‹ uvres complètes de Millevoye (volume 2)Chapitre 52 sur 188 · CHARLES D'ANJOU, ADIMAR , PROCIDA · texte numérisé non relu

CHARLES D'ANJOU, ADIMAR , PROCIDA

L'OFFICIER , LES GRANDS DK LA COUR , LïS MAGISTRATS BU PEUPLE.

CHARLES

Grands et nobles seigneurs , dont les noms glorieux S'unissent avec gloire aux. noms de vos aïeux; Et vous tous , magistrats , gardiens de la patrie ! L'hydre des factions a repris sa furie; Un renaissant péril attend des soins nouveaux. J'aurais voulu, tranquille après de longs travaux. Régner par les bienfaits siu" un peuple fidèle ; Ce bonheur m'est ravi : la discorde cruelle

De ses poisons secrets infecte les esprits.

Cette nuit même encore, un ramas de proscrits

Portait dans nos remparts la torche incendiaire ;

Et cette nuit pour nous eût été la dernière ,

Si des avis certains, prompts à me parvenir,

N'avaient armé mon bras pour frapper et punir.

De ces séditieux les perfides vengeances

Dans Naples, je le sais, ont des intelligences ;

A nos coups échappé dans l'ombre de la nuit

Dans Naples sur nos pas plus d'un s'est introduit.

De plus d'un citoyen la pitié téméraire.

Le dirai-je ? au supplice est prête à les soustraire.

Un édit, prévenant ce nouvel attentat,

Menace de la mort qui trahirait l'état.

Je viens de le dicter : que le coupable tremble !

PROCIDA

Au suprême conseil lorsqu'un roi nous rassemble , Chacun de nous, pour prix de cet insigne honneur,

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