LES ADIEUX D'HELENE
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O Pudeur ! où fuis-tu quand tu nous as quittées ? Ce vers est imité de Sapho :
ITapSïvîa, wap9svîa, ivol (as X(irou(ra 03^7 > Page i54.
Péris, arbre sacré, qui fus l'arbre d'Hélène!
Dans V Epithalaine d'Hélène, composition pleine de grâce et de suavité , Théocrite fait dire au platane :
ÉXlva; çuTo'v stp.'..
Coluthus , auteur d'un poëme grec sur l'enlèvement d'Hélène , a trouvé bon d'épargner à l'amant de cette princesse les frais de la séduction. La provenante Hélène conjure Paris de l'enlever et de la conduire à Troie ; il y consent de fort bonne grâce. Cette inconvenance n'est rachetée qu'à-demiparles plaintes intéressantes d'Herraione redemandant sa mère :
Je ne sais toutefois s'il ne valait pas mieux laisser Hermione dans son berceau , que de la montrer déjà grande et tenant des discours suivis. C'est vieillir gratuitement Hélène , qui n'en est pas plus raisonnable.
LA NEREIDE.
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Un poète allemand ( Merthghen ) a composé une idylle sur cette métamorphose d'une nymphe en
souci : je n'en ai rien imité ; mais , pour m'inspirer , j'ai relu V Élégie dans l^ goût ancien sur la mort d'une jeune Tarentine, production remarquable d'André Chénier. Les vers suivants, tirés d'un autre de ses ouvrages , semblent , selon l'expression de M. de Chateaubriand , « être échappés à un « poète grec, tant ils sont pleins du goût de l'anti- « quité. »
Accours, jeune Chromis; je t'aime et je suis belle,
Blanche comme Diane et légère comme elle ,
Comme elle grande et fière; et les bergers, le soir.
Lorsque, les yeux baissés, je passe sans les voir.
Doutent si je ne suis qu'une simple mortelle.
Et , me suivant des yeux , disent : « Comme elle est belle!
« Néère, ne va point te confier aux flots,
« De peur d'être déesse , et que les matelots
« N'invoquent , au milieu de la tourmente amère,
« La blanclie Galatée et la blanche Néère. »
La Jeune Captive , ode du même auteur , a toutes les couleurs de l'Élégie. Elle est dans la mémoire
du petit nombre de personnes qui lisent encore des vers.