LIVRE XXVII, CHAPITRE UNIQUE
de cette loi. Par exemple, k loi Papienne ^ permettoità un homme qui avolt un enfant * de recevoir toute l'hérédité par le testament d'un étranger; elle n'accordoit la même grâce à la femme, que lorsqu'elle avoit trois enfants ^
Il faut remarquer que la loi Papienne ne rendit les femmes qui avoient trois enfants, capables de succéder, qu'en vertu du testament des étrangers; et qu'à l'égard de la succession des parents, elle laissa les anciennes lois, et la loi Voconienne ^ dans toute leur force. Mais cela ne subsista pas.
Rome, abtmée par les richesses de toutes les nations, avoit changé de mœurs ; il ne fut plus question d'arrêter le luxe des femmes. Aulugelle, qui vivoit sous Adrien ^^ nous dit que de son temps la loi Voconienne étoit presque anéantie; elle fut couverte par l'opulence de la cité. Aussi trouvons-nous dans les Sentences de Paul % qui vivoit sous Niger, et dans les Fragments d'Dlpien '', qui étoit du temps d'Alexandre Sévère, que les sœurs du côté du père pou voient succéder^ et qu'il n'y avoit que les parents d'un degré plus éloigné, qui fussent dans le cas de la prohibition de la loi Voconienne.
1 . La même différence se trouve dans plasienrs dispositions de la loi Papienne. Voyei les Fragm. d*Ulpien, $ 4 et 5, tit. dernier ; et le même au même Utre S <^* (M.)
2. Quod tibi /iliolus, velfilia, nascitur, ex tna... Jura parentU habes; pr opter mê scriberis hoeres.
JuYénal, sat. IX, t. t, 83, 87. (M.)
3. Voyes la loi 9« cod. Théod. de bonis proêcriptorwn; et Dion, liv. LV. Voyes les Fragm. d*Ulpien, tit. dern. S 6; et tit. un, S 3. (M.)
4. Fragm, d'Olpien, tit. xti, % 1 ; Sozom, li? . I,.cb. m. (M.)