‹ Œuvres complètes de MontesquieuChapitre 560 sur 975 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

Des hommes et des animaux , par rapport à la multiplication de leur espèce.

O Vénus! d mère de l'Amoorl

Dès le premier beau Jour que ton astre ramène, ' Les lépbyrs font sentir leur amoureuse haldne^ La terre orne son sein de brillantes couleurs. Et rair est parfumé du doux esprit des fleurs. On entend les oiseaux, frappés de ta puinanoe. Par mille sons lascifs célébrer ta présôioe : Pour la belle génisse on voit les fiers taureaux , Ou bondir dans la plaine, ou traverMr les eaux. Enfin les habitants des bois et des montagnes. Des fleuves et des mers, et des vertes campagnes, Brûlant, à ton aspect, d'amour et de désir, S'engagent à peupler par Pattrait du plaisir : Tant on aime à te suivre , et ce charmant empire Que donne la beauté sur tout ce qui respire ' !

Les femelles des animaux ont à peu près une fécondité constante. Mais, dans Feiqpièoe humaine ^ la manière de pensor, le caractère, les passions, les fantaisies, les caprices, l'idée de conserver sa beauté , rembarras de la grossesse , celui d'une &• mille trop nombreuse, troublent la propagation de mille manières.

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