‹ uvres complètes de MolièreChapitre 102 sur 553 · SCÈNE II. — ORONTE, PREMIER MÉDECIN · texte numérisé non relu

SCÈNE II. — ORONTE, PREMIER MÉDECIN

PREMIER MÉDECIN

Vous avez , monsieur , un certain monsieur de Poui ceaa gnac qui doit épouser votre fille?

ORONTE

Oui, je l'allends de Limoges, et il devroit être arrivé.

PREMIER MÉDECIN

Aussi l'est-il, et il s'en est fui de chez moi, après y avoir été mis; mais je vous défends, de la part de la médecine, de procéder au mariage que vous avez conclu , que je ne laie dûment préparé pour cela, et mis en état de procréer des enfants bien conditionnés de corps et d'esprit.

ORONTE

Comment donc?

PREMIER MÉDECIN

Votre prétendu gendre a été constitué mon malade; sa maladie , qu'on m'a donnée à guérir, est un meuble qui m'appartient, et que je compte entre mes effets ; et je vous déclare que je ne prétends point qu'il se marie, qu'au préalable il n'ait satisfait à la médecine , et subi les remèdes qu€ je lui ai ordonnés.

11 a quelque mal?

PREMIER MÉDECIH.

Oui.

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