‹ Œuvres complètes de M. Tronson, supérieur du Séminaire de Saint-SulpiceChapitre 62 sur 303 · ENTRETIEN XXIII · texte numérisé non relu

ENTRETIEN XXIII

Des qualités du directeur.

Dans le dernier entretien , nous avons parlé de l'importance et de la nécessité du directeur, et nous avons lâché de vous faire connaître les sentiments des saints Pères sur ce sujet. Après avoir vu cette nécessi' > S"' puissamment soutenue par la pratique des saints, et si fortement appuyée par les sentiments de l'Eglise, je ne puis douter, à moins que vous n'ayez apporté une puissante opposition à l'impression de la grâce, que vous n'ayez fait une ferme et constante résolution de ne vous passer jamais de directeur, et que vous ne soyez dans le dessein de vous abandonner absolument à sa conduite. Mais, afin que vous le puissiez faire utilement, j'ai à vous^ montrer dans cet entrelien les qualités qui sont à désirer en lui.

Quel pensez-vous que doit être ce directeur que nous devons prendre, et que nous disons être si nécessaire pour le salut? Vous savez qu'il est impoilant de ne pas prendre indifféremment le premier qui se présente. C'est lui qui doit avoir le soin de notre conscience; notre âme doit cire entre ses mains ; de sa conduite dépend notre salut ; l'affaire est assez importante pour ne la pas confier à toutes sortes de personnes , nous ne voudrions pas en user de la sorte dans nos autres affaires ; cl si nous avions un procès , si nous avions une maladie , si nous avions le soin d'une famille, ou de tout un Etat, en conscience en voudrions-nous bien croire le premier qui se présenteraii pour nous donner avis? Ayons au moins autant de précaution pour notre âme ; elle vaut mieux elle seule que tout un monde : Qitid prodest homini, si mundum universum lucretur, auimœ vero suœ detrimentum putiatur ? Aut quam dabit liomo cowmutniwnem pro anima sua ? {Matth. XVI, 2fi.i Et u.uisqti'il faut un directeur pour la con-

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duire, faisons-en le choix avec tout le discernement et toute l'atlenlion que mérite une affaire de cette importance. Choisissez-en un entre mille, dit le dévot Avila ; et moi, dit le bienheureux évéque de Genève dans sa iViilotliée (chap. 4) , je vous dis entre dix mille ; car ce point est d'une extraordinaire consé(juence. Or, afin de ne nous point tromper dans ce choix, il faut savoir qu'il y a deux sortes de qualités qui sont absolument à désirer en lui : les unes générales, et qui doivent être dans toute sorte de directeurs; les autres particulières qui ne sont pas les mêmes dans toute sorte de directeurs, mais qui sont différentes selon les différentes personnes que l'on conduit. i

Pour les premières qui sont générales, il faut, dit le bienheureux évcque de Genève, que le directeur soit plein de science, de prudence et de charité. Sermo ejiis sil irreprelievsibilis; il faut, dit saint Ambroise {De offic, lib. ii, c. 17), qu'il soit irrépréhensible dans ses paroles; et il ne peut l'être, s'il n'est plein de science qui le préserve de l'erreur. Consitium utile, que son conseil soit utile : et comment le pourrait-il être, s'il manque de prudence? Vita fionesta, que sa vie soit honnête, et cela ne se peut sans la charité qui seule a cet avantage de faire la vie honnête, aussi bien que l'hoimête homme dans le christianisme. Ainsi science, prudence et charité : trois qualités générales qui doivent être dans toutes sortes de directeurs, et que nous devons par conséquent tâcher de trouver dans la personne qui nous conduit.

1° Il faut qu'il ait la science; car pourquoi prenons-nous un directeur? Pour trois raisons principales : pour nous guérir, c'est un médecin ; pour nous conduire, c'est un guide; pour nous instruire, c'est un docteur et un maître. Or tout cela demande indispensablement la science. C'est un médecin. En vérité si nous étions dangereusement malades, voudrions-nous bien nous mettre entre les mains d'une médecin ignorant? Voudrions-nous bien nous abandonner à ses conseils? Voudrions-nous bien exposer notre vie sur ses avis? Voyons comme en usent les personnes du monde ; voyons comme nous-mêmes nous en userions. On ne se contente pas d'un médecin qui ne le soit que de nom, d'habit et de profession ; on veut quelque habile homme ; je ne m'en étonne pas, cela est juste : mais au moins faisons-en autant pour le salut de notre âme. Nous ciierchons un médecin, et non pas un charlatan en la personne du directeur; cherchons-le donc plein de science ; autrement il nous empoisonnera, au lieu de nous guérir. Ajoute/, que le directeur est un guide, et s'il n'a pas d(! science, qu'est-ce ? C'est un guide qui marche dans les ténèbres, et qui est toujours en péril de s'égarer; c'est un étourdi qui ne sait pas lui-même le chemin qu'il doit tenir ; c'est, en un mot, un aveugle, pour me servir de l'expression du Fils de Dieu dans l'Evan- Ijilc, qui tôt ou tard tomber;', avec celui qu'il mène

dans le même précipice : Cœcus si cœco dncatuni prœstct, ambo in foveam cadunt. [Malth. xv, W.) Per eorum ignorantiain, lii qui sequuutur, offendunl, dit saint Grégoire. {Pastoral., part, i, cap. i.) \ at-il personne qui voulût s'exposer à ce péril, et demeurer en assurance sous une telle conduite? Enfin le directeur est un maître qui doit instruire : or comment nous instruira-l-il de ce que lui-même ne sait pas? Quomodo docere poterunt quod ipsi non didicerunt? Desinut locum doceudi suscipere, qu^ nescit docere, dit saint Isidore de Séville. (Lib. m. Sent., cap. 35.) De plus on ne peut profiler beaucoup sous un maître, qui manque de science; on y travaille beaucoup, et on n'y avance que très-peu; en un mot, c'est s'exposer évidemment à l'erreur et au mensonge : Iijnorans ignorabilur, et tnidtos ignorare faciet et ignorari. Jugez de là s'il n'est pas très - important que le directeur soit plein de science.

Or, lorsque je dis qu'il doit être plein de science, ne croyez pas que je parle de cette science qui enfle ; de cette science qui n'est puisée que dans des sources profanes ; de cette science qui n'a point d'autre appui que le raisonnement humain et «ne vaine tradition ; de cette science relâchée qui se persuade avoir le secret d'accorder le monde avec Jésus-Christ, qui ne cherche la voie d'élargir les consciences, qui affaiblit même les vérités de l'Evangile, pour donner aux hommes une plus grande liberté, et qui croit ôter les péchés du monde, lorsqu'elle met les pécheurs en assurance sous l'autorité de deux ou trois auteurs. Mais je parle de la science des saints, de la science puisée dans les vives sources de l'Evangile, de la science fondée sur la doctrine même du Fils de Dieu : je ne m'étends pas maintenant sur ce point, pUrce que je vous en ai parlé à fond, llorsque je vous ai parlé de la science nécessaire aux ecclésiastiques, et il me suflii maintenant de vous dire que c'est une science pure que nous devons particulièrement chercher dans notre directeur, afin que, comme dit saint Ambroise, il n'y ait rien en lui de nébuleux, niliil nebulosum habeat, c'est-à-dire que sa lumière soit si pure et si vive, qu'elle ne soit point obscurcie par les ténèbres de l'ignorance, par les brouillards de la passion, ou par les nuages de l'intérêt ; et c'est la première condition nécessaire à un directeur : la science, mais la science pure.

La seconde est la prudence , et ce point est encore de grande conséquence, (acit enim prudenlia, ut uiilta erroris suspicio sit, dit saint Ambroise. (De offic, lib. n.) Sans cela, il y a toujours à craindre que l'on ne tombe dans l'erreur. Je trouve trois fondements dans la doctrine des saints, sur lesquels est appuyée cette nécessité de la prudence : le premier se tire de la perscmne qui doit être conduite; le second, du chemin par le<iuel on la conduit; le troisième, des événements et des obstacles (|ui se rencontrent dan» ce chemin, par lequel elle Csl cou-

MANUEL DU SEMINARISTE. - XXIU. DES Ql Al ITES DU DIRECTEUR.

duite. La personne qui doit être conduite, c'est riiomme, c'est-à-dire, selon la réflexion de saint Grégoire de Narianze, le plus changeant, le plus variable et le plus inconslanl de tous les animaux : animal maxime varinm et mulliplcx ; aujourd'hui il veut une chose, et demain il en souhaite u«e autre : ce qui lai est aujourd'hui à dégoût, sera de- "'niam le sujet de sa joie : il aime présentement ce qu'il haïssait il y ;» peu de jours, et cela même qu'il aime présentement, dans un moment lui deviendra peut-èlrc insupportable : quelle adresse, quelle prudence ne faut-il point pour le conduire et pour l'affermir dans la vertu parmi tant d'inconstance? C'est en vérité l'art des arts et la science des sciences ; ars ftrfiian, scicntia scientiariim milii videtur hominem regere, conclut le même saint: Hœc discretio recto tramite débet incedere. (Cassi.vn., collât. 2, cap. !0.)

Ajoutez à cette inconstance de l'homme que l'on conduit, la diflicullé du chemin par lequel on le conduit ; c'est une voie étroite, comme nous disions dans le dernier entretien, qui ressemble à ces petits sentiers qui sont sur le haut des montagnes, t» rti~ pibus valde difficilem ascensum habentibus, dit saint Clénïent d'Alexandrie ; on n'y voit de toutes parts que des abîmes qui font horreur ; et elle est tellement difficile et glissante, que les vertus mêmes s'y précipitent et s'y oerdcnt, à moins qu'elles y marchent avec une grande discrétion : hiter utrasque uimietates discreiione modérante (jradieudum est. La •Jillicullé donc du chemin demande encore la prudence. Ila'C fixo (jradu intrépide perducit ad Deum, virtuies conservât illœsas ; omnium namqne virtulitni fjeneratrix, custos moderulrixqitc est discretio, dit Cassien. (Collât, 2, cap. 4.) Elle seule, disent les saints, peut conduire sûrement les vertus dans celle voie, moderatrix est et auriqa virlutum; elle seule aussi peut faire que celui qui marche ne tombe pas, ne incurrat qui currit, dit saint Bernard (scrm. 5, De circumcis. in fine), illuminari tiecesse est lumine discretionis.

Ajoutez enfm a celte inconstance de l'homme et à la diincullé du chemin , qui demande une grande prudence dans un directeur, la multitude des obstacles el la variété des événements qui se rencontrent ; car cela est surprenant quand on y pense. Tantôt il faut conseiller à un homme de s'exposer dans le monde pour convertir les autres, laniôt il faut lui conseiller la solitude ; aujourd'hui on lui dira de condescendre à un ami pour le gagner à Dieu, et demain il faudra l'avenir de rompre ouvertement de peur qu'il ne se perde lui-même ; lanlôt on le portera à quitter le prochain pour chercher Jésus-Chrisi dans la retraite , et quelquefois on lui conseillera de quitter Jésus-Christ, pour le retrouver dans le prochain ; un père et une mère viendront se présenter à lui sous une belle apparence ; quelquefois la piélé demaiulera qu'on obéisse, cl quelquefois la religion ordonnera de ne les point écouler , mais

de mettre en pratique cet avis de saint Jérôme (episl. 2, ad Ueiiod.) : Licet sparso crine et scissis vestibus, ubera quibus te rtutrierat, mater ostendat ; licet in /»mine pater jaceat, per calcatum pergc patrem, siccis ocuiis ad vexitlum crucis evola , solum pietatis genus est in liac re esse crudelem. Or , comme ces coups sont décisifs, et qu'on ruine tout, si on ne les fail très à propos , ne m'avouerez-vous pas qu'il est extrêmement important qu'un directeur ait une Irèsgrande prudence , afin de pouvoir discerner ce qui est le plus expédient , el ce que Dieu demande dans ces occasions ? C'est pourquoi saint Grégoire compare celte vertu au rationaldu grand prêtre : c'était un de ses principaux ornements , qui était appelé rutionale judicii , pour nous marquer, dit ce saint, le jugement et la discrétion qui doit être dans le directeur, et qui doit faire un des principaux ornements de la personne (jui nous conduit : Débet enim reclor semper subtili examine, bona malaque discernere, et qiiœ vel quibus, quod vel qualiter congruatf studiose cogitare. {Past., part, ii, c. L)

Mais enfin à quoi servira sa science et sa prudence , s'il n'a point la charité qui est la troisième condition qui lui est nécessaire ? La science et la prudence empècheronl bien à la vérité qu'il ne se trompe •hii-même , mais elles n'empêcheront jamais qu'il ne nous trompe; il n'y aura que la charité seule qui l'en empêchera : Facit prudentia ut nnlla erroris suspicio sit ; facit justitia ut nullus sit fraudis inetus, dit saint Ambroise. (De ofji'c., lib. 2.) Un d'!recteur sans science et sans prudence, c'est un guide aveugle ou étourdi qui s'égare lui-même : mais un directeur sans charité, c'est un affronleur qui tôt ou tard nous déçoit et nous trompe ; il faut donc qu'outre la science et la prudence, il ait encore la charité. Or, je trouve que, par cette charité dont il doit être rempli, les saints entendent particulièrement deux choses : qu'il ail la charité pour lui, ainsi qu'il soit de bonne vie; qu'il ait la charité pour nous , ainsi qu'il cherche purement notre salut.

1" Il faul qu'il soit de bonne vie ; car autrement comment pourrons-nous nous confier à sa conduite ? Il n'aura pas plus d'amour pour nous, qu'il n'en aura pour soi-même ; et si lui-même ne pense point à son salut, et n'a pas le soin qu'il doit avoir de son Ame, pensons-nous qu'il en aura beaucoup davantage pour la nôtre? Quis utilem causœ alienœ judicet, quem videt inulilem vilœ suœ? dit saint Ambroise. {De offic, Vih. Il, c. 12.) De plus, lorsque nous aurons quelques difficultés dans la pratique de la vertu, comment espérerons -nous trouver en lui quelque secours ? El comment pourra-t-il nous persuader efficacement ce que lui-inême ne fait pas? Si dodus (uerit, non aulcm bonus, dil saint Bernard (scrm. 76 in Cant.), verendum ne non tam nutrial doctrina uberi, quam sterili vila noceat. Ajoutez encore avec saj-nt Ambroise {Ibid.), qu'il est difficile d<; rroirc qu'il nous donne des conseils qui nous

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soient utiles, puisque lui-même ne se les donne pas : An vero idonemn cnm putiibo, qui milii dct consilium, qui non dat sibi? Quomodo hic consilii locus , uhi nullits quieli? [Ibid.) El enfin il n'y a nulle apparence de trouver une vive source dans la fange et dans Tordure, ni de l'eau claire dans l'eau bourbeuse pour étancher sa soif : Qiiis in cœno fontcm rcquirat? Qnis e lurbida aqua puliun pctal? (S. Am- Buos., De ojfic, 1. Il, c. 12.) 11 faut donc que sa vie soit pure, ses mœurs saintes, ses actions innoceiites ; en un mol, qu'il ail charilépour soi-même.

2° MiMS il faut qu'il Tail aussi pour nous, c'est-àdire qu'il soit tellement désintér^^ssc, qu'il ne cherche que notre salut ; il faut qu'il se contcnle de notre âme, el qu'il dise comme ce roi dont il est parlé dans la Genèse (ii, 21) : Da inihi animal, cœtera toile tibi. Qu'il y en a peu, dit saint Bernard (scrm. 77, in Can!.), entre ccux-momesquijnouslé moignent le plus de charité, qui soient dans ce dé gagemenl, et qui ne regardent en nous leurs intérêts autant que Jésus-Christ : Panci admodum sunt qui non quœ sua sunt- quœrant, ex omnibus charis cjus diligunt mimera, nec possunt pariter diligere Cliristum. On pense à se nourrir soi-même plutôt que la personne dont on a la conduite ; on songe à sa bourse beaucoup plus qu'à son âme ; plus invi- (jilant vacuandis marsupiis quam vitiis exstirpandis. (Ibid.) Et pourvu qu'on se revêle de la laine d'une pauvre brebis, et que l'on se nourrisse de sa substance , on ne se soucie point de lui ôter la vie : Non est pascere, sed mactare et devorare, dicente de mis Domino [Psal. xiii, 4) : « Qui dévorant plebem meam ut cibum panis ; » et quia comederunt Jacob, et locum ejus desolaverunt. [Ibid.) C'est-à-dire en un mot, pour parler plus clairement, que si un directeur a quelque autre intention que notre salut, il ne fera point de dilTiculté (au moins avons-nous ♦oui sujet de le craindre,) d'accommoder à l'amourpropre les avis qu'il donne el les vérités même de l'Evangile , pour ne .nous point déplaire et pour avoir plus de créance sur noire esprit. Ainsi, il trouvera moyen de nous permettre ce que l'Eglise même nous défejid ; il nous accordera ce qui est condamné dans tous les saints canons ; il fera passer pour une chose de peu de conséquence les superfluilés, les divertissements, les autres marques séculières, qui doivent être en exécration à tous les vrais ecclésiasti(iucs ; cl nous accordant comme une lionnête liberté, ce qui est le sujet des analhèmes et (les foudres de l'F^glise, il nous entretiendra dans nos langueurs, dans nos infirmités, dans la mort même, pour venir à bout de ses prétentions, el sacrifiera ainsi maliicnreusement notre àme à ses propres intérêts. Vous voyez donc bien l'importance qu'un directeur ail charité pour nous, et qu'il n'ait point d'autre intérêt ([ue le bien de notre àme ; el voilà les trois tonditions générales, nécessaires à toutes sortes de directeurs : science, prudence, cliarilc.

Voyons maintenant les particulières , qui sont différentes, selon la différence des directeurs et selon la diversité des personnes q-ue l'on conduit. Comme nous ne parlons qu'à une sorte de personnes, que tous ceux qui sont ici sont de la même profession, tous ecclésiastiques, je ne m'arrête aussi qu'à une seule de ces conditions et qualités particulières, mais qui est par-dessus tout nécessaire à notre directeur : c'est que ce soit un bon ecclésiastique, c'est-à-dire qu'il soit ecclésiastique non-seulement de profession, mais qu'il en ait l'esprit, qu'il le possède en abondance, qu'il estime son état, qu'il en aime les marques el toutes les fonctions ; enfin entre ceux qui ont cet esprit , il faut choisir les plus fervents. Voilà les qualités généralts et particulières qui sont à désirer dans notre directeur.

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