‹ uvres complètes de Millevoye (volume 2)Chapitre 185 sur 188 · ACTE y, SCÈNE I. 3a · texte numérisé non relu

ACTE y, SCÈNE I. 3a

Xon, mon cher Ubaldi, non, meurs avec ton père, t Épuise cette coupe , et finis ta misère.

Ouvre un instant ces yeux que la mort va couvrir ; Tu les refermeras pour ne les plus rouvrir.

Il se réveille !... Où suis-je ? Interdit je fiissonnc.

- Je cherche mon courtage : hélas! il m'abandonne.

rB ALDI.

Je ne sais , mais mon sein nourrit un feu caché. Ne puis-je rafraîchir mon gosier desséché , Mon père ?

Affermissons ma force chancelante.

UBALDI.

Dans mes veines circule une fièvre bi-ùlante.

Ce breuvage, mon fils, l'éteindrait pour toujours.

UBALDI.

Donnez.

Je ne le puis.

UBALDI.

Vous sauverez mes jours.

( Montrant la coupe. ) Insensé ! que dis-tu ? La mort est là.

UBALDI.

N'importe !

Donnez.

J'entends du bruit. La hache à cette porte Frappe à coups redoublés... L'inutile rempart S'écroule. On entre.. O ciel ! qu'aperçoit mon regard ? Siarra! Lorenzo!...Loin, coupe parricide!

Mon fds vivra.

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