CHAPITRE XXXI
De l'autorité du clergé dans la première race.
Cbez les peuples barbares, les prêtres ont ordinairement du pouvoir, parce qu'ils ont, et l'autorité qu'ils doivent tenir de la religion, et la puissance que chez des peuples pareils donne la superstition. Aussi voyons-nous, dans Tacite, que les prêtres étaient fort accrédités chez les Go^ mains, qu'ils mettaient la police ' dans l'assemblée du peuple. Il n'était permis * qu'à eux de châtier, de lier, de frapper : ce qu'ils faisaient , non pas par un ordre du prince, ni pour infliger une peine, mais comme par une inspiration de la divinité, toujours présente à ceux qui font la guerre.
Il ne faut pas être étonné si, dès le commencement de la première race, on voit les évêques arbitres 3 des jugements, si on les voit paraître dans les assemblées de la nation , s'Os influent si fort dans les résolutions des rob, et si on leur donne tant de biens 4.