‹ uvres complètes de Millevoye (volume 2)Chapitre 37 sur 188 · AG<VO · texte numérisé non relu

AG<VO

De mes moindres desseins je ne suis plus le maître ; Je n'ai (àdt qu'<^ir à la vmx du grand-prètre: An fond du sanctuaire et loin de tons les yenx , Corésus m'a remis sous la garde des dieux.

CALLIftKHOÉ.

Cher prince, j'en conçois une heureuse espérance. Il n'ose plus douter de ma persévérance , Et, me vouant au sort qui m'attmd aujourd'hui. Il vous confie aux dieux pour nous sauver de lui. 5 7

7i CORESUS.

Mais , avant que vos mains abaissent ma paupière , Je dois vous consoler; oui , ma franchise entière, Par un dernier aveu, doit calmer vos regrets; Je renonçais à vous, et je m'en séparais. Cet oracle...

ACÉNUR.

Est affreux...

CALLIRRHOÉ.

Dites plutôt propice. Sans lui se préparait un autre sacrifice Mille fois plus cruel et pour vous et pour moi. La volonté des cieux , disposant de ma foi , M'avait à Corésus promise dès l'enfance : Les cieux désobéis ont vengé leur offense. Et moi , pour obtenir l'inestimable don De sauver à la fois mon père et Calydon, J'épousais Corésus.

AGÉNOR

O vertu trop austère !

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