AU TOMBEAU DE SON COURSIER
V^ E noble ami, plus léger que les vents, Il dort couché sous les sables mouvants.
O voyageur! partage ma tristesse; Mêle tes cris à mes cris superflus.
Il est tombé le roi de la vitesse !
L'air des combats ne le réveille plus.
Il est tombé dans l'éclat de sa course : Le trait fatal a tremblé sur son flanc ; Et les flots noirs de son généreux sang Ont altéré le cristal de la source.