‹ uvres complètes de MolièreChapitre 103 sur 553 · ACTE II, SCENE II · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE II

CRONTE.

Et quel mal, s'il vous plaît?

PREMIER MÉDECIN

Ne vous en metlez pas en peine.

ORONTE

Est-ce quelque mal...?

PREMIER MÉDECTW.

Les médecins sont obligés au setrel. il suffit que je voao ordonne, à vous et à votre fille, de ne point célébrer, sans mon consentement, vos noces avec lui, sur peine d'encourir la disgrâce de la Faculté , et d'être accablés de toutes les maladies qu'il nous plaira.

ORONTE

Je n'ai garde, si cela est, de faire le mariage.

PREMIER MÉDECIN

On me l'a mis entre les mains; et il est obligé d'être mon malade.

ORONTE

A la bonne heure.

PREMIER MÉDECIN-

Il a beau fuir ; je le ferai condamner, par arrêt, à se faire guérir par moi.

ORONTE

J'y consens.

PREMIER MÉDECIN

Oui, il faut qu'il crève , ou que je le guérisse

OROME.

Je le veux bien.

PREMIER MÉDECIN

Et, si je ne le trouve, je m'en prendrai à vous, et je voo» guéri) ai au lieu de lui.

ORONTE

Je ice porte bien

PREMIER MÉDECIN

Il n'importe. Il me faut un malade , et je prendrai qui jt pourrai.

ORONTE

Prenez qui vous voudrez ; mais ce ne sera pas moi. (scu. ) Voyez un peu la belle raison!

Ï34 MONSIEUR DE POURCEAUGNAC

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