‹ Œuvres complètes de Michel de MontaigneChapitre 189 sur 297 · PLUTARQUE, Vie de Brutus, c · texte numérisé non relu

PLUTARQUE, Vie de Brutus, c

quels assiegez par Brutus se precipiterent pesle mesle hommes, femmes, et enfans à un si furieux appetit de mourir, qu’on ne fait rien pour fuir la mort, que ceux-cy ne fissent pour fuir la vie : en maniere qu’à peine peut Brutus en sauver un bien petit nombre*.

[Tout opinion est asses forte pour se faire espouser au pris de la vie. Le premier article de ce beau sermant que la Græce jura et maintint en la guerre Medoise, ce fut que chacun changeroïit plus tost la mort a la vie, que les loix Persienes aus leurs. Combien voit on de monde en la guerre des Turcs et des Grecs, accepter plus tost la mort tresapre, que de se descirconcire pour se babtiser. Exemple de quoi nulle sorte de relligion n’est incapable.

Les Roys de Castille ayant bani de leurs terres les Juifs, le Roy Jan de Portugal leur vandit a huit escus pour teste la retrete aus sienes, en condition que dans certein jour ils aroint a les vuider : et luy, prometoit leur

Ligne 5) a : pour finir la a : Brutus @ foule son armée en — 18) 1595 : le Roy Jehan de — 19) 1595 : retrête aux siennes pour un certain temps : à condition que, iceluy venu, ils auraient à les vider

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