CHAPITRE XXIX
Esprit sangnfaiaire des rois fhuics.
Govis n'avait pas été le seul des princes, chez les Francs, qui eût entrepris des expéditions dans
< n lirait, par Grégoire de Tours, liv. m, qaW» cfaoteit deax hommes de Bourgogne , qui était one oonqaéte de Clod»* mir, pour les élever aa siège de Tours, qui était aussi du royaume de Clodomir.
* GR£coiBEDEToini8,liv.y,ehap.i. f'ûp/ictirotflalittffio Jam peracto, qui dU domitùem nakUit, rtgnttre etepU,
^ Voyez Grégoire de Tours , Ut. YU , obap. xxni.
4 Dans Caaslodore , Ut. IY, lett n.
DE L'ESPRIT DES LOIS
les Gaules : plosieun de ses parents y avaient mené des tribus particulières; et, comme il y eut de plus grands succès , et qu'il put donner des établissements considérables à ceux qui rayaient suiri, les Francs accoururent à lui de toutes les tribus , et les autres chefiB se trouvèrent trop faibles pour lui résister. Il forma le dessein d'exterminer toute sa maison, et il y réussit ^ Ilcraignait, dit Grégoire de Tours >, que les Francs ne prissent un autre cbef . Ses enfants et ses successeurs suivirent cette pratique autant qu'ils purent : on vit sans cesse le frère , Toncle , le neveu , que dis-je ? le flls , le père , conspirer contre toute sa famille. La loi séparait sans cesse la monarchie; la crainte, Tambition et la cruauté voulaioit la réunir.