‹ Œuvres complètes de MontesquieuChapitre 251 sur 975 · LIVRE Vm, CHAPITRE VM · texte numérisé non relu

LIVRE Vm, CHAPITRE VM

dTaiwodoii , qui fera que TÉtat n^aura plus de force ni de ressort >.

Une aristocratie peut maintenir la force de son principe , si les lois sont telles qu*elles fassent plus iwtLr aux nobles les périls et les fatigues du commandement que ses délices , et si TÉtat est dans une telle situation qu^il ait quelque chose à redouter, et qae la sûreté vienne du dedans , et Fincertitude du dehors.

Comme une certaine confiance fait la gloire et la sûreté d'une monarchie, il faut au contraire qu'une république redoute quelque chose •. La crainte des Perses maintint les lois chez les Grecs. Carthage et Rome s'intimidèrent l'une l'autre , et l'affermirent. Chose singulière ! plus ces États ont de sûreté, plus, comme des eaux trop tranquilles, 0s sont sujets à se corrompre.

Ut

tant tout uniquement àlui,appellerÉtatàsa capitale, la capitale à sa cour, et la cour à sa seule personne.

Enfin elle se perd lorsqu'un prince méconnaît son autorité, sa situation, l'amour de ses peuples , et lorsqu'il ne sent pas bien qu'un monarque doit se juger en sûreté, comme un despote doit se croire en péril.

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