SCÈNE IL UGOLIN, LORENZO
IJGOLIN.
^Quoi ! c'est vous Lorenzo ! Mortel trop généreux, Quel sujet vous amène auprès d'un malheureux? Redoutez les soupçons du tyran qui m'opprime : Nul ne peut m'aborder, ni me plaindre sans crime : Connaissez-vous mon sort?
LORERZO.
jC Je viens le partager.
Qu'espérez-vous ?
LORENZO
Périr, seigneur, ou vous venger.
Votre cause est la mienne, et dès cette journée J'enchaîne mes destins à votre destinée. Ce fer vous appartient, disposez de ses coups:
Trop heureux de combattre et de mourir pour vous ! Pour vous dans le conseil j'osai me faire entendrej Ma voix vous défendait; mon bras va vous défendre. Frémisse Sismondi ! De nombreux habitants De ses oppressions s'indignent dès long-temps : Je vais les rassembler, et, marchant à leur tête , Dévouer le perfide aux coups qu'il vous apprête. Qu'au lieu de votre sang tout le sien soit versé : L'échafaud vainement ne sera pas dressé.
Moi ! VOUS associer au sort qu'on me prépare ! Non , je n'accepte point un dévoûment si rare. Ce zèle généreux suffit à ma douleur : Des amis tels que vous consolent du malheur.
LORENZO
Seigneur , mes faibles soins méritent moins d'estime. Eh quoi ! lorsque Ugolin , volontaire victime , Rachète de son sang les jours d'un inconnu ;