LIVRE 1, CHAP. XXI
se voit si [entravé|, qu'il ne se parle d’autre chose, ce sont [volontiers] des impressions de Papprehension et de la crainte. Car je sçay par expérience, que tel, * de qui je puis respondre, comme de moy mesme, *“ en qui il ne pouvoit choir soupçon [aucune] de foiblesse, et aussi peu d’enchantement, ayant ouy faire [le] conte à un sien compagnon, d’une défaillance extraordinaire, en quoy il estoit tombé sur le point, qu'il en avoit le moins de besoin, se trouvant en pareille occasion, l'horreur de ce conte luy vint {a coup] si rudement frapper imagination, qu’il en encourut une fortune pareille ; [et de la en hors fut subjet a y rechoir :
Ligne 1) a, a’, b : si plein, qu'il — A4)a, a! : quetel, en qui il ne pouvait — 6) a, a’: pouvait eschoir nul soupçon 1595 : soupçon aucun de
— 7) a,u’,b: faire un conte
— 14) a : pareille. Ef notamment cela est à craindre, où les commoditez se rencontrent improveues et pressantes. À qui a assez de loisir pour se ravoir et remettre de ce trouble, mon conseil est qu'il divertisse ailleurs son pensement ou qu'on lui persuade qu'on lui fournira des
1582, 1588: liaisons des mariages, de quoy 1emonde), ou impuissance momentanée empêchant la consommation du mariage, attribués alors à des maléfices, et qui jadis étaient l’objet de bien des préoccupations. Virgile semble y faire allusion. L’Écriture sainte relate que la peine de mort était prononcée contre ceux qui se livraient à des enchantements pour les produire; la loi salique leur impose une amende de quarante sous d’or. (M.)
ce vilain souvenir de son inconveniant le gourmandant et tirannisant. [l trouva quelqeu remede a cette resverie par un’ autre resverie. C’est que, advouant luy mesmes et preschant avant la main cette siene subjection, la contantion de son ame se solageoit sur ce, qu’a= portant ce mal come atandu, son obligation en amoindrissoit et luy en poisoit moins.
Quand il a eu loi, a son chois, sa pensee desbrouillee et desbandee, son cors se trouvant en son deu, de le faire lors premierement tenter, sesir et surprendre a la conoissance d’autruy, il s’est gueri tout net a l'endroit de ce subjet.
contrenchantements d'un effect merveilleuxet certain. Mais il faut aussi que celles à qui legitimement on le peut demander, ostentuces façons cerimonieuseset affectees de rigueuret de refus, et qu’elles se contraionent un peu pour s'accommoder à la nécessité derce siecle malheureux. Car Vâme (p. 220, l."22)
Ligne 14, p. 215)a' : pareille. Cela n’estacraindrequ'aux entreprinses ou nostre ame se treuve outre mesure tandue de desir et de respect, et notamment ou lescommoditez..: pensement, s'ilpeut, car il est difficile, qu'il se desrobe de ceste ardeur et contention de son imagination. Jen sçay, a qui il a servy, a y apporter le corps mesme amolli et affoibli d'ailleurs. Et, a celuy qui sera en alarme, des liaisons, qu’on lui persuade hors de lu, qu'on... malheureux. Car l’âme
Ligne 14, p. 215) b : best pareil à 4’, saufen ces points: .… difficile, e qu'il se. servy d'y apporter. Car l’âme
Ligne 13) 1505 : net. À quion a esté
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