésiastiques, seront nos plus cruels persécuteurs, si nous voulons faire notre devoir. Qui ne craindra donc pas ayant le monde en tête pour le combattre , d'autant plus que notre état nous engage à demeurer dans le monde ? Les religieux le combattent par la fuite et la séparation, mais les ecclésiastiques, les prêtres du clergé sont obligés à demeurer dans le monde ; et il faut qu'ils soient dans le monde sans itre du monde, et sans participer à la corruption du monde. Cela est bien difficile. Un saint Père dit que l^s âmes les plus timorées contractent toujours quelque souillure par le commerce du monde : iSVccssc C5l de mundano pulvcrc ctiinn nligiosa corda.

cordescere. Si les plus saints ont de la peine à se préserver de la contagion du siècle, que sera-ce des personnes qui n'ont qu'une sainteté commune, qui n'ont qu'une perfection médiocre? Elles ont tout à craindre , et elles doivent appréhender que ces paroles du Prophète ne se vérifient sur elles : Cornmisti sunt inter gentes , et didicerunt opéra eorum. (Psal. cv, 33.) Si l'on n'est pas bien établi dans la haine du monde, on se perd infailliblement dans le clergé. On n'a pas moins à craindre de la part du démon ; car si ce malin esprit fait la guerre à tous les Chrétiens, il attaque bien plus cruellement les prêtres, parce qu'ils sont les principaux membres du corps de Jésus-Christ, et qu'ils sont ses ministres. D'ailleurs, comme il sait qu'en faisant tomber im prêtre il lui fait commettre de grandes profanations, et qu'il entraîne dans sa ruine un grand nombre de fidèles, il n'épargne rien pour perdre les prêtres et pour les faire tomber dans le désordre. C'est donc un grand sujet de crainte que nos ennemis, f.

Mais quand nous n'aurions pas beaucoup à craindre soit de la part de notre fragilité, soit de la part de nos ennemis, nous aurions extrêmement à appréhender du côté de nos engagements et de nos obligations. Nous avons des fonctions très-saintes et très-difficiles ; on doit donc craindre de ne pas bien s'en acquitter, et qu'elles ne servent à notre damnation. Si l'on pensait bien à ces redoutables fonctions du sacerdoce, à la sainte Messe, à l'administration des sacrements, à la conduite des âmes et à tant d'autres, qui ne serait saisi d'épouvante ? On dit : Je ferai ce que je pourrai ; mais qui vous a dit que vous ferez ce que vous devrez. Offrir le saint sacrifice à Dieu, administrer les sacrements aux liorames, leur communiquer le prix du sang de Notre-Seigneur : quelle sainteté et quelle vertu ne faudrait-il pas! Et si l'on n'a pas celle qu'on devrait avoir, où en sera-t-on? Osera-t-on se promettre qu'on fera bien son devoir , ayant devant les yeux tant d'exemples de l'Ecriture sainte, qui nous apprennent que plusieurs personnes choisies de Dieu ont été réprouvées et rejetées pour leur infidélité, et pour n'avoir pas répondu à la grâce de leur vocation ?

Premier exemple. Nous voyons Saijl que Dieu choisit pour être le premier roi d'Israël ; sa vocation était de Dieu, il la lui avait déclarée par le prophète Samuel, Néanmoins, ce roi malheureux, pour avoir été infidèle à Dieu, fut réprouvé et rejeté de Dieu ; et nous voyons dans l'Ecriture deux fautes pour les(iuelles Dieu dit qu'il le rejette : la première est qu'il réserva le roi Agag et quelques troupeaux , contre l'ordre de Dieu qui lui avait commandé de lout passer au fil de l'épéc. Nous voyons, en second lieu, qu'il s'ingéra à ofl'rir un sacrifice sans attendre Samuel. Dieu le rcjelle pour ces deux fautes : Projecil te Deus ne sis rex (I Re(j. xv, 1G), lui dit Samuel ; et quoique Samuel s'alllige et ([u'il prie

pour lui avec larmes. Dieu ne veut pas l'exaucer: Usquequo luges Saul, ciimego projecerim eum? {IReg. xvi, 1.) Ainsi vous voyez un roi choisi de Dieu pour la royauté, et qui est néanmoins rejeté de Dieu pour son infidélité.

Yoici un second exemple en la personne de Judas. Judas avait été choisi par Notre-Seignenr même; c'était Notre-Seigneur qui l'avait élevé à l'apostolat ; il lui avait fait de grandes grâces. La vocation étaitbien légitime; il est de foi qu'elle était bonne : iSon7ievosduodecim elegi, et unusexvobisdiabolusesl? (Joan. vi,71.) Néanmoins Judas devient un réprouvé, parce qu'il n'est pas fidèle à sa vocation ; il tombe aussi bas qu'il avait été élevé ; sa chute est d'autant plus épouvantable qu'elle a commencé par de petites choses, et l'infidélité aux petites choses le précipita dans un comble de malheurs. Il néglige de réprimer l'attache qu'il avait à l'argent, et cette attache étant nourrie, grossit tellement qu'elle le porta à vendre son Maître et à le trahir. Ce qui nous apprend combien les prêtres doivent être désintéressés dans leur ministère, et dégagés de l'affection des biens de ce monde ; autrement ils doivent craindre qu'en imitant l'avarice de ce prêtre infidèle, ils ne soient les compagnons de sa peine et de son supplice. Un apôtre bien appelé, un apôtre élevé pendant trois ans à l'école du Fils de Dieu, un apôtre qui a fait des miracles, tombe et n'est pas fidèle à sa vocation. Et nous ne tremblerons pas ! c'est être insen9it)le et tout à fait aveugle.

Voulez-vous encore un exemple d'une personne bien appelée, qui tombe par infidélité à sa vocation? c'est en la personne d'un des meilleurs diacres , nommé Nicolas : c'était un de ceux qu'on avait choisis avec tant de circonspection, un homme irréprochable, rempli du Saint- Esprit ; tel est le témoignage que rend de lui l'Ecriture sainte. 'Néanmoins, tout rempli qu'il est du Saint-Esprit et des vertus du christianisme, il se perdit et devint un chef d'hérétiques. Qui ne craindra, ayant devant les yeux des exemples si terribles ?

Saint Paul parle encore de quelques-uns de ses disciples qui partageaient avec lui les travaux de l'apostolat, et qui l'avaient abandonné : Demas di~ ligens lioc sœculiim vie reliquit [II Tim. iv, 9.) Nous devons donc craindre, quand nous serions sûrs d'être appelés, que nous ne répondions pas à notre vocation. C'est dans la vue de ces sortes d'exemples que saint Bernard dit ces paroles : Verum etsi irreprelicnsibi~ Us vidcatur ingrcssus, et inlcntio casta, nihilne ullra tiinendum est ? Timeiidum (luidem, et maxime timetidum, ne quicunque Spiritu cœperint, etiam Spirilu consumentur, sed carne noiinulli. Denique et Saul, priiiceps conslilutus a Domino, et Judas non ab alio in aposlolatu mcmoralur ; nounc, inquil, vos duodecim elegi, et unus ex vobis diubolus est ? Profilons de ces exemples, et prenons garde de nous rendre ii\fidèles à notre vocation. Souvenons-nous que nous devons avoir uii soin tout particulier, pendant notre vie,

ENTRETIENS ECCLESIASTIQUES

de répondre à notre vocation, et que, si nous y sommes infidèles, hélas t les plus grands malheurs nous attendent.

Mais avant de vous donner les moyens de répondre à votre vocation, il faut vous découvrir les sources du défaut de fidélité à sa vocation. Premièrement , on se lasse de bien faire, et de vivre toujours dans la gène et dans la violence qu'on est obhgé de se faire pour être un bon prêtre. Secondement, on se jette un peu dans les compagnies ; d'abord on n'est ni pour ni contre Dieu, on n'ose pas se déclarer pour lui. Troisièmement, on écoute ceux qui donnent des tours et des airs ridicules à la piété et aux gens de bien, de là, on passe au mépris de ses exercices. Quatrièmement, du mépris au dégoût il n'y a pas loin. Cinquièmement, du dégoût au violement de ses devoirs il n'y a qu'un pas. Sixièmement enfin, on tombe, on fait comme les autres, on ne sent presque plus son dérèglement : Primumtibi difficile videbilur, postea non adeo grave, postea nec senties. (S. Bern.)

Voyons à présent ce qu'il faut faire pour éviter le plus grand de tous les malheurs, et répondre à notre vocation. Premièrement, il faut passer tout le temps de notre vie dans des sentiments de crainte et d'humilité, selon le conseil de l'Apôtre : Cum melu et tremore satutem vestram operamini.» {Philip. II, 12.) Il faut craindre que l'élévation de notre étal ne soit l'occasion d'une chute épouvantable. C'est pourquoi, bien loin de nous glorifier et de nous complaire de ce que nous sommes élevés au-dessus des peuples, il faut appréhender de nous perdre dans cet état si relevé, qui demande une si grande sainteté : Noli allum sapere, sed time, (Rom. xi, 20.) Atout moment on est en danger de faire de grandes fautes dans le sacerdoce ; c'est pourquoi il faut être bien humble, et dans la plus grande défiance de soi-même. On voit des gens qui ne craignent rien, et qui ont tout à craindre. S'ils craignent, c'est de ne pas avoir les ordres, ou de ne les pas avoir aussitôt que leur cupidité le demande; quant au poids du sacerdoce, on ne le craint pas. Secondement, il faut que cette crainte et cette humilité nous portent à veiller sans cesse sur nous ; car si l'on craint et si l'on est humble, on se tiendra continuellement sur ses gardes, on veillera sur soi, pour mortifier ses passions et ses désirs déréglés. Qn veillera sur le monde, pour le fuir et se garantir de sa corruption : Fmjite ejus quœin mundo est concupiscentiœ corruptionem. C'est l'avis que nous donne saint Pierre. (// Petr. 1 , 4.) On veillera sur les pièges et les tentations du démon. Enfin, on sera toujours en garde pour n'être point surpris. Troisièmement, notre vigilance serait inutile si l'on ne l'accompagnait de la prière et de l'oraison. C'est pourquoi il faut pratiquer le grand conseil que Notre-Seigneur donnait à ses apôtres : Viyilate et orate, ut non intrctis in tentationem. (Mallh. xxvi, 41.) C'est par la prière qu'on obtient des grâces et des secours de Dieu, pour bien exercer son

de ses ennemis. On voit des gens insensibles à leurs besoins et à leurs misères, qui ne demandent rien, à Dieu. On voit des gens qui sont aveugles à leurs obligations, et qui ne pensent pas à chercher la lumière et l'éclaircissement dont ils ont besoin.

Il faut enfin s'appliquer à la pratique des bonnes œuvres. Sflra</!7c,ditsaintPierre, ut perbona opéra certam vestram vocationem et electionemfacialis. (Il Petr. I, 10.) C'est un avis qui regarde tous les Chrétiens, mais surtout les prêtres. Il faut assurer sa vocation, et faire connaître qu'on est appelé de Dieu, par un exercice fidèle de ses fonctions et par un retranchement général de tout ce (jui est contraire à son état. Si nous en usons ainsi, nous aurons sujet d'espérer que Dieu nous donnera dans le ciel la récompense des bons prêtres : Obsecro vos ilaque in Domino ut digneambuletisvocationequavocatiestis. (Ep/ies.iv, 1.)

Page 1