‹ Œuvres complètes de MontesquieuChapitre 152 sur 975 · AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT

Pour rinteUigence des quatre premiers liTres de cet ou- Trage , il faut o^erTcr 1 ** que ce que j'appelle la vertu dans la république est l'amour de la patrie, c'est-à-dire l'amour de l'égalité. Ce n'est point une Tertu morale ni ime Tertu chrétienne, c'est la Yerta politique; et celleHÛ est le ressort

' Ludibria veniU.

> Bit patria cecidere manm,

^ £d io anche son pittore.

DE LËSPRIT DES iOIS.

qui fldC mouvoir le gouTemement répahUcain , comme V Honneur est le ressort qui faitmouToir la monarchie. J'ai donc Èppeàé vertu politique l'amour de la patrie et de Tégdlté. J^ai eu des idées noureUes : il a bien fallu trouver de noQTetnx mots, ou donner aux anciens de nouvdles •cceptioiis. Ceux qui n'ont pas compris ceci m'ont fait dire des choses absurdes, et qui seraient révcdtantes dans tous les pays du monde, parce que dans tous les pays du monde oo veut de la morale.

T" n dut fkire attention qu'O y a une très-grande différence entre dire qu'une certaine qualité, modification de l'Ame, 00 vertu, n'est pas le ressort qui fait agir un goovemement, et dire qu'dle n'est point dans ce gouverne* OMDt. 81 je disais telle roue, tel pignon, ne sont pokit le ressort qui fait mouvoir cette montre, en oenduralt^oii qu'Us ne sont poÎDt dans la montre? Tant s'en Auil que les vertus morales et cbrétieimes soient exdues de la monarehie , que mémo la vertu politique ne l'est pas. En un mot , llioiinenr est dans la république, quoique la vertu poUti* que «a aeit le ressoft ; la vertu politique est dans la monarchie, quoique l'honneur en soit le ressort.

Enfin, rhomme de bien dont fl est question dans le livre m , chapitre V, n'est pas nionme de bien chrétien,' BNît rhomme de bisn politique, qui a la vertu politique dont j'ai parlé. C'est l'homme qui aime les lois de sou pays , H qui a(^ par ramour des lois de son pays. J'ai donné un nouveau jour i toutes ces choses dans cette éditioïKi, en lUant encore plus les idées ; et, dans la plupart des endroits •ft je me Mis servi du mot oer Al , fai mis oer Af po/l^i^rice.

Page 1