‹ Œuvres complètes de Michel de MontaigneChapitre 188 sur 297 · LIVRE I, CHAP. XIV · texte numérisé non relu

LIVRE I, CHAP. XIV

l'autre] qu'on avoit couché sur le point de . . P .

rendre sa vie le long du foier sur une paillasse, à qui le medecin demandant où le mal le tenoit : Entre le banc et le feu, respondit-il. Et le prestre, pour luy donner l’extreme onc- > 3

tion, cherchant ses pieds, qu’il avoit reserrez et contraints par la maladie : Vous les trouverez, dit-il, au bout de mes jambes. A [home] qui l’exhortoit de se recommander à Dieu : Qui y va? demanda-il; et l’autre respondant : Ce sera tantost vous mesmes, s’il luy plait; — Y fusse-je bien demain au soir 2 2 replica-il. — Recommandez vous seulement à luy, suivit l’autre, vous y serez bien tost. — Il vaut donc mieux, adjousta-il, que je luy > ; JUS

porte mes recommandations moy-mesmes!.

Pendant nos dernieres guerres de Milan et tant de prises et récousses”, le peuple impatient

; P de si divers changemens de fortune, print telle D > resolution à la mort, que j’ay ouy dire à mon à 2 y

pere, qu'il y veist tenir conte de bien vingt et cinq maistres de maison, qui s’estoient deffaits eux mesmes en une sepmaine. Accident approchant à celuy de la ville des Xantiens’, les-

Ligne 1) a, a’, b : Et celuy qu’on — 9)a,u', b: À celuy qui

1. Imité de la préface des Nouvelles récréations de BONAVENTURE DES PÉRIERS, 1558. (P. V.)

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