ACTE III, SCENE VI
UGOLIIS. '
An-devant de ses coups gardez-vous de courir : Celui qui vous sauva vous défend de mourir.
SIARRA.
J'ai porté ma sentence, elle est irrévocable.
COR ALI, V arrêtant.
Demeure.
SIARRA.
As-tu fait vœu de me rendre coupable?
( Montrant TJgoUn. ) Pour le perdre, il suffit d'un instant de retard. M'arrêter , c'est me dire : « Arme-toi d'un poignard , « Frappe ton bienfaiteur, ton appui tutélaire; '< Réserve à ses bontés cet indigne salaire. « Exiges-tu de moi ce sacrifice affreux?
Faut-il l'assassiner?
CORALI.
O combats douloureux!
Eh! comment entre vous nommer une victime?
SIARR A.
C'est à toi de choisir du malheur ou du crime.
CORALI.
Ah! je cours me jeter aux pieds de mon époux, Et vous sauver tous deux, ou périr avec vous.