‹ Œuvres complètes de Michel de MontaigneChapitre 146 sur 297 · Le peuple des Moluques. — CASTANEDA, XIV · texte numérisé non relu

Le peuple des Moluques. — CASTANEDA, XIV

Les antiens Florentins estoint si eslouignes de vouloir gaigner advantage sur leurs enemis par surprinse, qu’ils les advertissoint un mois avant que de mettre leur exercite’ aus champs par le continuel son de la cloche qu’ilsnomoint Martinella.]

Quand à nous moings superstitieux, qui tenonsceluy avoir l'honneur dela guerre, quiena le profit, et qui apres Lysander, disons que où la peau du lion ne peut suffire, il y faut coudre un lopin de celle du renard”, les plus ordinaires occasions de surprinse se tirent de cette praticque : et n’est heure, disons nous, où un chef doive avoir plus l’œil au guet, que celle des parlemens et traités d'accord. Et pour cette cause, c’est une reigle en la bouche de tous les hommes de guerre de nostre temps, qu’il ne faut jamais que le gouverneur en une place assiegée sorte luy mesmes pour parlementer. Du temps de nos peres cela fut reproché aux seigneurs de Montmord et de l’Assigni, deffendans Mouson* contre le comte de Nansaut‘. Mais aussi à ce conte, celuy la seroit excusable, qui sortiroit en telle façon, que la

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