ACTE II, SCÈNE IV
Arrêtez ; votre sort ne vous appartient pins.
SIARRA.
Songez où vous égare un transport téméraire.
A vos persécuteurs je songe à vous soustraire.
SIARRA.
Et si vous-même enfin dans ma perte entraîné...
UGOLIN. j
Je puis vous secourir : tout est examiné.
SIARRA.
J'appellerais sur vous l'arrêt qui me condamne !
Si j'eusse erré, proscrit , aux champs de la Toscane, A me donner asyle eussiez-vous balancé ?
SIARRA.
Non , sans doute !
Il suffit ; vous avez prononcé.
Venez donc, sous ces murs oubliant vos alarmes,
D'un moment de repos goûter enfin les charmes.