‹ uvres complètes de MolièreChapitre 551 sur 553 · A M. LA MOTHE LE VAYER · texte numérisé non relu

A M. LA MOTHE LE VAYER

SCR IJk MORT DE SON FILS •»

Aux larmes , Le Vayer, laisse tes yeux ouverts : Ton deuil est raisonnable, encor qu'il soit extrême; Et, lorsque pour toujours on perd ce que tu perds, La Sagesse , crois-moi , peut pleurer elle-même.

On se propose à tort cent préceptes divers

Pour vouloir d'un œil sec voir mourir ce qu'on aïme;

L'effort en est barbare aux yeux ae l'univers ,

Et c'est brutalité plus que vertu suprême.

On sait bien que les pleurs ne ramèneront pas Ce cher fils que t'enlève un imprévu trépas ; Mais la perte , par là . n'en est pas moins cruelle.

Ses vertus de chacun le faisoient révérer;

Il avoit le cœur grand , l'esprit beau , l'ame belle ;

Et ce sont des sujets à toujours le pleurer.

'Ce sonnet et la lettre qui l'accompagne ont été découverts dans les roi* mineus manuscrit! de Conrart, le premier tecrétaire perpétuel de l'Acadé française, par H. de Monmerqué, conseiller à la Cour royale de Paris. Les premiers vers de ce soonet se retrouvent en partie dans Psyché, acte II, sce

(Auger.)

POÉSIES DIVERSES TOI

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