‹ uvres complètes de MolièreChapitre 13 sur 553 · HARPA · texte numérisé non relu

HARPA

Son air et sa maai/^-re?

Admirables, sans doute

HARPAGON

Ne croyez-vous pas qu'une fille comme cela mériteroS

lasez que l'on songeât à elle?

CLÉANTE

Oui, mon père.

HARPAGON

Que ce seroit un parti souhaitable?

CLÉAiNTE.

Très souhaitable.

HARPAGON

Qu'elle a toute la mine de faire un bon ménage?

CLÉANTE

Sans doute.

HARPAGON

Et qu'un mari auroit satisfaction avec elle?

CLÉA>TE.

Assurément.

HARPAGON

11 y a une petite difficulté : c'est que j'ai peur qu'il n'y ail pas avec elle tout le bien qu'on pourroit prétendre.

Ah ! mon père , le bien n'est pas considérable , lorsqu'il est question d'épouser une honnête personne.

HARPAGON-

Pardonnez-moi, pardonnez-moi. Mais ce qu'il y a à dire, c'est que, si l'on n'y trouve pas tout le bien qu'on souhaik\ on peut tâcher de regagner cela sur autre chose.

CLÉANTE

Cela s entend.

HARPAGON

Enfin, je suis bien aise de vous voir dans mes sentiments : ear son maintien honnête et sa douceur m'ont gagné l'ame, et je suis résol/i de l'épouser, pourvu que j'y trouve quelque bien.

CLÉANTE

Euh?

HAHPAGOn.

Comment'*

Page 1