‹ uvres complètes de Millevoye (volume 4)Chapitre 66 sur 100 · LIVRE III · texte numérisé non relu

LIVRE III

Qu'il reconnut le funeste feuillage,

Et que d'horreur tout son cœur frissonna.

Il la saisit sous l'ai'bre solitaire , Et dans ses bras l'emportant plein d'effroi : « O Zarina ! parle , qu'allais-tu faire ? — Me dérober aux poursuites d'un roi. »

Le lendemain la pierre accoutumée Avait reçu leur serment nuptial ; Et l'humble toit de la hutte enfumée Faisait envie au pavillon royal.

A leur passage en tumulte on s'élance ; Et Zéphaldi répétait en chemin :

« J'ai la zagaie, et la flèche et la lance, Et tout rival périra de ma main. »

igS CHANTS ELEGIAQUES.

Le roi présent dévore la menace; Son ame altière est contrainte à fléchir: Terun torrent frémit, écume et passe Au pied d'un mont qu'il ne saurait franchir.

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