SUI VANTES
ARCAMÈNE, accouraTit avec empressement.
Couple aimable , à jamais oubliez vos misères ; Je viens vous annoncer des destins plus prospères. Vos généi'eux combats de ce jour sont finis ; Vous vivrez, par l'hymen à jamais réunis. Une jeune victime, offerte par miracle, Détourne tout ensemble et satisfait l'oracle.
7» CORÉSUS.
Pour vous sauver tous deux un autre va mourir.
CALLIRRHOé.
Quel autre ?
AHCAMÉNE.
Le monarque en secret fit nourrir Un enfant inconnu , l'orphelin de son frère : Depuis, à tous les yeux il prit soin de soustraire Cet obscur héritier , d'un sang royal issu , Prince qu'une captive en son sein a conçu.
AGÉNOR
De vos soins empressés je reconnais le gage ; Mais trop loin quelquefois le zèle nous engage. Consultez la princesse : à ce fatal moyen Voudra-t-elle devoir son bonheur et le mien ?
CAI.LJRRHOÉ.
Agénor, en effet, a lu dans ma pensée.
De ce jeune orphelin quand l'ardeur insensée
Viendrait se dévouer aux rigueurs de son sort ,