‹ uvres complètes de Millevoye (volume 2)Chapitre 33 sur 188 · ACTE II, SCENE VI · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE VI

CORESUà.

Vous ne connaissez pas l'horreur du sacrilège? Je la traîne après moi. Votre cœur, Agénor, Encor pur , au soupçon ne s'ouvre point encor : Adorateur d'une ame à la vertu fidèle , Vous jugez tout le reste et par vous et par elle. Jeune homme!... Corèsus doit vous désabuser. Et , coupable envers vous , devant vous s'accuser. De la victoire acquise à votre seule audace Savez-vous tout à l'heure à qui vous rendiez grâce?

AGENOR.

A vous, de qui la voix, oracle du destin.

Me réservait l'honneur d'un triomphe certain.

A moi, de qui la voix, s'érigeant en oracle. Vous gardait un trépas détourné par miracle. Vous ne voyez le jour qu'en dépit d'un forfait.

65 CORÉSUS.

AGÉNOK.

Bacchus.»

N'a rien prédit.

AGÉNOR

Mon courage a tout fait!

Et j'emporte au cercueil ce dernier avantage , Que ma dernière gloire est à moi sans partage.

CORÉSUS.

Quoi ! seigneur, mon aveu vous laisse sans courroux!

AGKNOR.

De la fatalité je reconnais les coups , Et vous plains seulement d'avoir conçu le crime. Je veux garder au ciel une pure victime : Le ciel , à qui tous deux nous devons obéii- , M'accorde pou d'instants; ce n'est pas pour haïr.

CORKSU s.

Quel est donc ce rival dont le pouvoir m'enchaîne ?

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