CHARLES D'ANJOU, ADIMAR , PROCIDA
L'OFFICIER , LES GRANDS DK LA COUR , LïS MAGISTRATS BU PEUPLE.
CHARLES
Grands et nobles seigneurs , dont les noms glorieux S'unissent avec gloire aux. noms de vos aïeux; Et vous tous , magistrats , gardiens de la patrie ! L'hydre des factions a repris sa furie; Un renaissant péril attend des soins nouveaux. J'aurais voulu, tranquille après de longs travaux. Régner par les bienfaits siu" un peuple fidèle ; Ce bonheur m'est ravi : la discorde cruelle
De ses poisons secrets infecte les esprits.
Cette nuit même encore, un ramas de proscrits
Portait dans nos remparts la torche incendiaire ;
Et cette nuit pour nous eût été la dernière ,
Si des avis certains, prompts à me parvenir,
N'avaient armé mon bras pour frapper et punir.
De ces séditieux les perfides vengeances
Dans Naples, je le sais, ont des intelligences ;
A nos coups échappé dans l'ombre de la nuit
Dans Naples sur nos pas plus d'un s'est introduit.
De plus d'un citoyen la pitié téméraire.
Le dirai-je ? au supplice est prête à les soustraire.
Un édit, prévenant ce nouvel attentat,
Menace de la mort qui trahirait l'état.
Je viens de le dicter : que le coupable tremble !
PROCIDA
Au suprême conseil lorsqu'un roi nous rassemble , Chacun de nous, pour prix de cet insigne honneur,