‹ uvres complètes de MillevoyeChapitre 20 sur 40 · EGLOGUE DEUXIEME · texte numérisé non relu

EGLOGUE DEUXIEME

Formosum pastor Corydon ardebat ALexin... Corydon pour Daphnc brûlait sans espcianct-.

On me pardonnera cette métamorphose , qui n'est qu'une restitution.

Despcctus tibi sum , nec qui sim qu3eiis, Alexi.

Rien n'est plus naturel que ce mouvement de l 'amour-propre blessé par l'amour. Ce trait peut

io6 NOTES.

avoir donné a Hacine l'idée des vers qu'il met dans la bouche de Néron, au second acte de Britannicus , quoiqu'il y ait loin de Corydon au fils d'Agrippine : « la modeste Junie » , dit ce dernier.

Fuit, et uc daigne pas .seuleim-nt s'iuformer Si César est aimaLIe , ou bien s'il sait aiiuur.

invidit stultus Aniyuli

Le changement des sexes m'a forcé de supprimer cette circonstance , comme celle de delicias domini, danslesecondversdel'églogue. Le moindre sacrifice coûte des regrets, lorsqu'on traduit un poète chez qui presque rien n'est inutile.

Heu! hou! quid volui niiseroniihiPfloribus Austriim, Perditus, et licjuidis inu"Jiisi foiilibus apros.

Sorte de métaphore prover])ialc que j'ai légèrement modifiée.

Sans pousser plus loin les observations de détail, je me borneiai à mcltit; sous les veux (ics connais-

seurs une églogue de Sarrasin sur un sujet qui a beaucoup de rapport avec celui-ci. Cette pièce , empreinte des couleurs antiques , et la meilleure sans contredit que Sarrasin ait composée , ne se trouve pas dans ses œuvres ; elle est peu connue , même des gens de lettres. Je la rapporte , en supprimant ce quelle m'a paru contenir de trop défectueux.

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