CHARLES, GARDES
CHARLES
JLiE péril est pressant et s'accroît d'heure en heure. On nomme Con radin, on le cherche... Qu'il meure» Mais loin de tous les yeux, mais sans bruit, sans éclat. Profitons des instants : que le fer d'un soldat... Quoi ! personne en ces lieux !... intimidés, sans doute. De la tour du palais ils auront pris la route. Afin de dérober à ce peuple éperdu Les traces du captif dont ils ont répondu.
( A plusieurs gardes. ) De ce captif, amis, gagnez la tour prochaine. Aux marches du portique ordonnez qu'on l'amène.
{Les gardes s'éloignent.) Que son arrêt de mort n'est-il exécuté ! Jusque-là je crains tout d'un peuple révolté, Qui parfois en secret témoigna son estime Pour un prétendu maître appelé légitime. Sombres pressentiments , vous n'étiez que trop sûrs , Quand vous me présentiez, chaque nuit, sous ces murs, Le prince encor vivant réclamant cet empire. Mon doute m'accablait : maintenant je respire. Je sais mon sort , je sais le destin qui l'attend : S'il vit, c'est pour mourir, et mourir à l'instant.
[Les gardes reviennent. ) Eh bien ?
LECHEFDESGARDES.
Sire, à la tour il n'a paru personne.