‹ Œuvres complètes de Michel de MontaigneChapitre 240 sur 297 · QU'IL NE FAUT JUGER DE NOSTRE HEUR, QU'APRÈS LA MORT · texte numérisé non relu

QU'IL NE FAUT JUGER DE NOSTRE HEUR, QU'APRÈS LA MORT

Scilicet ultima semper Expectanda dies homini est, dicique beatus Ante obitum nemo, supremaque funera debet!.

Les enfans sçauent le conte du Roy Crœsus à ce propos”: lequel, ayant esté pris par Cyrus et condamné à la mort, sur le point de l’execution, il s’escria : O Solon, Solon! Cela rapporté à Cyrus, et s’estant enquis que c’estoit à dire, il luy fist entendre qu’il verifioit lors à ses despens l’advertissement qu’autrefois luy avoit donné Solon, que les hommes, quelque beau visage que fortune leur face, ne se peuvent appeller heureux, jusques à ce

Ligne 12) a, a, b : face, quelques richesses, Royautez el Empires qu'ils se voyent entre mains, ne se

1. L'homme doit toujours attendre son dernier jour et nul ne peut être tenu pour heureux avant la mort et les honneurs suprêmes. OvipEe, Meétam., III, 135.

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