‹ uvres complètes de Millevoye (volume 4)Chapitre 61 sur 100 · AU TOMBEAU DE SON COURSIER · texte numérisé non relu

AU TOMBEAU DE SON COURSIER

V^ E noble ami, plus léger que les vents, Il dort couché sous les sables mouvants.

O voyageur! partage ma tristesse; Mêle tes cris à mes cris superflus.

Il est tombé le roi de la vitesse !

L'air des combats ne le réveille plus.

Il est tombé dans l'éclat de sa course : Le trait fatal a tremblé sur son flanc ; Et les flots noirs de son généreux sang Ont altéré le cristal de la source.

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