‹ uvres complètes de MolièreChapitre 297 sur 553 · ACTE IV, SCEiNE lll · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCEiNE lll

Dès qu'il sera lassé de souffrir vos caresses,

Disparoî Iront en un moment.

Vous savez, comme nous, ce que peuvent Ifschormes.

PSYCHÉ

Que je sens à mon tour de cruelles alarmes!

AGLAURE

Notre amitié ne veut que votre bien.

PSYCHÉ

Adieu , mes sœurs ; finissons l'entretien. J'aime , et je crains qu'on ne s'impatiente.

Partez; et demain , si je puis.

Vous me verrez ou plus contente , Du dans l'accablement des plus mortels ennui»

AGLAURE

i^ous allons dire au roi quelle nouvelle gloire, Quel excès de bonheur le ciel répand sur vous.

CIDIPPF

Nous allons lui conter d'un changement si doax La surprenante et merveilleuse histoire.

psYcnÉ.

Ne l'iuquiétez point , ma sœur, de vos soupçons ; Et, quand vous lui peindrez un si charmant empire...

AGLAURE

Nous savons toutes deux ce qu'il faut taire ou dire , Et n'avons pas besoin , sur ce point , de leçons.

Zéphyre eulève les deux sœurs de Psyché dans un nuage qu descend jusqu'à terre, et dans lequel il les emporte avec rapidité.

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