LIVRE I, CHAP. XVII
ce sont medecins, je les croy plus volontiers en ce qu'ils nous disent de la temperature de l'air, de la santé et complexion des Princes, des blessures et maladies; si Jurisconsultes, il en faut prendre les controverses des droicts, les loix, l’establissement des polices et choses pareilles; si Theologiens, les affaires de l'Eglise, censures Ecclesiastiques, dispenses et mariages; si courtisans, les meurs et les ceremonies; si gens de guerre, ce qui est de leur charge, et principalement les deductions des exploits, où ils se sont trouvez en personne; si Ambassadeurs, les menées, intelligences et practiques, et maniere de les conduire.
A cette cause, ce que j'eusse passé à un autre, sans m'y arrester, je l’ai poisé et remarqué en l’histoire du Seigneur de Langey", tres-entendu en telles choses. C’est qu’apres avoir conté ces belles remonstrances de l’'Empereur Charles cinquiesme, faictes au consistoire à Rome, present l'Evesque de Mafs]con et le Seigneur du Velly nos Ambassadeurs, où il avoit meslé plusieurs parolles outrageuses contre nous, et entre autres que, si ses Capitaines, soldats et subjects n’estoient d’autre fidelité et suffisance en l’art militaire, que
Ligne 2) a : température, de l'air — 9) a, a : cerimonies — 25) 1595 : capitaines et soldats n’estoient