‹ Œuvres complètes de MontesquieuChapitre 54 sur 975 · USBEK A RUSTAN · texte numérisé non relu

USBEK A RUSTAN

A Ispahan.

Il paraît ici un personnage travesti en ambassadeur de Perse, qui se joue insolemment des deux plus grands rois du monde. Il apporte au monarque des Français des présents que le nôtre ne saurait donner à un roi d'irimette ou de Géçrgie; et , par

' On se faisait ordinairement représenter par des oUaiiH pions mercenaires. (P.)

LETTRES PERSANES

sa làthe avarice, U a flétri la majesté des deux empires.

Il 8*est rendu ridicule devant un peuple qui prétend être le plus poli de TEurope; et il a fait dire en Occident que le roi des rois ne domine que sur des barbares.

Il a reçu des honneurs quil semblait avoir voulu se ùdre refuser lui-même; et, comme si la cour de Franee avait eu plus à cœur la grandeur persane que lui , elle Fa fait paraître avec dignité devant un peuple dont il est le mépris.

Ne «y» point eed à Ispalum : épargne la tête d'un malheureux. Je ne veux pas que nos ministres le punissent de leur inropre imprudence et de Findigne ebotx qa*ib ont fiedt.

De Paris, le dernier de la lone de Gemmadi 3, I715.

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