‹ Œuvres complètes de Michel de MontaigneChapitre 239 sur 297 · Cicéron, T'uscul., III, 27. (C · texte numérisé non relu

Cicéron, T'uscul., III, 27. (C

2. L’effroi loin de mof cœur a chassé ma vertu. Ennius, d'après Cicéron, l'useul., IV, 8. (J.-V. L.)

L'édition municipale a placé dans le texte ce passage, qui figure dans l’édition de 1595, mais n'est pas dans l'exemplaire de Bordeaux. La raison de cette insertion est qu'il existe, sur l’exemplaire de Bordeaux, un indice qui paraît étre un signe de renvoi. M. F. Strowski suppose que ce signe renvoie au texte en question, écrit sur une feuille ajoutée qui existait au recto du folio 27, où l'on remarque une surface rude, qui pourrait être la trace d’un fragment de pain azyme. Sans être impossible, la chose n’est pas très probable : Montaigne, en effet, avait, sur les marges du verso du folio 26, où se trouve le signe que M. Strowski considère comme un renvoi, toute la place nécessaire pour y insérer le texte de l'addition. Or, la marge a été laissée libre. Pourquoi Montaigne aurait-il renvoyé son addition à une feuille volante accolée à la page Suivante dont toutes les marges sont libres? Dans le doute, nous pensons qu'il faut l'insérer comme variante de 1595. (A. A.)

exilez, d’estre subjuguez, vivent en continuelle angoisse, en perdant le boire, le manger et le repos : la ou les povres, les banis, les serfs vivent souvant aussi joyeusement que les autres. Et tant de gens qui de l’impatiance des pointures de la peur se sont pendus, noyez et precipitez, nous ont bien apris qu’elle est encore plus importune et insupporportable que la mort.

Les Grecs en reconessent une autre espece qui est outre l’errur de nostre discours, venant, disent-ils, sans cause apparante et d’une impulsion celeste. Des peuples entiers s’en voient souvant sesis, et des armees entieres. Telle fut cele qui apporta a Carthage une merveilleuse desolation. On n’y oioit que cris et voix effraiees. On voioit les habitans sortir de leurs maisons come a l’alarme, et se charger, blesser et entretuer les uns les autres, come si ce fussent enemis qui vinsent a occuper leur ville. Tout y estoit en desordre eten tumulte: jusques a ce que, par oraisons et sacrifices, ils eussent appaisé l’ire des Dieus*. Ils noment cela terrurs Paniques.]

Ligne 22) 1505 : et en fureur; jusques

1. C'est-à-dire : qui n’est pas causée par une erreur de notre jugement. (C.) 2. DIODORE DE SICILE, XV, 7.

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