DIoDORE DE SICILE, XVII
l’espee tant de vaillans homes perdus et n’aiant plus moien de desfance publique. Car il en fut tue bien six mille des quels nul ne fut veu ny fuiant ny demandant merci, au rebours cherchans qui ça qui la par les rues a affronter les enemis victorieus, les provoquant a les faire mourir d’une mort honorable. Nul ne fut veu si abatu de blessures qui n’essaiat en son dernier soupir de se vanger encores, et a tout’ les armes du desespoir consoler sa mort en la mort de quelque enemi. Si ne trouva l’affiction de leur vertu aucune pitie, et ne suffit la longur d’un jour a assouvir sa vanjance. Dura ce carnage jusques a la derniere goutte de sang qui se trouva espandable, et ne s’arreta que aus persones desarmees, vieillars, fames et enfans, pour en tirer trante mille esclaves.]
Ligne 8) 1595 : ne fut vu qui n’essayät en — 14) 1595 : Ce carnage dura jusques à — 15) 1595 : sang espandable, et ne s’arresta