MARTIN DU BELLAY, V, p
ceux du Roy, tout sur l’heure il s’attacheroit la corde au col, pour luy aller demander misericorde (et de cecy il semble qu’il en creut quelque chose, car deux ou trois fois en sa vie depuis il luy advint de redire ces mesmes mots); aussi qu’il défia le Roy de le combatre en chemise avec l’espée et le poignard, dans un bateau, ledit seigneur de Langey, suivant son histoire, adjouste que lesdicts Ambassa= deurs, faisans une despesche au Roy de ces choses, luy en dissimulerent la plus grande partie, mesmes luy celerent les deux articles precedens. Or j'ai trouvé bien estrange qu’il fut en la puissance d’un Ambassadeur de dispenser sur les advertissemens qu'il doit faire à son maistre, mesme de telle consequence, venant de telle personne, et dites en si grand’ assemblée. Et m’eut semblé l'office du serviteur estre de fidelement representer les choses en leur entier, comme elles sont advenües :
affin que la liberté d’ordonner, juger et choisir demeurast au maistre. Car de luy alterer ou cacher la verité, de peur qu’il ne la preigne autrement qu'il ne doit, et que cela ne le pousse à quelque mauvais party, et ce pendant le laisser ignorant de ses affaires : cela m'eut semblé appartenir à celuy qui donne la loy, non à celuy qui la reçoit, au curateur et maistre d’escholle, non à celuy qui se doit Ligne 7) a : poingnard
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